Dans les sillons du désert
Dans le silence la marche est longue, difficile et amère,
Qui me contraint avec force et désolation
Dans un univers à ne rien faire,
Immense est le sinueux désert
Qui convient de parcourir,
En dépit de tout et de sa complexité
Qui ne donne rien à saisir.
Après une longue marche dans la nuit
Et d’immense fatigue écrasante,
Me voici en pleine zone d’eaux:
La nature est calme et reposante,
Qui me brûle d’envie de vivre de gaieté
Dans un monde sans histoires,
Où le crépitement des grains de sable
Dans les nuits perdues envahit mes sentiments d’espoir.
Je suis las en pleine marche dans le désir
Et de taire mes envahissantes envies,
Hélas! Ces eaux sont étranges et fort silencieuses,
Bouillonnent dans tout mon corps
En résonnant en moi des somptueux accords,
De ces musiques lointaines, inconnues,
Qui marquent éternellement à vie.
Soudain, mon corps est épris de douleurs
Mystérieuses des temps sans lendemains,
Qui sont étouffantes, désolantes, entraînantes
Dans un univers inconnu à double visage,
Tout à coup les rêves de survie s’envolent en vidant mes mains,
Sans raison et dépouillant les fruits de mon ancestral héritage.
A l’instant, mon rêve semble se dissiper
Dans les sillons du désespoir,
Qui apparaissaient lumineux
Comme ceux de la vie de demin,
Avec de nobles promesses d’un monde meilleur sans fin,
Qui n’est nullement faux en jouant des accords rythmiques
De sa majestueuse victoire.
Poéme écrit par Rudy MBEMBA à Toulouse

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