YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

Michel Rafa: le Roi de la musique traditionnelle congolaise et le promoteur du patrimoine africain

Classé dans : Non classé — 24 août, 2013 @ 10:05

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Michel RAFA, de son vrai nom LOUZALA, est né au Congo Brazzaville. Arrivé en France à l’aube de l’année 1971 pour parfaire une formation, il fonde sous son inspiration, et de concert avec Prosper Nkouri, Pierre Mata et bien d’autres, le 18 juin 1974 à Paris en France, le célèbre ballet LEMBA. Cet illustre ballet théâtre est crée dans le but de propulser sur le devant de la scène Parisienne un grand ensemble black capable de promouvoir, de représenter et de revaloriser la culture Africaine. D’emblée, cette troupe musicale révolutionnaire marque le premier pas dans l’essor de la musique Africaine en France. Précurseur, le groupe musical et théâtral traditionnel LEMBA s’oriente dans l’animation des spectacles dans le but de promouvoir et valoriser le patrimoine culturel congolais et africain à travers le monde. A orientation universelle, la compagnie met en lumière la danse, le chant et le théâtre au cœur de leurs prestations colorées des musiques chants et rythmes du Congo. Michel RAFA et le Ballet théâtre LEMBA toujours présents dans le monde musical continuent de propager sur l’échiquier du marché international des animations à la hauteur de leurs talents singuliers qui forcent le respect et l’admiration de tous.

Une entrée fracassante du ballet royal

Après un début fracassant, ce ballet traditionnel connait au fil des ans une percée fulgurante dans l’hexagone. L’écho retentissant bouleverse les normes et atteint les cimes flamboyantes du monde musical Européen et bien d’autres continents. Les nombreuses récompenses et distinctions qui jalonnent le parcours de ce groupe étonnant montrent à l’évidence le secret de leur réussite fondé sur l’originalité et l’authenticité. Ces valeurs qui suscitent la considération et l’exaltation des connaisseurs et des mélomanes. La vision grandiose de ce groupe atypique repose sur ce fondement. Ce socle fondu dans le sable et le ciment de la tradition ancestrale, de la sagesse antique et de la spiritualité millénaire.  

D’inspiration traditionnelle congolaise, le ballet théâtre LEMBA s’inscrit dans la logique de développement de la culture et de la promotion du patrimoine africain. Un essaim d’artistes et une pléiade de talents issus d’horizons divers peuplent cette constellation internationale. Elle est composée d’une vingtaine de musiciens, danseurs et comédiens originaires des Antilles, du Bénin, du Congo, du Cameroun, du  Centrafrique, de la  France, du Sénégal et de la RDC. Une grande diversité d’artistes chevronnés forme ce ballet dont le registre central demeure la danse-chant et le théâtre. Une approche  duale marque ce groupe d’orientation traditionnelle et de vocation mondiale pour faire du patrimoine africain une vitrine éclairante de beauté et de réussite.

Singulièrement, le ballet théâtre LEMBA toujours présent propage et diffuse les chants et rythmes du Congo. Un retour à la source musicale ancestrale est au cœur de cette troupe cosmopolite qui met en exergue la musique folklorique congolaise d’alors dans les champs modernes tout en gardant précieuses les résonances traditionnelles dans l’univers du chant et les vibrations élevées dans le terrain de la danse et les échos sacrés dans le monde théâtral. Fidèles aux idéaux sublimes des aïeux et aux principes qui sous-tendent leurs us et coutumes séculaires, Michel Rafa et ses collègues s’attèlent à maintenir le but initial et la mission originelle. Cette double mission, que souligne fort justement Guy MENGA, à savoir: « être une école de danse et de chants traditionnels puis un théâtre de divertissement de bonne qualité ».

Un génie créateur dans l’âme  

Ce ballet est à la lisière de l’évolution, de l’élévation et de l’amplification de l’art, de la culture, de la musique, de la danse et du ballet congolais. Une pluralité et une multiplicité de domaines musicales, artistiques et rythmiques colorent ce groupe d’essence folklorique dont la figure de prou et leader incontesté demeure le géant Michel RAFA. Ce chef charismatique né dans le berceau ancestral de la musique et de la danse Kongolaise et dans le giron familial des «Mbongui» d’autrefois. Ces huttes de palabres où nos vieux sages  enseignaient et initiés les disciples aux grands principes et préceptes moraux. C’est ces grands «Ngunza» d’antan qui l’ont insufflé cet art de la musique éthérée par le verbe d’en haut et le geste supérieur des aïeux.

Grandi dans ce milieu des « Nganga Mayéla » ou sages illuminés, le jeune Rafa va cultiver le germe de la musique et élever la semence de la danse pour leur donner une dimension artistique nouvelle par l’introduction des instruments modernes découverts dans le monde occidental. Il  va en filiation avec ses amis et artistes venus d’ailleurs construire un groupe fondé sur les valeurs dominantes: la tradition et la modernité. C’est ce savant mélange que le roi Michel RAFA va réussir à sublimer pour faire rentrer le ballet théâtral Lemba dans l’ère euphorique de la mondialisation et des réseaux sociaux. Une performance artistique et une prouesse musicale qui font de ce maitre éclairé, un véritable protecteur de la culture Kongolaise et un chantre lumineux de la musique ancestrale enfouie dans l’âme immortelle du peuple.

Ce génie de la création de la musique et de la danse congolaise s’illustre par son immense culture ancestrale et universelle. Une remarquable intelligence du cœur et de l’esprit teintée d’une riche pensée ancienne habite cet homme né dans les chefferies de lumière où la connaissance se transmet avec le verbe, les symboles, les rites et le savoir s’acquiert au fil de l’âge aux côtés des anciens et se perpétue de génération en génération. C’est un porteur des valeurs des sages Kongo et un héritier de l’antique sagesse dont la vision de la beauté, de l’amour et du partage demeure des données premières. Issu dans cet univers lumineux des anciens, Michel RAFA est le gardien d’une culture millénaire qui exalte la vision de la fratrie, de la vie et de la mort. Ces thèmes centraux qui influencent largement ses créations musicales et inspirent ses pas de danses dérivées de l’école des ancêtres. Ces divins artistes qui jadis rentraient en extase dans la fusion avec la musique mystique venue du monde des esprits supérieurs.

La danse, le chant et le théâtre

Elevé dans la pure tradition Kongo, Michel RAFA va enrichir et développer cette richesse ancestrale oubliée, délaissée. Les choix des thèmes, la mélodie et les rythmes des chansons dérivent de cette vallée royale d’alors qui l’ensorcelle, l’élève et l’illumine dans cette vie terrestre vouée à la musique.

Véritable danseur né, Michel RAFA revisite et valorise les danses anciennes et les sonorités traditionnelles enfouies dans la mémoire collective. Avec lui l’art de la danse se popularise et se démocratise en devenant un geste de compréhension du corps, de l’âme et de l’esprit. Un vecteur de transmission et de communication transpire dans la danse conseillée et enseignée par le maitre RAFA dans ses prestations individuelles et collectives. Il met en exergue la danse au service du peuple, des fans et des mélomanes dans l’appréhension et la compréhension des connaissances oubliées, des savoirs enfouies et des vertus ancestrales. La danse art gestuel traditionnel est devenue avec lui un moyen d’expression, d’échange et de partage avec l’autre. Une communion avec le corps et l’esprit dans la vocation de faire de l’autre une même entité. Un partenaire idéal dans l’unité avec le tout. Cet ensemble insécable que nos ancêtres Kongolais inondés de vertus de «Tsi-Muntu» conseillaient vivement pour être Un avec l’autre. C’est cette vision transcendantale de la danse que le Ngunza RAFA essaie de donner à tous les fans et mélomanes pour rester fidèles à la tradition séculaire et à la mémoire ineffaçable des aïeux.

Le chant demeure aussi la partie centrale de l’école du ballet LEMBA. Enracinée dans le terroir, l’inspiration profonde des chansons de la troupe découle dans cette source intarissable où reposent les coutumes et les mœurs qui vont le germe initial de la création globale. Véritable sociologue et poète lyrique, l’auteur compositeur Michel RAFA puise dans cette fontaine pour monter la réalité vivante de notre vécue au quotidien, de notre passée commune  et de notre histoire enfouie. C’est un grand connaisseur de la société congolaise et africaine. Un sociologue, un anthropologue, un historien… cohabite harmonieusement dans l’esprit inventif de cet auteur adulé et respecté par le public et toute la profession.

Mais le théâtre occupe aussi une place primordiale dans la troupe LEMBA. Le travail consiste à former et à informer par le biais des cours, animations, stages, contes, séminaires et conférences cet art majeur. C’est ce radieux mariage de danse et de théâtre que ce ballet devenu royal s’est fait un nom et une place scintillante dans le monde musical traditionnel africain voire international. A la lumière des prestations du groupe devenu mythique, le théâtre reste un véritable messager millénaire des us et coutumes ancestrales. En somme, Michel RAFA et ses collègues de la compagnie d’expression artistique Africaine sont le porte-étendard de la tradition séculaire congolaise et africaine qui prospère et rayonne dans le monde.

De Ngoma ya kongo à Lubambu

Le ballet LEMBA est au sommet de son art et au pinacle de la réussite avec le nouvel opus nommé Lubambu (la mémoire). Après des succès éclatants récoltés avec l’incontournable morceau Ngoma ya Kongo I, avec Lubambu, l’artiste musicien Michel RAFA signe un coffret de chansons lumineuses et flamboyantes. Composé de quatorze titres, cet album rentre d’emblée dans le registre des chansons traditionnelles réussies. L’association avec Théo Blaise KOUNKOU donne une coloration nouvelle et une dimension artistique plurielle  à ce chef d’œuvre préfacé par Guy MENGA. Les thèmes de la mort, de la vie, de la mémoire, de scènes de ménages, de l’incitation au travail et du testament alimentent et embellissent la création dans la singularité singulière de l’auteur Michel RAFA de renommée internationale. Il nous replonge dans cet univers multiforme.  Ensoleillé et multicolore. C’est un excellent travail didactique que le géant de la musique ancestrale congolaise et promoteur du patrimoine africain véhicule à travers les musiques chants et rythmes du Congo. Il nous donne à foison et lègue en lumière cette mémoire  ancestrale.

En conclusion

A l’orée de ses trente neuf ans d’existence le ballet théâtre LEMBA, par le biais de son auteur compositeur attitré Michel RAFA, ne cesse de nous étonner, de nous divertir en  nous faisant voyager dans son monde coloré Africain. Cet artiste singulier et atypique aux influences artistiques héritées des ainés reste et demeure un défenseur effréné d’une tradition, d’une culture et d’un patrimoine à protéger, à sauvegarder et à propager.

 A la fois traditionnel, spirituel, moraliste et humaniste, le musicien congolais Michel RAFA aux talents multiples ne cesse de nous montrer sa véritable mission d’être et de vie. Celle de donner aux autres le goût, l’envie, le plaisir d’aimer notre culture, nos us et coutumes. Et de véhiculer un message incandescent d’amour, d’unité, de sagesse, de tolérance, de générosité, de solidarité, de partage, de fraternité… bref ces valeurs conviviales traditionnelles qui fondent notre société. Ces principes qu’il fait passer par le truchement de son art de chanter, de danser… avec joie, amour et bonheur.

Chapeau le sage RAFA ! De ce merveilleux travail de valorisation, de développement et de promotion des musiques chants et rythmes du Congo et Africain que vous ne cessez de déployer à l’échelle mondiale.

Ecouter Lubambu, Mémoire, Memory: http://www.youtube.com/watch?v=FzZxvjyxCZk

Par Yves Makodia Mantséka

Distinctions

1978 : deuxième Prix au Festival de Folklore d’ARGRIGENTO (Sicile)

1979 : 1er Prix au festival Traditionnel de NARRO (Italie)

1981 : MARACAS d’or pour la musique traditionnelle africaine

1982 : Trophée d’or au festival de MONTGUYON et de CONFOLENS

1983 : 1ER Prix Pochette BTL 003 (Belgique)

1983 : 1ER Prix sur la Tradition Populaire de JACA ( Espagne)

1986 : 1er Prix au Festival International d’Arts et Traditions Populaires de Nantes

1989 : 1ER Prix d’Authenticité au festival International de la LOUISIANE à LAFAYETTE (USA) et au Festival de Danse de CHATEAUROUX

1990 : 1ER Prix d’Originalité sur les Traditions Populaires et Recherches Ancestrales à TOKYO (Japon)

1994 : Distinction officielle pour le forum de la Paix du Congo à Brazzaville

Discographie

1977  Chants d’Afrique Noire    45 T n° BTL 001

1981  Michel RAFA et BTL  33 T  n° BTL 002

1983  Michel RAFA et BTL   33 T n° BTL 003

1993  Michel RAFA et BTL   (TRACE)    33    K7 audio – CD n°BTL 004

2012  Michel RAFA et le BTL – LUBAMBU (Mémoire) coffret CD- DVD

 

 

 

Vers un village global africain…

Classé dans : Non classé — 10 août, 2013 @ 1:43

Vers un village global africain… photo_1152_article_964

Une autre Afrique se dessine à l’Orient brumeux d’alors créé par les réseaux Françafrique longtemps cautionnés et encouragés par les dirigeants, et par d’autres filières ou relations inopérantes entretenues avec le reste des États du monde. L’opinion publique sortie de sa bauge silencieuse préconise le changement radical et souhaite une coopération mutuelle avec la France et avec d’autres partenaires occidentaux sur des bases saines.

C’est cette politique de réciprocité et d’égalité qui est au cœur du peuple révolté pour redéfinir les relations si doucereuses, mais souvent orageuses, voire incendiaires, entre la mère patrie et explicitement avec le reste du monde.

Ce revirement témoigne de la volonté du peuple de mettre fin à cette ancienne politique de «Mama » basée sur les liens affectifs impurs, forcés qui viraient à la couverture de protection et d’assistanat éternel. Ces anciens leaders veulent le maintien du statu quo pour préserver leur acquis et pérenniser cette lignée de la politique de domination.

Une nouvelle brèche s’ouvre

Entre ces deux visions, la guerre des tranchées est lancée. Le peuple résolument agrippé au train de la rupture continue de fulminer les critiques, de dénoncer les erreurs, les dérives et les exactions perpétrées jadis, ces pratiques qui généraient les tensions internes et divers conflits interethniques laissant à l’abandon le peuple malade et en crises multiples.

Une brèche est alors ouverte dans cette forêt conflictuelle où les dirigeants actuels adoptent des réformes visant à privilégier les investisseurs étrangers issus des pays émergents pour concurrencer leur marché et freiner ainsi cette percée du vieux tandem d’alors triomphant. L’arrivée en masse des Chinois, des Indiens, des Américains et d’autres pays occidentaux sur le sol africain montre ce changement visible et l’intérêt grandissant pour les capitaux nouveaux et les partenaires opérationnels. L’application des stratégies à l’africaine témoigne de la ferme volonté et de l’ambition de progression des nouveaux leaders dans le but d’atteindre la croissance et le développement.

Les critiques extérieures

Les nombreuses critiques reçues et venues des États nantis ont fortement précipité ce mascaret qui bouscule au passage le passé relationnel jonché de multiples échecs et déconvenues probantes. Comme un pavé lancé dans la mare, ces critiques acerbes à l’égard de l’homme africain ont déclenché un tollé d’étonnement, d’indignation dans le monde intellectuel et l’élite avertie. Donneur de leçons, l’Occident est décrié par l’opinion publique et jeté aux orties avec ses discours incendiaires et ses idées dénuées de connaissance culturelle et historique sur l’Afrique. Bref ! Ces éternels clichés et noires pensées non constructives qui morigènent le peuple, suscitant plus de la provocation que de l’exhortation.

Le peuple africain n’est plus ce pantin écouteur de leçons et exécuteur des ordres. Il veut être faiseur de son histoire et inventeur de son avenir. Celui qui est au cœur de grandes décisions qui concernent sa vie économique, politique, culturelle, sociale, environnementale et sportive. Conscient de ce rôle de premier chef, il veut prendre son destin en main en élisant «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».Celui qui cadre avec ses ambitions spacieuses et qui répond à ses aspirations légitimes.

L’écho de la démocratie pluraliste

De cette résolution affirmée, la démocratie devient alors la voie nécessaire pour enterrer totalement le monopartisme débridé qui a enlisé le continent dans un marasme sans perspective – sans issue pour sortir de crises politiques, économiques, sociales. Le lancement de ce concept depuis la Baule, lors du sommet franco-africain réuni en France, le 20 juin 1990, par François Mitterrand, a suscité des vagues de mutation et de dislocation dans l’océan africain qui a entraîné des remous au sein des États englués dans les régimes monopartistes et autoritaires.

Mais, couvés sous la cendre, ces régimes ressuscités continuent d’attiser la violence, la haine, la désunion et le désamour entre les peuples mutilés par les interminables guerres fratricides qui ensanglantent grandement les pays. Après le Rwanda, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Kenya, la Guinée, le Tchad, le Mali, la liste continue. L’Afrique, encore dans ce tourbillon de la ronde des phénomènes, se décarcasse pour échapper au chaos final.

La voie suprême à suivre

Que doit-on faire pour éviter les conflits, les échecs et le retour en arrière encore plus désastreux ? Le développement est la seule panacée. Il reste le but suprême pour une solide fondation des états libres et démocratiques, tant est il vrai que la politique suicidaire de l’isolement et la stratégie mortelle de cavalier seul ont montré leurs limites dans le monde africain. Foyer de division et de séparation, ces voies stratégiques de l’autarcie ont obéré lourdement l’Afrique et culbuté l’ensemble de ses États dans les marais des guerres, des crises et des maladies. Le rassemblement reste la pierre angulaire et le point d’ancrage unique pour libérer les énergies communes aptes à déclencher la réussite et le progrès.

«L’union fait la force». Il faut pour notre Afrique majeure la création d’une «Nation unie» autour des pôles d’influence des pays pilotes régis par ce magma des institutions et constitutions communes. Mais ces États seront nourris, enrichis et consolidés par une pluralité juridique. Orientée par un seul chef et une monnaie unique sous la houlette d’une banque centrale, l’Afrique réunie dans ce conglomérat des intérêts convergents rétablira la stabilité ébranlée de ses frontières assiégées par les groupuscules divers, et redonnera à l’intérieur des nations divisées d’aujourd’hui, l’intégrité, la dignité et le respect de l’autre, le frère de la tribu voisine.

Cette vision nouvelle apportera

Cette vision non casanière fermera les portes de l’économie moribonde de l’Afrique dirigiste drainant depuis des siècles un cortège de malheurs enclenchés par la dette colossale, le chômage massif, le misérabilisme social. Ce modèle de l’union, à l’Africaine, basé sur notre histoire commune, fondé sur l’émulation, la recherche, l’innovation, la créativité, fera fi des injonctions déstabilisantes venues d’ailleurs qui effacent notre différence et notre singularité, et donnera aux yeux du monde l’image reluisante d’unité qu’elle attend de nous. Celle qui magnifie notre riche patrimoine et amplifie notre fierté légitime.

Voilà la voie propice que nous devons explorer pour repenser l’Afrique autrement autour de ce projet salutaire de village intégral. Et redorer notre blason terni par les images fabriquées, les clichés véhiculés, propagés… dans le monde fort focalisé sur ce visage de l’Afrique déformée.

Par Yves Makodia Mantséka

Lire in LENOUVELAFRIQUE  numéro 58 juillet 2013

L’Afrique d’après… La mondialisation à visage humain

Classé dans : Non classé — 2 juillet, 2013 @ 12:00

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Le peuple imaginera l’Afrique d’après, dans les sources laissées par nos ancêtres déjà dans l’autre monde. Une lumière boréale jaillira pour sortir les esprits obscurs des lacis sinistres. Un monde nouveau apparaîtra à l’orée du soleil levant qui viendra souligner la paix immatérielle et la béatitude grandiose. La jeunesse enchantée méditera l’aube de cette ère prospère dans son sanctuaire intérieur.

L’humanité renaissante découvrira le visage rayonnant de la mère du monde. Le Nouvel Afrique au regard positif apparaîtra dans le berceau de l’humanité sous la protection des dieux de la nature et des âmes des aïeux éternels.
La terre entière engendrera les valeurs universelles constructives. Ces flambeaux éclairant les frontières unies guideront les peuples du monde et les dirigeants pétris de sagesse et d’amour dans le champ immense labouré et cultivé par l’intelligence supérieure. L’humanisme intégral africain né des sources des âmes nouvelles changera le cours de l’histoire du monde. La mondialisation à visage humain deviendra la nouvelle donne stratégique sur laquelle s’accorderont et s’inspireront tous les modèles et politiques économiques des États du monde rassemblés.

L’humanisme intégral africain

L’Afrique porteuse de lumière diffusera les vertus humaines magnifiées. L’homme placé au centre du monde deviendra l’alpha et l’oméga. Il renaîtra pour devenir soi-même et s’élèvera pour atteindre le summum de la sagesse et de la vérité. Dans son champ intérieur, il cultivera l’amour pour être et s’unir à la lumière originelle. L’humilité, la douceur, la simplicité jailliront dans ses pensées et gouverneront ses actes. Avec ces sublimes préceptes et forces acquises, il sera en symbiose avec l’intelligence universelle et s’adonnera au service de ses missions miséricordieuses et salvatrices.
Une philanthropie humanitaire guidera l’homme africain dans l’ère de l’Afrique d’après où son esprit sorti des sentiers obscurs contempleront les rimes des deltas sacrés et étendront les verbes des aïeux qui le conduiront au pinacle de la réussite et de la gloire. L’Africain imprégné d’amour, de générosité, de bienveillance, de justice, de bonté, de tolérance et de compassion s’élèvera au sublime rang de l’humaniste pur et originel. Ces socles sur lesquels se fonde et se forge l’humanisme intégral africain. Ces valeurs supérieures et mondiales qui donnent à une âme noble la grandeur et l’immanence de donner et de partager avec l’autre. Cet amour de l’autre qui l’anoblit et le hisse à construire le monde Un. Avec l’élan de solidarité, de charité et de fraternité qui l’habite dans l’optique d’accomplir un dessein sociétal et mondial commun.
Dans l’Afrique d’après, l’Homme africain sera au cœur de l’amour universel et deviendra le porte-étendard de cette valeur unissant et rassemblant les peuples vers une pyramide commune. Ce village intégral où chacun selon ses moyens contribuera au bien-être de tous. L’humanisme global africain deviendra la rime parfaite de tous les vers des États unis dans un poème d’amour du monde. Cette valeur planétaire qui structure et modèle la grande famille dite le mondialisme à visage social, humain et fraternel.

La mondialisation à visage humain

Dans le monde à venir, l’Afrique solaire distillera ses rayons d’amour inconditionnel. Elle bâtira la grande tour des peuples unis. Un marché commun unira les états neufs nimbés par la force et l’énergie serpentine de l’échange et de la redistribution fondés sur l’inégalité effacée. L’unification et la non-fragmentation de l’économie mondiale seront la pierre angulaire de l’édifice des peuples animés par l’intérêt général. L’équité et la justice jadis relégués au second plan deviendront les règles de fonctionnement du marché devenu libre, équilibré et harmonieux. La concurrence pure et parfaite inspirée par l’injonction des vertus de probité et de loyauté gouvernera cette architecture mondiale de commerce équitable.
L’Étatisme constructif l’emportera sur l’individualisme négatif. La dictature de l’économie sera piétinée par la primauté du social. Le marché roi sous la houlette des normes égotiques et protectionnistes disparaitra de la scène mondiale. Les états égaux et libres s’uniront dans le but d’un monde Un. Les valeurs humaines dicteront les commandes du marché permissif, coordonné et pacifié. Et le transfert et les échanges internationaux des biens, de la main-d’œuvre et de connaissances. De plus, elles orienteront la diffusion mondiale des informations et influenceront l’expansion, l’articulation harmonieuse et non conflictuelle, à l’échelle planétaire, des échanges, des liens d’interdépendance et des situations qui en résultent entre pays, activités humaines et systèmes politiques et sociaux.
C’est la globalisation propice aux pays du monde. Cette mondialisation à visage humain fondée sur les principes de vérité, de justice, d’amour, de fraternité, de non-violence et de paix. Ces valeurs fondatrices d’une humanité joyeuse et respectueuse de la dignité et des Droits de l’homme. Des droits et obligations au service de l’homme dans l’égalité profonde et le bonheur de tous. La patrie du monde unifié et ses peuples qui peuplent ce paysage familier du village global.

Par Yves Makodia Mantséka

lire in magazine LENOUVELAFRIQUE numéro 56 mai/juin 2013

L’amorce de l’Afrique en lumière

Classé dans : Non classé — 1 juin, 2013 @ 10:17

 

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L’Afrique d’hier dans l’ombre de la nuit, du doute et de l’incertitude s’efface et une autre plus resplendissante de lumière apparaît à l’horizon avec un cortège de croissance attirante. C’est l’amorce d’une Afrique noire nouvelle, rayonnante qui se propulse sur le devant de la scène du marché international et qui s’annonce prépondérante dans la commande de l’économie mondiale.

L’analyse bilancielle de l’année 2012 montre une bonne santé économique de l’Afrique subsaharienne. Tous les clignotants des indicateurs économiques sont de couleurs vertes. Ce fait illustre à évidence que toutes les performances afférentes sont fiables. Toutes les analystes et experts prédisent allègrement, dans un proche avenir, une ascension vertigineuse de l’Afrique noire au pinacle de la croissance.

Malgré, les guerres et les tragédies qui rongent et ensanglantent son sol fécond, elle bat des records de croissance. Une grande première qui fait de l’Afrique noire l’heureuse gagnante dans la course mondiale où les états nantis souffrent atrocement sous l’étreinte de l’austérité rendant encore plus pernicieuse leur espoir de croissance forte. L’Afrique subsaharienne s’en sorte bien dans cette ère de la rigueur qui étrangle et exsangue les pays développés. Avec cette nouvelle couleur, le visage de l’Afrique change. Elle n’est plus celle qu’elle était au temps jadis. Ni ce que l’on croyait être au temps présent. Un autre continent s’ouvre au monde avec ses particularités, ses spécificités et son identité propre qui fait d’elle le prochain leader mondial puissant. Celui qui tirera vers le haut la machinerie occidentale en perte de vitesse et en panne de recherche, d’innovation et d’investissement.

L’Afrique est le moteur de demain

Nos anciens, partis dans l’autre monde, prédisaient que le jour viendra où l’Afrique noire sera la locomotive du monde. Tout le monde s’identifiera au modèle sublimé de la mère du monde qui montrera au reste du monde le chemin radieux de la croissance stable. Une vie nouvelle s’ouvrira dans cette terre et les experts acclameront les réussites du continent majeur et vanteront les riches promesses écloses. L’Afrique victorieuse rentrera dans l’ère florissante et une ouvrira une brèche scintillante dans la cathédrale universelle de la paix et de l’amour fraternel.

Cette prophétie millénaire des ancêtres semble se dessiner, se réaliser au regard de la croissance spectaculaire enregistrée l’an dernier et à la lumière des perspectives d’avenir qui se profilent meilleures. Une mutation réelle s’observe au vu de l’effort accompli. Plus fort que l’Inde et le Brésil, le continent Africain au sud du Sahara enregistre un taux de croissance de 4,9%. En mai 2010, la directrice générale de la Banque mondiale disait que: « l’Afrique subsaharienne est l’économie qui pèse plusieurs milliards de dollars et qui bénéficie une croissance plus rapide que ces concurrents: l’Inde et le Brésil ». Dans ce sillage, le FMI lance une pronostique favorable et estime fort bien que les chiffres seront en nettes progressions entre 2010 et 2015.

C’est un bulletin brillant pour l’Afrique qui vient. Dans ce revirement stratégique et changement paradigmatique, l’Afrique en ébullition s’éveille du sommeil épileptique et du coma septique que les détracteurs la croyaient déjà morte dans son berceau de l’humanité. Sortie de sa torpeur, elle impressionne par la montée spectaculaire et l’éclosion de l’initiative individuelle. Cet esprit d’entreprendre sortant des sentiers ombreux la vision constructive de créer les usines et de générer les emplois. Une promotion privée propice et apte à déclencher la machinerie entrepreneuriale africaine longtemps enfermée dans les gouffres de l’inertie d’action. Partout en Afrique noire les mûrs se montent, les buildings et les grattes ciels s’élèvent, les unités de production s’ouvrent, les business marchent, les marchés se développent, … Une nouveauté qui va de pair avec l’essor de l’investissement privé et étranger qui bénéficie d’un soutien de taille et d’une bonne santé institutionnelle. L’Afrique est en pleine mue, en marche de développement et de l’émergence sans précédent qui évince le portrait de l’Afrique ombreuse et celui des enfants délaissés, à l’assaut de l’Europe et de l’Amérique. 

Une belle image de l’Afrique non famélique

L’Afrique noire actuelle montre une image saisissante. Une autre figure est née dans son monde intérieur. Les idées reçues et les préjugés échouent dans cette ascension vertigineuse. Les meilleures pensées effacent la nature guerrière, tribale et malade engluée dans le cycle sans fin de la faim effroyable. Ce visage du continent noir négatif, décrié, vilipendé, brocardé et projeté à l’écran du monde est en voie de disparition. Et cette figure colportée et décrite odieusement obscure, souffrante, ténébreuse se dissipe dans les nuages éclairés. Cette rosée de lumière qui embrase et illumine l’Afrique dans l’assurance de ses moyens et dans la confiance de ses potentialités énormes.

La grande pauvreté a commencé à reculer dans bons nombre des pays. La classe moyenne devient de plus en plus présente. Le FMI a calculé que 65 millions d’africains ont un revenu supérieur à 3000 dollars par an. Ils devraient être 100 millions en 2015. Des chiffres qui donnent le tournis et attirent les entreprises européennes, américaines et asiatiques. A cet effet, on observe l’afflux des capitaux étrangers. Actuellement l’Afrique devient le second marché de la téléphonie derrière l’Asie. C’est le gage éloquent que les Chinois, les indiens, les Brésiliens, les Turcs et autres font de l’Afrique l’eldorado pour se procurer des matières premières, vendre leurs produits, leurs machines et emporter les contrats faramineux. Les flux des capitaux vers l’Afrique subsaharienne est passé de 8 à 48,2 milliards de dollars entre 2011 et 2012 selon le rapport de la Banque mondiale. La stratégie du gagnant-gagnant produit des effets positifs. La Chine championne de cette nouvelle donne déploie ses investissements partout en Afrique. L’Amérique voit de bon œil cette embellie de la croissance du continent noir. Un regain d’intérêt s’accroit avec le raffermissement des liens et dans l’optique de signer des grands contrats. L’Europe déjà présente amplifie ses rapports de partenariats avec cette partie du monde en pleine effervescence et en démarrage économique. Dans cette lutte larvée, l’Afrique subsaharienne devient une nouvelle frontière pour tous ces investisseurs potentiels avides de nouveaux marchés et de transférer leur modèle économique, politique et culturel.

L’élite actuelle, un atout essentiel

L’arrivée d’une jeune élite dans les sphères des entreprises et dans le monde ministériel a amplement contribué à cet essor économique. Loin de parler encore de miracle, cette métamorphose accélérée des pays notamment: le Ghana meilleur élève de FMI et de la Banque mondiale, le géant dénommé Nigéria, l’Ethiopie futur dragon, la côte d’ivoire, l’Angola, le Mozambique, l’Afrique du sud, le Cameroun, le Gabon, le Burkina Faso, le Togo, le bénin, les deux Congos… montre que l’élite à la manette de la politique et des unités de production a accentué cette ascension fulgurante. Le retour au bercail de ces nouvelles têtes a été favorable et fort concluant.

Ces enfants formés dans les grandes écoles occidentales ont apporté leur savoir faire et leur expérience acquise dans ces pays développés. Un atout indéniable qui a impulsé une dynamique dans la gestion des entreprises, des ressources humaines, dans la logistique, dans les stratégies et dans la gouvernance. Avec eux, l’Afrique est devenue une terre de prédilection et de naissance des industries florissantes pilotées par une main d’œuvre riche et abondante.  Ainsi, hormis les richesses naturelles abondantes, l’Afrique au sud Sahara est un champ qui regorge de ressources humaines nombreuses. Une véritable niche favorable pour une plus large ouverture des plates formes économiques, minières, industrielles et gazières. Ces colossaux gisements qui feront du Nouvel Afrique le grand producteur et le géant exportateur de demain.

L’espoir d’une réussite certaine demeure

Ce faisant, la démographie galopante contribue largement à cette mutation. L’Afrique subsaharienne connait un fort taux de croissance démographique. En quinze ans, une révolution s’est amorcée et un chiffre frôlant un milliard a été atteint en 2012. Cette poussée humaine montre que les sociétés d’Afrique noire ont littéralement changée. Hier encore rurales et tribales, elles sont devenues majoritairement urbaines et jeunes. Mais hélas! La croissance n’a pas totalement généré des emplois visés. La grande population en âge de travailler reste cramponnée dans le secteur informel. L’embellie de la croissance reste insuffisante pour former et éduquer. Et pour diminuer le chômage, réduire les écarts des inégalités criardes qui gangrènent l’Afrique. Malgré cette insuffisance, l’espoir d’une réussite certaine demeure. 

Au regard du tableau reluisant de la croissance record affichée et des perspectives d’avenir radieuses, l’Afrique en lumière est à l’aurore du décollage. Un boom économique qui donne aux dirigeants actuels l’assurance d’une vie meilleure et heureuse pour l’Afrique future. Un continent noir majeur qui rentrera dans une nouvelle ère de réussite et de prospérité. Ce troisième millénaire victorieux qui sera et restera africain dans toute sa grandeur et sa magnificence infinie.

Yves Makodia Mantséka


Source: Magazine, LenouvelAfrique numéro 55 avril/mai 2013

Pour une Afrique de demain

Classé dans : Non classé — 1 mai, 2013 @ 2:37

Pour une Afrique de demain photo_1104_article_916

L’Afrique actuelle traverse une difficile et sombre période. Une traversé du désert d’un géant endormi qui présage des lendemains meilleurs. Dans cet horizon futur auréolé de réussite, de gloire et de progrès, une Afrique nouvelle apparait avec un voile constellé d’étoiles rayonnantes et attirantes.

Cette Afrique qui vient sera l’œuvre d’une exceptionnelle génération des mères porteuses des germes de vérité et de lumière. Elle engendrera un monde nouveau gouverné par les progénitures qui seront les pionniers d’un courant dominant d’élites intellectuelles championnes dans les nombreux domaines. Ces fils façonnés avec l’argile de l’amour fraternel et le burin de la sagesse édifieront un continent uni. Avec eux, l’Afrique rentrera dans l’ère de la magnifique floraison et le monde entier marchera au gré du modèle édifié dans ce champ immense et rayonnant de l’incommensurable félicité.                         

L’Afrique qui vient   

Demain, l’Afrique sera un continent meilleur les enfants porteront les desseins d’un continent uni. Ces germes féconds construiront un monde globalisé. Les mères produiront cette génération nouvelle. Elles façonneront dans leur cœur ces esprits imprégnés d’amour fraternel. L’Afrique changée heureuse accouchera une pléiade de leaders qui conduira le train du développement et de la croissance sur les rails des institutions solides.  

La démocratie pluraliste viendra effacer la rouille laissée par le monopartisme envahissant. Les valeurs conviviales traditionnelles renaitront dans les maisons unies des états   métamorphosés. Une vie nouvelle jaillira au présent dans les ilots de ces nations prospères où les stratégies opérationnelles contribueront à l’évolution et au développement de tous les secteurs d’activité. La stabilité économique et politique longtemps absente généra la paix sociale et l’unité entre les peuples. L’ère nouvelle s’ouvrira dans le continent africain devenu supérieur dans la joie, l’entente et la concorde nationale.

Les mères accoucheront les enfants modèles

Les enfants naitront avec le serment de l’Afrique unie. Ces âmes déjà mûres porteront les vertus d’amour insufflées par les mères morales et spirituelles. Les pensées meilleures de ces femmes proviendront de la source originelle où le dieu soleil des anciens infuse sa lumière éternelle. Ces gardiennes des foyers contempleront ce feu d’alliance finale et diffuseront les flammes dans leur vie active. Porteuses de valeurs humaines, elles inspireront les gouvernants vers cet idéal d’universalisme pluriel. Elles guideront les pas de leurs enfants fécondés et ouvriront leurs yeux aux prodiges de la terre. Elles apporteront l’éducation et la formation dans les écoles, les usines et les maisons, ces clés de voûte forgées avec les principes moteurs laissés en héritage par les ancêtres.

Ces femmes de lumière travailleront dans les champs et les ateliers pour satisfaire les besoins vitaux et essentiels des populations. Leur tâche constructive élèvera les hommes au rang des élites intellectuels modèles et des champions de la croissance. Leur mission noble, salvatrice illuminera ces dirigeants procréés en unité avec le tout insécable. Façonnés à leur image, ces chefs bâtiront des projets de société calqués sur les idées inculquées. Dans chaque homme naitra l’âme de la femme motrice et gouvernante du destin forgé et du rêve réalisé. Cette antique maxime ennoblira et sublimera le génie de ces nouveaux penseurs, décideurs et experts.

A l’instar des aïeux, le pouvoir formateur et inspirateur de la femme solaire reviendra le pacte sacré ancien délaissé. Les enfants nés s’idéaliseront et s’identifieront à la divine beauté de la femme. Le rôle de la reine enchanteresse refleurira comme jadis dans les royaumes effacés. Cette nouvelle classe de la femme prendra les rênes du pouvoir en Afrique. La justice et l’égalité seront rétablies et viendront couronner la victoire finale. Le triomphe jamais égalé marquera la sortie de la femme du rôle mineur. La place prépondérante sera accordée à la gente féminine. Et l’Afrique élevée par l’esprit féminin découvrira le champ radieux de la félicité totale.

L’Afrique sera championne 

L’Afrique championne du monde jouera sur la scène mondiale avec les armes nouvelles. Elle conseillera les adversaires et le public aux vertus de l’échange et du partage. La cour mondiale suivra ces nouveaux principes d’équité et de justice dispensés par l’équipe africaine. Le fair-play sera la conduite exemplaire à suivre par tous les participants aux jeux de l’équilibre et de la concurrence loyale. La réciprocité guidera le commerce et le transfert de fonds dans la dynamique du marché libre et ouvert. Les prix seront dictés par un directoire des états membres formés par le principe de la mondialisation à visage humain. Un traitement différencié et favorable sera accordé aux pays pauvres pour sortir de la crise.

Les nouvelles sociétés caritatives et multinationales verront le jour dans l’intérêt commun des couches sociales défavorisées. Les huttes des palabres et les chefferies des débats fructueux naitront à l’échelle planétaire pour guider et éclairer les gouvernants des états rassemblés. Un comité des sages aiguillera et éclairera toutes les lois, les projets et les décisions prises au sein des assemblées générales et réunions internationales. Les notions de l’éthique, de la sagesse et de la morale orienteront les nouvelles organisations mondiales érigées pour le triomphe de la solidarité et du bien être global. L’Humanité sera sauvée par le rôle cardinal de l’Afrique réveillée du sommeil cataleptique.Le monde nouveau ouvrira une belle page pour écrire l’histoire des peuples libres et prospères. Un livre merveilleux porteur de l’espoir d’une humanité unie et heureuse de vivre ensemble dans ce monde de la fraternité internationale. La terre entière vivra avec les vertus du paradigme universel initié par l’Afrique triomphante.

Yves Makodia Mantséka

Source LeNouvelAfrique numéro 54 mars/avril 2013

La paix constructive en Afrique

Classé dans : Non classé — 2 avril, 2013 @ 10:32

La paix constructive en Afrique photo_1087_article_897

Statue de la paix à Lomé, Togo

La paix, c’est la guerre des idées», disait l’écrivain et poète français Victor Hugo. Cette maxime est, de nos jours, bien loin des stratégies et des politiques africaines dans leur vision de construction et de conception du développement. Le constat actuel illustre cet état de fait consternant et suscite de multiples interrogations pour sortir de ce lancinant problème.

En effet, les guerres multiformes qui désagrègent le continent africain sont des luttes tribales, interethniques, des frontières et des territoires. Ces conflits armés mettent en avant la primauté qu’accorde l’homme à son intérêt personnel de dominer l’autre devenu l’ennemi à battre. Et à faire disparaître. La vie devient une lutte perpétuelle, et non un moment de joie, de plaisir, d’entente, de convivialité, ces valeurs faisant germer le bien vivre ensemble d’une communauté ou d’un peuple dans un but commun. Dans ce sillage, la solidarité et l’entraide forment les socles de la fraternité donnant à la nation souveraine la sérénité et la tranquillité des esprits.

L’éclosion de l’unité indivisible

C’est cette unité d’ensemble qui engendre dans un état libre et indépendant le calme et le silence. Ainsi, la paix habite la nation fondée sur ces piliers brillants qui donnent à la population le bonheur et l’amour. Ces sentiments meilleurs découlent du tréfonds de l’âme du peuple, là où son esprit vit dans la sphère de beauté et de la félicité. Ce monde de plénitude réside dans l’antre intérieur de l’homme. Ainsi, la vraie paix existe dans l’âme du peuple pétri de sentiments et pensées sublimes qui habitent dans les abysses du cœur imbibé d’amour. C’est cette vision étincelante que le politique africain doit appréhender, apprivoiser et appliquer pour générer partout l’ère de la paix intérieure, entrainante et rayonnante, laquelle viendra ouvrir large le champ des possibles où poussent l’espérance, le développement et la croissance tant attendue.

Reconstruire les cavernes d’amour

La haine nous habite tous, frères africains, sur le radieux chemin qui nous pousse à bâtir l’Afrique Une. Le chacun pour soi dicte les idées destructives. Cet individualisme effréné emprisonne dans l’antichambre de l’évolution et du progrès. Les projets et les décisions de l’homme sous l’empire de ces idéaux négatifs construisent les châteaux de ruines et de désunion, avec à la clé le refus manifeste de l’autre considéré comme un renégat, un traître. Chassé de la communauté et du village, il devient le banni de la tribu. C’est par ce rejet du frère de sang que la nation civilisée commence à se disloquer, à se déchirer et à se séparer. Les ethnies proches et les tribus frontalières s’éloignent et se distancient en quittant les terres de conciliation et de jonction. On ne peut construire le pays en refusant l’autre, son prochain. L’Afrique souffre de ce mal congénital. De ce mal sont nées les multiples guerres qui rongent et abîment ses terres de fraternité.

Longtemps, l’Afrique fut un continent où les vertus de solidarité et d’unité gouvernaient les villages, les campagnes et les villes. Ces valeurs noyées dans la division et la dislocation n’existent plus. Elles ont disparu de la vie associative où elles prévalaient et orientaient les chefs dans leur dessein sociétal commun : construire un même village où vivent un seul peuple et un seul idéal. Ainsi, la sortie des guerres intestines passe par le retour à la case départ : il s’agit de reconstruire les cavernes intérieures d’amour, détruites par la haine viscérale qui régente tout. C’est en restant à l’intérieur de ces cases personnelles que l’homme africain retrouvera l’intelligence, la sagesse et la fraternité perdue. Ces flammes jadis alimentaient et dirigeaient les buts ultimes des nations. Avec cette exaltation de l’âme placée dans les effluves d’amour, de générosité et de partage, l’africain élevé et régénéré trouvera sa voie majestueuse ouverte par les anciens chefs qui ont laissé à la postérité les vestiges et les patrimoines brillants. C’est en scrutant ce passé de l’histoire que l’africain initié aux vertus de respect, de confiance, de tolérance, de la morale et de l’éthique deviendra l’héritier de la paix sociale cultivée par les ancêtres.

Concilier les forces intérieures

De nos jours, l’Afrique est touchée par les multiples guerres claniques et frontalières. Ces dominantes guerres des hommes et des territoires. Avec ces luttes armées, l’Afrique devient le terrain de peur, de douleur et de souffrance. Implicitement ou explicitement, l’Africain est responsable des tueries et massacres perpétrés sans cesse sur ses terres d’hospitalité légendaire et d’histoire mirifique. Il est l’artisan de sa propre ruine et de la déchéance des nations.

L’étranger jugé diviseur, destructeur, fossoyeur n’est plus aujourd’hui l’être à jeter l’anathème. L’imprécation vient du peuple piétinant les règles communes de la souche familiale africaine. Elle est l’œuvre achevée par l’africain lui-même dans le refus manifeste de ces lois qui gouvernaient sa vie d’autrefois. C’est cette absolue réfutation qui a renversé irrésistiblement l’Afrique dans la marche vers l’émergence d’un continent développé. En plus de la modernité que l’Afrique doit accepter dans son évolution et son développement, elle doit également concilier les forces intérieures qui ont fait d’elle le continent singulier et authentique. L’identité africaine est forgée par les croyances dans les valeurs millénaires des anciens qui adoraient, vantaient les cultures, les us, les coutumes, les traditions, ces bases qui forment leurs nature et image propres.

L’Afrique en guerre est loin de vivre dans la paix constructive qui façonne les mentalités et unit les hommes. L’absence des guerres des idées a laissé la place aux luttes des classes, des personnes,… Le dialogue et l’échange, qui faisaient le lit de la démocratie et de la liberté de parole, sont évincés dans les discussions et débats infructueux. L’Afrique est victime des rivalités, des mésententes entre les peuples vivant au nord et au sud du même pays. Ces pensées minent les terres africaines et amplifient les guerres fratricides qui éludent la paix positive entre les ethnies.

Tendre la main à l’autre

C’est le choix néfaste de l’esprit négatif vers les palabres stériles et actions destructrices que l’Afrique, sortie des chefferies des connaissances et savoirs sublimes, traverse, cette phase noire des guerres tribales. L’Afrique indépendante doit rester maitresse de sa destinée sans être l’exécutrice des ordres. La véritable paix réside à l’intérieur d’une âme détachée de tout assujettissement et toute contrainte extérieure. La paix constructive habite l’homme qui dit non à la guerre et tend la main à l’autre. Son frère de sang. C’est cette forme de modèle unissant et de stratégie sociale qui feront de l’Afrique une âme noble et humaine. Cette belle humanité exaltée placera le peuple, mû par l’intérêt général, dans le champ de l’unité indivisible et sur le terrain de la maison commune.

L’Afrique réunie gagnera en mettant en application ce geste supérieur, élogieux et méritoire. Une attitude positive qui donnera au peuple éveillé une scintillante vision de l’Afrique en gestation. Le continent meilleur germera sous ce feu intérieur venu du cœur ardent et inondé des belles et nobles idées qui forgent une rayonnante guerre de paix. Cette paix contagieuse, partageuse et lumineuse est une œuvre de longue haleine. Elle se construit pierre après pierre au fond du cœur du peuple où l’unité avec le tout donne la force et la puissance de produire cette captivante sérénité qui donne à l’humanité joyeuse le ferment d’entente, d’harmonie et d’amour universel. Ces vertus cardinales qui fondent le village pour tous. De nos ancêtres éclaireurs.

Yves Makodia Mantseka

Source:  Magazine   Le Nouvel Afrique numéro 53 du 02/03/13

 

la lumière

Classé dans : Non classé — 2 mars, 2013 @ 4:12

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Dans notre rivière intérieure réside la divine lumière,

Cette clarté enfouie dans les tréfonds de nos abysses

Que la vie généreuse nous donne dans ses  mains vénérées…

Chacun trouve son chemin avec ses rayons non écarlates.

 

Le jour radieux s’élève au gré de cette nappe de floraison solaire,

L’humain découvre une nouvelle image de ce monde igné

Dans la rosée lumineuse de cette immense région lactée

Que la beauté des siècles embrase dans l’immensité boréale.

 

L’écho de l’amour  pur dans cette vallée de lumière sidérale

Brise la glace de la sphère du temps  qui sourit joyeux au passé,

Dans ce monde d’en haut où l’âme de l’homme renait des cendres

Que le soleil laisse sous le feu de l’éclosion du ravissement infini.

 

Une étoile polaire s’éclate dans cette floraison miraculeuse,

L’humanité réveillée par la mort de la nébulosité obsédante

Découvre au firmament des mondes sublimés dans l’éternité,

La beauté miroitante des âmes façonnées par la déité jaillissante.

 

 

 

Un regard positif sur l’Afrique

Classé dans : Non classé — 24 janvier, 2013 @ 3:13

 

                                                 Un regard positif sur l’Afrique

 

Historiquement, l’Afrique est la mère première. Elle a fécondé le monde au vu de son passé flamboyant de Égypte antique et des anciens empires défaits. Ce rayonnement lui donne la palme d’or d’un contient majeur. Le premier homme est né dans ses terres millénaires. Les connaissances, les savoirs et les richesses matérielles voire spirituelles dérivent de la vallée des rois où les anciens ont laissé à la postérité leur legs lointain.

Le passé florissant

L’ Afrique d’aujourd’hui est loin de cette historicité lumineuse qui a fait elle le continent phare où les autres se sont inspirés et puisés les ressources pour forger leur vie et leur destin. L’image d’hier s’est effacée et une autre moins reluisante s’est imposée à l’ombre des rêves de conquête et de domination. Une phase néfaste s’est passée où la figure déchirée de la mère africaine a affiché au monde un spectacle de désolation, de famine et de pauvreté. Un cortège de maladie généré par une crise monstrueuse et élargi par une effroyable misère. Ce misérabilisme social encercle l’Afrique malade de sa propre politique, de ses politiques et de l’outrance dominance de l’étranger érigé en maitre envahissant.

Hormis ce paysage sombre, les défenseurs hardis prônent un présent rayonnant et posent indubitablement un regard positif sur l’Afrique d’aujourd’hui et celle qui vient. Un courant modèle s’arc-bouté sur l’idée d’un continent émergent. Ces enfants de la Patrie unique. Celle de l’Afrique Une. Ils pensent meilleur pour rendre meilleure l’Afrique. Ces partisans de l’unité africaine s’évertuent à servir un continent sorti de l’ornière de complexité et de peur cellulaire pour asseoir un modèle propre issu de sa vision singulière. C’est le refus délibéré de la torpeur spirituelle et morale que ces âmes de la liberté et de la paix vantent inlassablement pour donner au continent  noir une image qu’on attend elle. Celle d’une Afrique non souffrante; mais belle, souriante et enivrée d’idéal.

Au visage agréable d’une belle Afrique que les nouveaux esprits africains incarnent dans la marche vers ce radieux sentier de croissance et de développement durable, ils vantent au préalable un dessein sociétal positif et constructif. C’est sur ce socle de l’édification d’une nouvelle société africaine arrimée sur les terreaux fertiles de valeurs pérennes qui ont jadis consolidé et raffermi les liens séculaires entre les peuples de différents États, que ces penseurs contemporains diffusent  pour donner au reste du monde le paysage scintillant de l’Afrique ignorée et occultée. Ce révolutionnaire courant africain né envahit littéralement les médias, la presse, les universités et les écoles de pensée. Dans ces multiples lieux de réflexions, de débats où il prospère et bouscule les normes, cette élite enterre la pensée envahissante et intègre dans son bréviaire l’unique message de l’Afrique nouvelle. Changée heureuse. Ces ilots de conception habitent le continent. Ils sont relayés par la diaspora africaine qui vient étayer, alimenter et enrichir ce mouvement d’un genre nouveau. Avec cette  philosophie novatrice le mot d’ordre est de communiquer et de parler positif. De véhiculer des nouvelles et informations positives avec comme fer de lance: portée en soi l’Afrique profonde en propageant des images non négatives. C’est le rejet de cette absolue négativité qui est le germe initial de cette nouvelle philosophie africaine pilotée par l’élite éclairé.

Ces nouveaux intellectuels africains sont bercés par les versets des ainés imbus des idéaux d’unité et sont plongés dans les litanies des démocraties pluralistes. C’est la marche vers le village monde africain que ces nouveaux penseurs amorcent sur les thèmes affirmés du mondialisme positif et de l’humanisme intégral africain. Ils préconisent l’investissement humain dans le processus du développement et le maintien des valeurs cardinales pour bâtir une Afrique Une.

Investir dans la personne humaine

Les tenants de l’approche constructive de la société positive africaine professent à l’échelle continentale la prééminence du rôle de l’homme dans l’investissement de ce vaste sentier de développement. L’idée motrice et communément admise est celle qui accorde le rôle prépondérant à chaque individu dans l’élaboration et la réussite du projet sociétal commun. L’investissement humain devient leitmotiv pour inciter l’économie, le social, le culturel, le sportif et le politique pour enclencher la machinerie de la croissance. Avec la nouvelle école de la Patrie unique, investir dans la personne humaine devient le seul moyen pour susciter la croissance auto-entretenue. Une condition sine qua non pour accroitre le développement tiré par le marché non orienté. « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le Monde » dit Nelson Mandela. Privilégier l’homme sur le chemin de son développement c’est donner au pays les chances de sa propre réussite. Car tout vient de l’homme pensant dans sa réflexion féconde d’ériger une société à l’image de ses propres pensées. Artisan de sa vie et de son destin, l’être éduqué s’élève et se cultive; et construit son monde avec les rênes reçus en partage. C’est le couple éducation et formation que ces héritiers mettent en avant pour construire un nouveau village africain. Ce monde Un où tous les peuples unis se donneront la main d’un indissoluble lien d’amour, de solidarité et de fraternité.

Les valeurs pérennes

Au demeurant le courant nouveau renouvelle les principes d’hier que les anciens ont mis sur pied pour édifier les pyramides communes. Au sommet de ces pyramides où l’Afrique jadis glorieuse était dans la plénitude intérieure. Cet ineffable bonheur que ces partisans férus de démocratie et de liberté conseillent vivement pour faire naitre dans la tête des autres un regard positif sur l’Afrique. Cette figure africaine gagnante, constructive et exemplaire. A l’intérieur des États où règnent la paix, l’unité, l’entente et la concorde nationale: Le Nouvel Afrique.

C’est ce fameux et radieux village global que les enfants de l’unité entre les peuples professent à travers les vertus d’amour, de solidarité, de partage et de fraternité. Pour donner une nouvelle coloration à l’Afrique patraque. Héritiers présomptifs, ces gardiens des valeurs anciennes veulent garder des liens séculaires. Ces racines qui fondent toute la richesse et la gloire de l’Afrique d’alors. C’est sur ce miroir éclairant qu’ils veulent contempler pour comprendre l’histoire des ancêtres et pour jeter les bases d’une ère nouvelle de l’Afrique qui vient.

L’Afrique en crise  est en proie à des guerres intestines. Elle s’est détachée de ses valeurs intrinsèques qui ont longtemps jalonnée ses années de prospérité. Elle a besoin indubitablement de ses flammes  lumineuses pour sortir de ce labyrinthe assombrissant. Le Nouvel Afrique impose des voies anciennes et des voix nouvelles pour élaguer sur son chemin les impérities et vicissitudes du passé. Ces atermoiements et hésitations qui ont culbuté le continent dans le gouffre meurtrier de divisions, de  l’inertie et de la mollesse. La sortie de crise passe sous le pont des valeurs pérennes où coulent les eaux sereines de l’Afrique Unie.

En conclusion

Ces nouvelles élites sont pour l’invention et l’innovation. Ils sont animés par un rêve irénique fondé sur la redéfinition inéluctable des politiques ou stratégies manquées et échouées. Ces âmes nouvelles sont obnubilées par le spectre du changement. Avec le regard non critique sur l’Afrique en devenir, ils fredonnent l’air du changement et affirment hautement. « Le changement c’est maintenant ». Un ardent désir d’avenir que ces enfants de la rupture s’attèlent à cultiver pour une Afrique forte, riche et conquérante. Cette trilogie déterminante que l’élite actuelle caresse l’espoir et rejette par-dessus bord le désespoir d’hier obsédant.

Yves Makodia Mantséka

Publié dans la magazine: LeNouvelAfrique numéro 52  du mois de  janvier et février 2013

Le tigre

Classé dans : Non classé — 15 janvier, 2013 @ 1:58

Le tigre

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2e/Tigerramki.jpg/290px-Tigerramki.jpg

Se promenant avec mes grands parents au parc,

Le regard terrorisant du tigre m’apeure.

La foule dense s’avance, un enfant pleure.

Agité, l’animal tourne comme un arc.

La boue de l’enclos du tigre se remarque.

Sa soif, sa faim traduit l’ampleur de sa douleur.

Le soleil joyeux domine le lieu charmeur

Comme la forêt verte du centre d’Afrique.

Ensuite les animateurs à pas géant,

Arrivent pour nourrir leur bête si affamant,

Celle-ci coure, et exprime son allégresse.

C’est la fin des visites douces et enrichies,

Et tout le monde va vers les sorties blanchies,

Ainsi, le tigre sent le vide qu’on lui laisse.

Écrit par  Serena  KOUILOU

 

La fin du Monde

Classé dans : Non classé — 24 décembre, 2012 @ 12:16

La fin du Monde  images

La fin du monde longtemps annoncée n’a pas eu lieu. Un échec prophétique disent les théoriciens du chao planétaire et une victoire pour les irréductibles passionnés du monde spiritualiste. Entre ces deux courants le monde dans sa globalité vacille et ne sait guère sur quel pied danser pour croire à la vérité disputée par ces antagonismes.

En effet, les apôtres de la fin du monde croyaient fermement que les astroïdes géants heurteraient la terre. Les illuminés voyaient plutôt à l’irruption d’un monde nouveau et le changement d’ère. Sous le fond de cette lutte qui dure depuis la chute de l’empire romain avec à la tête près de 182 fins du monde, l’humanité déclarée morte subsiste. Malgré tout à cet assaut réitéré de la destruction annoncée.

Ainsi, l’an 2012 sauvé est rentré dans les annales historiques de nombreux échecs que connaît cette néfaste prédiction. L’heure de l’inquiétude mondiale est passée et avec elle les terriens persuadés des élucubrations apocalyptiques croient plus que jamais au début d’une ère de paix. Et non à la fin du monde.

Une annonce de tous les temps

Depuis les temps immémoriaux, la fin du monde a toujours suscité le débat entre les hommes vivant sur la planète. Nos anciens ont connu ces vagues de prédictions de la fin de la vie mondiale. Les écritures abondent des manifestes témoignages et laissent entendre que ce monde actuel n’est pas le premier. Un autre monde existait jadis et a été englouti par un déluge. Cette peur de disparition de la planète terre hante les peuples et les croyances, les mythes renouvellent sans cesse cette énigme qui bouleverse le monde. Chacun dans son micro monde pense à la mort et à la fin de sa vie terrestre. Un cauchemar pour le monde dans ce grand tourbillon médiatique qui alimente, amplifie la prophétie du cataclysme et de l’effondrement de la planète terre par les collisions des astres gigantesques.

De nos jours l’apocalypse est détournée de son sens originel et de sa véritable essence initiatique. Elle est maquillée de nébuleuses connotations et travestie par de malséantes affabulations. Ainsi, l’apocalypse annoncée est mort dans l’insuccès de la prédiction des hommes apeurés et visiblement obnubilés par la somnolence spirituelle et l’avènement d’une ère nouvelle. Cette révélation qu’annonce et dessine la fin d’un monde et non du monde comme l’illustre fort justement les arcanes sacrés du calendrier maya. Véhiculée par les nébuleux pessimistes du temps présent, la destruction planétaire n’a pas eu lieu. C’est l’ère du changement d’époque sombre que cette date fatidique du 21 décembre 2012 voulait montrer à la face du monde pour donner à l’humanité les nouvelles armes pour se construire individuellement et non de se battre collectivement pour conquérir les ilots égoïstes et partisans. C’est la floraison d’une nouvelle âme et d’une conscience humaine meilleure. Cette paix universelle que cette prophétie millénaire véhicule pour inculquer au monde la vision constructive et fraternelle. Dans cette terre assiégée par des crises multiples et abimée par des intestines guerres des hommes. C’est cette fin du siècle que cette funeste prédiction cachait. Celle de la fin des temps comme le prévoyait le calendrier maya à l’orée de l’hiver. Civilisation très avancée, le peuple maya féru d’astrologie considérait cette date de solstice de l’été comme une donnée inéluctable pour s’ouvrir à une nouvelle ère de compréhension et d’entente entre les peuples de la terre. Cette unité indivisible des esprits du peuple du monde dans la fusion avec l’âme universelle.

La mort individuelle  

Le philosophe Berkeley disait : « il suffit à l’homme de fermer les yeux pour que le monde disparaisse ». Ainsi, chacun meurt et disparait pour toujours dans cette vie. C’est cette fin individuelle et non collective qui illustre cette vision prophétique et initiatique des peuples mayas. La fin du monde n’existe pas et n’existera jamais. Seul subsiste et perdure depuis la nuit des temps la disparition d’une âme qui rejoint son au-delà personnelle. Son propre monde forgé dans cette vie où son esprit à ensemencer les grains de ses pensées formulées et exprimées. Une vision de transmigration des âmes colore cette occulte pensée et souligne la portée considérable de la renaissance d’une âme et de ses changements échelonnés dans cette vie actuelle. A la lumière de cette inflexible loi de vie, la mort est la fin d’une vie et non des vies. La globalisation de la vision de la mort trouve dans les annales des anciens une connotation matérialiste. Pour eux la mort comme donnée subjective, personnelle frappe l’être humain pour rentrer rayonnant dans la vie éternelle. C’est la croyance au monde paradisiaque où la vie continue que la raison apocalyptique de la fin du monde échoue et trouve une explication divine éclairante. Une réalité céleste montrant que la disparition d’être sur terre est un départ millénaire, un appel de l’autre monde, un changement de l’âme individuelle et un voyage de retour de l’esprit à la source de genèse.

Quel enseignement tiré !

Cette fin annoncée fut somme toute un canular monstrueux. Partout dans le monde le commerce à cette machinerie prophétique s’est enclenché et développé. On a philosophé sur la vie, épilogué sur la religion et discuté sur l’art et l’histoire du monde. On a assisté à des processions multiples, à des fuites des peuples vers des contrées lointaines, vers des sites historiques. Et aux constructions des bunkers pour échapper au naufrage collectif. Cette peur de la mort mondiale a suscité la montée du pessimisme ambiant et de la négation à la croyance de la vie actuelle. Une vision est née de cette annonce imminente de la mort mondiale et de disparition de la planète terre. Celle basée sur l’exaltation des mythes fondateurs de la destruction planétaire et de recours aux doctrines sataniques des gourous inventeurs des idéaux suicidaires. C’est cette vague opaque de l’acculturation et d’aveuglement des esprits qu’une partie du monde a été victime dans la croyance à la fin inéluctable du monde.

Au-delà de cette vague qu’aura suscité ce feuilleton médiatique, l’enseignement tiré reste et demeure de garder l’espoir d’une vie calme et sereine en soi. Comme des moutons de panurge, la foule aveuglée ne draine aucune valeur salutaire, aucun sublime moral. Sinon une peur cellulaire qui étouffe l’élan intérieur de l’homme solide et ferme dans ses principes et forces motrices. C’est le rejet de l’amour à la vie présente et de l’adoration à la mort. Que l’homme du monde en crise à épouser dans cette apocalypse monstrueuse. Une prophétie qui aura marqué l’histoire et les esprits par son ampleur mondiale, par ses extrémités atteintes dans la destruction et non la révélation que véhicule le divin message des peuples Mayas. Une évidente ignorance à ce message annonciateur s’est propagée dans le camp des théoriciens de la fin du monde et chez les pessimistes des doctrinaires du jugement dernier.

En tenant en haleine le monde cette prophétie détournée à des fins stériles à uni le monde dans la peur contagieuse. De Bugarach en France à Chichent Itza au Mexique. Ces deux sites phares de cette grande déception mondiale. La désillusion et les espoirs déçus des tenants de l’approche de la fin imminente a montré la puissance de la force de l’esprit éternel qui guide et protège la mère terre. La Gaia dans la paix intérieure et le calme olympien. Dans sa vocation première de donner au peuple du monde l’espoir d’une vie meilleure et le bonheur de continuer de vivre, de savourer l’exubérance de ces biens délectables et le plaisir inextinguible qu’elle procure. Avec cette prophétie des mayas l’ère nouvelle d’une paix mondiale s’annonce l’an prochain sous les auspices d’un monde nouveau et d’un village global meilleur sans l’injonction du capitalisme clivant. Dans l’unité et la fraternité mondiale. Cette symbiose avec la déité et l’harmonie avec le cosmos. C’est la fin de l’ère du verseau et l’amorce de l’ère du gémeau qui se profile à l’horizon dans ce changement de cycle. Sans fin du monde.

par Yves Makodia  Mantseka

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