YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

Archive pour février, 2010

Le nouvel Afrique

Posté : 12 février, 2010 @ 4:49 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Un nouvel Afrique naitra demain

Aujourd’hui, c’est le début de la fin

Qui viendra effacer la crise de la faim.

 

Un nouvel Afrique naitra demain

Aujourd’hui, c’est le commencement de la paix

Qui éloignera nos Etats des champs de guerres.


Un nouvel Afrique naitra demain

Aujourd’hui, c’est l’ère de l’ouverture

Qui unira nos liens d’échanges et de coopération.   


Un nouvel Afrique naitra demain

Aujourd’hui, c’est l’époque de solidarité  

Qui réunira nos valeurs pour l’édifice commun.


Un nouvel Afrique naitra demain

Aujourd’hui, c’est  l’éclosion de l’unité

Qui apportera joyeux l’égalité et la fraternité.


Un nouvel Afrique naîtra demain

Aujourd’hui, c’est l’aube de sa vie

Qui sortira le peuple de l’ombre de la nuit.


La politique et le politique en Afrique:Quel avenir?

Posté : 10 février, 2010 @ 5:00 dans Non classé | Pas de commentaires »

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 La situation économique, sociale et environnementale actuelle de l’Afrique suscite un torrent incessant d’interrogation. Au sujet de l’avenir et du devenir de la politique et le politique du continent. Force est de constater qu’aujourd’hui la politique africaine dans son entièreté est sujette à caution au regard des malheureux incidents des guerres intestines qui ont secoué et continue de secouer l’intérieur des Etats et pis encore leurs frontières paisibles d’hier aujourd’hui ébranlées. Cette politique meurtrière exacerbée dans le continent fait naitre partout la zizanie, la confusion et le chaos. Dans cette cacophonie orchestrée par la politique d’autres domaines ressentent les remous. Car en Afrique la politique dicte tout et régente tout. Et avec comme stratégie d’orientation: « mettre la charrue avant les bœufs ». Ainsi, l’économie releguée au second plan, la politique inféconde laisse place à l’anarchie et au laxisme débridés. Par ricochet les méfaits surgissent et les maux s’amoncellent. Dans se laisser-aller lézardant la société entière, on assiste impuissant aux multiples pandémies qui rongent profondément certains peuples déjà pauvres; et, d’autres plus nantis mais frappés de plein fouet par les difficiles passes dictées par ces épidémies monstrueuses et calamités naturelles.         

Le politique à la commande des Etats tourne en rond et conduit les affaires nationales avec des engins vétustes et à la clé des plans ou programmes souvent demeurés lettres mortes dans le processus de développement et de la croissance. Ces deux concepts déterminants n’ont pas pu voir le jour. Et par conséquent ils n’ont aucunement généré au sein des pays africains des résultats escomptés: des taux de croissance et de réussite aptes à engendrer le succès, le progrès, la paix et le bonheur. Les pertinentes analyses se développent ça et là et les virulentes critiques fusent de tout bord. Symptomatiquement, les conclusions tirées corroborent tous et soulignent grandement que le continent africain est patraque de ses propres crises intérieures. Ces crises sont nées des causes endogènes et exogènes qui ont su laisser ouverte la porte aux difficiles problèmes de santé économique, sociale, politique et environnementale gangrenant ainsi tout le corps séculaire du continent noir délaissé. 

                             Les causes endogènes et exogènes

Au niveau interne, la fragilité démocratique entérine l’état chaotique des économies locales déjà exsangues. Les états africains ne se sont jamais détachés de leurs anciens lambeaux monopartismes. Ce vieux tissu couvrant le visage des chefs aveugle l’esprit révolté du peuple soucieux de se libérer de cette étreinte politique de spectacle avec à la une son éternel théâtre de l’ombre. Le bilan désastreux de politique a fait montre un déficit public colossal entrainant avec lui le triptyque malséant : dette, chômage et pauvreté. L’Afrique au chevet du lit de ces maux criards ne s’est guère réveillée, relevée et marchée comme les géants asiatiques aujourd’hui le vent de poupe et bien en phase de devenir des Etats émergés. Ainsi, le lancinant problème des crises multiformes ont occasionné cette situation léthargique d’un continent ratatiné par les stratégiques politiques inopérantes et incapables d’enclencher le processus de développement dans toutes les sphères. Tant attendu depuis l’accession à l’indépendance.

Au niveau externe, chaque état confronté aux difficultés endogènes n’a pu réussir à taire les palabres et les différends nés avec ses voisins frontaliers. Ces barrières incendiaires ont été des foyers dominants ou les bastions rivales, les indécrottables factions des soldats encore que les forces armées des Etats retranchés ont causés des troubles et souvent attisés des conflits à l’entrée de ces frontières. Ces unités isolées et incontrôlées ont déstabilisées les gouvernants élus et ont fait tomber ces pays en retardant ainsi cette machinerie démocratie impulsée par les vaillants peuples progressistes. De plus, l’environnement international non permissif mais demeuré coercitif n’a aucunement favorisé cet essor. L’espoir de croissance rêvée de l’Afrique a été victime de l’incurie de ses dirigeants qui ont mal géré les économies et occulté la politique de redistribution des richesses. Voire utilisé les ressources existantes à des fins improductives. A la place de l’intérêt général la primauté à la recherche du bien être privé amplifié par l’égotisme euphorique a amplement occupé le devant de la scène politique.
    

                             Les conséquences 

Au vu de cent ans d’indépendance, cette concomitance ou juxtaposition, des causes visibles et réelles, endogènes et exogènes ont littéralement culbuté le continent africain dans le trou béant du sous développement. Et à cause d’elles un cortège d’états est devenu des bonnets d’âne au sein des institutions financières internationales (FMI et la Banque mondiale) où ils sont relégués au banc des mauvais élèves avec comme statut rétrograde: des pays pauvres très endettés. Cette situation répugnante qui les exclue du concert de l’économie-monde et ne leur donne guère le crédit et la grande considération sur l’échiquier du marché financier international.       

Ainsi, la politique sous la houlette d’une caste issue des ethnies dominantes a grandement pris le dessus sur ce vaste continent encore dans le bourbier tribalo-égocentrique. Le politique africain est resté de 1960 à nos jours dans l’antre ombreux de divisionnisme rampant. Le partage du pouvoir au sein d’un clan unique est le propre de l’africain noir encore enfoui dans sa nébulosité royale. Cette monarchie africaine reste le mobile qui oriente et gouverne les ambitions individuelles de ses politiques sans cesse à la recherche du culte de « j » et du bonheur privé et la pérennité du pouvoir au sein d’une seule région. Ce régionalisme effréné né dans les marigots du parti unique à orientation marxisante déformée et communiste rabique pilule dans le continent noir. Au cœur de leur action politique, c’est la passation des services et de pouvoir entre père et fils ou individu issu du même groupe tribal au détriment dans la bonne marche de l’alternance et donc d’une démocratie pluraliste. Bien souvent on assiste impunément aux passe-droits, à la concussion, à la fourberie, à la tromperie et bourrages des urnes pour se faire élire et réélire aux yeux ébahis et déçus du peuple révolté. Le soudoiement a sauté le pas dans ce gigantesque sentier démocratique et le politique au cœur de cette mascarade draine dans la boue les valeurs pérennes des Droit de l’Homme, de dignité, de liberté et d’égalité dans ce champ ouvert des républiques modernes africaines. Et rejette par dessus tout le respect des institutions ou constitutions établies. 

Ces maux sécrétés par la politique et le politique provoquent au présent une situation inextricable. L’Afrique bien loin de se dépêtrer de l’ancien oripeau continue d’être hantée par les mêmes esprits et démons d’hier entêtants. Les richesses dilapidées à des fins stériles obstruent l’essor considérable d’une économie absente et qui éloigne ainsi les chances d’une génération de jeunes enlisée dans la marée sanguinolentes des enfants soldats. Sacrifiés dans le champ de ruine de guerre ou leurs âmes obscures végètent dans le chômage en cultivant au quotidien dans les zones implantées les désastreuses politiques de pillages, de vols, de viols et crimes crapuleux. Et les élites étouffées croupissent dans la fange de l’inertie et de l’inaction en grossissant les rangs des autres couches sociales déjà empêtrées dans la pauvreté effroyable.           

                             Pour conclure

Ainsi avec ce sombre tableau du présent imparfait l’avenir calciné des peuples africains présage des lendemains nébuleux. Aucune perspective de sortie de crise ne se dégage dans cette ruine champ de la désolation perpétré par la politique politicienne et stratégies  économiques misent en avant par les gouvernants obsédés par le retour sans fin aux idéaux Staliniens et paradigmes ou régimes militaires dictatoriaux. Ces militaires qui utilisent leur pouvoir pour renverser les présidents en place par le canal des coups d’Etat. Entre la politique et le politique, le continent noir est assombri par ces deux phares mortes qui devraient éclairer le chemin et jeter les bases d’une dynamique de croissance et du développement. En enterrant ces piliers moteurs, l’horizon de sortie de crise s’est noirci. Les deux entités focalisées sur les guerres civiles n’ont pu donner à l’Afrique mal partie la force et l’énergie de rattraper le retard accumulé et combler ainsi les lacunes amoncelées qu’elle draine depuis longtemps encore dans son jardin intérieur.      

Face à cette situation le politique africain doit endosser l’habit d’un vrai démocrate avec ses propres valeurs incarnées et animé d’un idéal constructif. Et scellé un pacte d’amour patriotique pour servir le peuple dans l’indissociable lien de respect, de dialogue, de vérité et de sacrifice total. Ces socles sur lesquels s’élèvent une patrie unique ou une Afrique intégrale. Charismatique, il doit drainer la foule vers la réussite et le progrès. L’exemplarité doit être son comportement singulier pour mener à bien l’appareil étatique en déliquescence. « Le politique qu’il faut à la place qu’il faut » doit être la norme en Afrique et appliquée pour corriger les erreurs d’hier et redonner au peuple la confiance et l’espoir déçus. Seules l’unité, la solidarité et la fraternité sauveront l’Afrique de ses propres maux affligeants. Et la stratégie de sortie de crise fondée sur la primauté de l’économie donnera à tous le travail et le bien être souhaités et mettra fin à la corruption, à la haine, à la ségrégation, au tribalisme et à la violence qui habitent la maison Afrique dans sa globalité. 

Tel doit être l’un des chemins à suivre par le politique et la politique d’aujourd’hui et de demain pour sortir l’Afrique de ce marasme. Car l’avenir et le devenir du continent reposent sur les genoux des Dieux. Mais ils dépendent avant tout de la volonté, de l’envie et de l’audace des dirigeants et des stratégies efficaces pour changer le statu quo.      

Dans les sillons du désert

Posté : 9 février, 2010 @ 5:19 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Dans le silence la marche est longue, difficile et amère,
Qui me contraint avec force et désolation  

Dans un univers à ne rien faire,
Immense est le sinueux désert 

Qui convient de parcourir,
En dépit de tout et de sa complexité
Qui ne donne rien à saisir.  

Après une longue marche dans la nuit
Et d’immense fatigue écrasante,
Me voici en pleine zone d’eaux:
La nature est calme et reposante,
Qui me brûle d’envie de vivre de gaieté 

Dans un monde sans histoires,
Où le crépitement des grains de sable 

Dans les nuits perdues envahit mes sentiments d’espoir.  

Je suis las en pleine marche dans le désir 

Et de taire mes envahissantes envies,
Hélas! Ces eaux sont étranges et fort silencieuses, 

Bouillonnent dans tout mon corps
En résonnant en moi des somptueux accords, 

De ces musiques lointaines, inconnues,
Qui marquent éternellement à vie. 

Soudain, mon corps est épris de douleurs
Mystérieuses des temps sans lendemains, 

Qui sont étouffantes, désolantes, entraînantes
Dans un univers inconnu à double visage, 

Tout à coup les rêves de survie s’envolent en vidant mes mains,
Sans raison et dépouillant les fruits de mon ancestral héritage. 

A l’instant, mon rêve semble se dissiper
Dans les sillons du désespoir, 

Qui apparaissaient lumineux
Comme ceux de la vie de demin, 

Avec de nobles promesses d’un monde meilleur sans fin,
Qui n’est nullement faux en jouant des accords rythmiques 

De sa majestueuse victoire.                                                                                          

Poéme écrit par Rudy MBEMBA à Toulouse 

 

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