YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

Archive pour mai, 2011

«SAMMY MASSAMBA, TANAWA et SAMBA NGO»: trois précurseurs d’une autre musique Congolaise née dans l’hexagone

Posté : 23 mai, 2011 @ 1:11 dans Non classé | Pas de commentaires »

A l’orée des années 80, ces trois destins croisés forment un cocktail musical incomparable. Incomparable par la qualité de son, la valeur des thèmes, la richesse de rythmes musicaux dérivés du terroir Congolais et malaxés aux accents hexagonaux, américains dans un œcuménisme chaleureux. Un tournant historique est amorcé avec ces pionniers d’un autre courant musical Congolais. Avec eux la Rumba Congolaise connait un lifting scintillant. Tout en gardant précieux ses valeurs qui sculptent son propre identité et expriment sa fierté légitime. Mais au gré de cette vague révolutionnaire, la musique Congolaise sort de son sentier primordial et s’expatrie à merveilles. Elle se vend bien à l’extérieur sur d’autres sonorités, voix et paroles. Elle caracole en tête de peloton africain. C’est l’ère solaire et prolifique de notre musique. Séduisante. Ces géants artistes deviennent les portes drapeaux de la musique congolaise qui se fait mieux et gagne sur l’échiquier du marché international. Ces génies congolais vont avec leur style musical épuré s’imposer partout et ouvrir surtout les portes à d’autres musiciens africains de surfer sur cette vague d’euphorie de musique d’originalité et de modernité captivantes.  En puisant dans la source ancestrale, ces musiciens épousent en commun une seule langue d’expression et de transmission de leur message: le Kongo. D’emblée ce choix linguistique leur apporte une singularité qui tisse leur marque de fabrique. Et de démarcation d’avec d’autres courants musicaux des années 80 qui ont conquis la France et outre atlantique. En inventant ce mode d’expression originale, ils imposent aux musiciens qui les accompagnent une langue étrangère et aux mélomanes séduits une nouvelle façon de jouer et de comprendre la musique Congolaise. Mais aussi et surtout d’écouter, de chanter et de danser. En symbiose avec  le marché de l’époque friand de ce genre de musique à coloration  disco…..et reggae impulsé à l’échelle planétaire par le génie de tous les temps: Bob Marley. Ce chanteur et un auteur-compositeur-interprète jamaïcain.

Les parcours différents   

 «SAMMY MASSAMBA, TANAWA et SAMBA NGO»: trois précurseurs d’une autre musique Congolaise née dans l’hexagone

Sammy MASSAMBA, l’arrangeur talentueux et l’artiste à la guitare magique, s’illustre singulièrement par ces compositions laconiques qui coupent littéralement le souffle et laissent pantois les connaisseurs de l’époque. Je cite: Miss Rocky, Propriété privée, Moulambala Cochi, Super Wolo, Mano, Sabou, etc. Avec ces chansons, il fut l’un des premiers artistes à lancer le reggae au Congo Brazzaville.  C’est une musique qui s’écoute et se danse à la cadence de la voix étonnante et des sons musicaux nouveaux. Longtemps encore les détracteurs furent sceptiques à l’éclosion de cette envahissante créativité. A l’inverse les affidés, déjà conquis, étaient charmés et emballés par la beauté de cette nouveauté hors du temps.  Dans le milieu professionnel, ce musicien fait l’unanimité…. il force l’admiration, la considération et le respect. Il est fort remarquable par son sens d’improvisation très aigue…et qui aiguise son singulier talent d’auteur-compositeur et d’interprète de renom. Il est aussi fondateur du label Star Production et du Studio des Stars à Paris.  C’est un musicien complet né dans le milieu du monde scolaire de l’époque. Ce faisant, il marchait dans une autre voie de la musique africaine. Il était un pur produit du groupe« Cheveux crépus » de l’année 64. Dont il était l’un des fondateurs avec les têtes d’affiches tels que: Jacques Loubelo, Maxime Kibongui, Casmir Kinouani, Albert Massamba, Prospère Nkouri, Victoire Nialebama, etc.      Ce fut une bande des copains qui s’était retrouvé en terre française. Ils étaient heureux de continuer dans l’exil l’art musical Congolais. En ajoutant leurs individualités pour donner à cette richesse nationale une autre dimension considérable. Avec des chansons à orientation contestataire du joug colonial, ils portaient le message de la jeunesse et redonnaient à la musique locale les élans et les airs afro-américains qui dominaient dans cette ère des années 60. Ce faisant, ils s’inscrivaient dans un genre musical nommé Gospel Africain. 

 

Avec TANAWA fils du Korobo de première heure, la musique congolaise change de registre et de voie. La douce rumba s’accélère et s’améliore en goût par le tempo et le rythme nouveaux. En revisitant le répertoire délaissé, cet incontournable artiste lance des tubes qui rappellent le temps ancien et cette vie où les fans  se retrouvent dans les souvenirs communs et voire particuliers qui ont marqué leur existence. Ces textes poétiques évoquent ces deux mondes qu’il décrit avec humour et réflexions sur les travers et traditions de notre société. Ce chanteur atypique étonne et assomme l’impérieuse concurrence musicale qui subsistait sur le marché. Avec son premier tube en 1976 chez Safari Ambiance, le père de la Soul Congolaise se hisse au sommet et sa musique assiège l’antenne de la radio et discothèques du pays. Et tous les marchands ou kiosques de disques des années suivantes raffolent les chants musicaux de ce fils Matsouaniste. Lors de ses descentes au Congo, il va remplir le CEFRAD où ses prestations aux allures du Koôngo ancien donnent l’envie et le goût d’apprécier encore ce précurseur et ténor d’une  nouvelle musique Congolaise. Parmi ces tubes phares on peut citer: Naniyula, Nukuzebi, Mwana Mical, Maguy, Watuwa, Bouléké, Destinée, Ngwala, Mama Antoineta, Partez sans moi, etc. Avec ces multiples prestations et apparitions remarquées sur le territoire national d’autres musiciens restant vont suivre ses pas et de deux autres compatriotes de route qui révolutionnaient la musique locale. Ainsi dans ce mouvement musical impulsé par ces pionniers d’autres artistes tels que: Pamelo, Kosmos, Pierre Moutouari, …vont tenter leur aventure ou expérience dans l’univers français. 

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Un autre nom va sortir du lot….. du vivier national. Il s’agit de SAMBA NGO. De père un «Nganga», le guérisseur herboriste qui lui a insufflé par ces rituels l’art et le don de la musique puisée dans les instruments traditionnels Nsambi et le kilembe.  Bercé dans cet univers musicaux sacrés, il a développé un style de guitare unique. D’où SAMBA NGO est devenu au fil du temps un interprète charismatique et un Maitre guitariste. Rentré au bercail avec ses parents en 1964 après l’expulsion des Congolais de l’ex Zaïre, il fait la rencontre des musiciens: Titos Samba, Jacques Bakangaduo et Loussakoueno Dieudonné qui l’intègrent comme guitariste dans Les Echos Noirs. Cette formation propose une musique urbaine, mélange d’influences sud-africaine et de rythmes congolais qu’ils nomment Mudgéku. Ensuite, SAMBA NGO réalisera quatre 45t avec le groupe avant de monter Africarythme en 1970 qu’il quitte en 1972 pour créer M’Bamina avec lequel il produira sept albums.  Il amorce un nouveau virage avec le groupe MBamina. Cet autre fils du pays rejoint ce magma ou confluent musical français des années effervescentes 80. Avec son groupe composé des musiciens venus de plusieurs états notamment du Bénin, il va parcourir l’Afrique et le monde pour conquérir le public. La réussite sera totale et le groupe connait son pique de popularité durant cette époque florissante. Avec une musique à dominance authentique, électrique et puissante.  Lorsque le groupe se divise autour des années 90, il va cavalier seul. Et son talent certain va s’affirmer continument. Ce qui va lui permettre de parcourir le monde jusqu’à exiler aux Etats unis précisément en Californie. Où il a trouvé une assise musicale et une prospérité qui a engendré la sortie des CD dont il garde les empreintes Congolaises. Comme ses frères de chemin, il revendique dans ses chansons cette unité effacée d’une nation qui a perdu ses repères anciens. Cet historien et féru de la musique, vantant des paroles ancestrales teintées des proverbes, chante à la Congolaise dans un fond de musique occidentale. Un assortiment étonnant qui replonge dans l’ancien temps où les Mbongui subsistaient et rassemblaient le peuple aujourd’hui emporté par la guerre intestine. C’est l’unité et la concorde nationale que ce chantre de la paix fait passer dans ses chansons telles que: Wa, Tchidiba, Mbemba, Rendez-vous, Sa Ntima etc. De plus, il milite aussi pour la diversité culturelle et rejette toute politique négative orchestrée par les politiques qui étouffent l’Afrique entière.  Ce discret artiste continue de psalmodier en français, en anglais et surtout dans sa langue maternelle qu’il affectionne et qui rend sa musique douce et agréable à écouter. 

Pour conclure 

Contrairement à une musique qui meurt, celle de ces trois compatriotes demeurent et continuent d’être la meilleure dans  la sagesse, le timbre, le calme, la douceur et la limpidité qui enchantent le cœur et transporte l’esprit loin des confins éthérés….Où cette musique qui s’écoute seule change nos pensées et sentiments dans les meilleurs du Monde. Un dopage musical autorisé qui remue l’instant endormi d’une vie. Et donne l’espoir de vivre en gardant dans l’âme les paroles des anciens et les chemins lumineux obscurcis par nos manques de valeurs d’unité. C’est ce commun message d’amour et de fraternité que ces trois ténors d’une musique congolaise exaltée professent dans leurs tubes sublimes.  Dans ces heures sombres, et de doutes du présent entêtant, de l’avenir incertain, ces mélodies peuvent donner la force et le courage de continuer l’héroïque combat de rassemblement et du retour vers les valeurs de nos ancêtres délaissées. Il importe à tous de réécouter ces musiques de l’âme de notre âme commune. Bien qu’ils sont véhiculées dans une même langue… mais la teneur reste d’actualité brûlante de l’heure. Et c’est ce genre de message que le peuple à besoin d’écouter et de méditer surtout… pour changer et retrouver la rayonnante prairie des aïeux. Qui eux célébraient joyeux l’unique Patrie et un seul idéal: l’unité des ethnies fraternelles. C’est cette valeur qu’il faut garder pour rester frères et sœurs dans notre Congo.   

Voici quelques morceaux choisis des auteurs 

SAMMY MASSAMBA

http://www.myspace.com/sammymassamba/music/songs/miss-rocky-34368635   

http://www.myspace.com/sammymassamba/music/songs/moulambala-cochi-34369449   

http://www.myspace.com/sammymassamba/music/songs/propriete-privee-34368176 

SAMBA NGO  

 http://www.myspace.com/sambango/music/songs/tchidiba-20526909 

http://www.myspace.com/sambango/music/songs/mbemba-20585915  

 http://www.myspace.com/sambango/music/songs/Wa-20586908   

http://www.myspace.com/sambango/music/songs/rendez-vous-20526910 

http://www.youtube.com/watch?v=MJJQm-WZ_9s&feature=related   

TANAWA 

 http://www.youtube.com/watch?v=fbqyEiQhksE&feature=related     

http://www.youtube.com/watch?v=ZAUk-wDJe3M&feature=related  

http://www.youtube.com/watch?v=zZWjdYDKcHY&feature=related  http://www.youtube.com/watch?v=m3aCw5dwvNk&feature=related 

Hommage à l’Abbé Fulbert YOULOU à l’occasion du trente neuvième anniversaire de son décès

Posté : 9 mai, 2011 @ 4:43 dans Non classé | Pas de commentaires »

Abbé Fulbert Youlou : père de l’indépendance et de la nation congolaises, visionnaire en son temps d’une Afrique perdue des temps modernes

Hommage à l’Abbé Fulbert YOULOU à l’occasion du trente neuvième anniversaire de son décès (05/05/72-05/05/2011)

Moi, abbé Fulbert Youlou, représentant légal élu de mon peuple, je supplie les hommes de bonne volonté de me lire
. Souvent les hommes d’Etat rédigent leurs mémoires en perdant la leur… Que l’on se rassure, ce que j’ai à dire ne constitue pas un secret d’Etat, mais simplement un avertissement, écrit avec le sang des miens, pour éviter d’autres massacres et si le nom et l’habit que je porte peuvent aider à la propagation de la vérité mon épreuve n’aura pas été inutile. Abbé Fulbert YOULOU in « J’ACCUSE LA CHINE  » P.14.

youlou9Ce propos est celui de l’abbé Fulbert YOULOU contenu dans son remarquable ouvrage  » J’accuse la Chine  » publié aux Editions La Table Ronde en 1966.

Dans cet ouvrage  » J’accuse la Chine  » de 253 pages, l’abbé Fulbert YOULOU aborde plusieurs aspects de la vie politique planétaire de son temps. Il y relève d’innombrables contradictions ayant gagné le bloc des pays dits socialistes ou communistes par opposition à celui des Etats dits du monde libéral.

L’analyse de la vie politique africaine gagné d’une part par des courants de pensée que l’abbé Fulbert YOULOU qualifie de fort dangereux pour le développement du continent africain et les contradictions des puissances occidentales d’autre part lui confèrent à juste titre la qualité d’UN VERITABLE HOMME D’ETAT doté d’une haute conscience politico-spirituelle.

Au-delà de la rigueur intellectuelle d’un excellent écrivain qu’il témoigne tout au long de son récit, l’abbé Fulbert YOULOU porte dans  » J’accuse la Chine  » l’habit d’un NGUNZA, c’est-à-dire d’un grand visionnaire de ce que vit l’Afrique noire à l’heure actuelle.

Tout d’abord l’intitulé de son ouvrage  » J’accuse la Chine « est déjà en lui-même très évocateur puisque l’abbé Fulbert YOULOU y annonce de facto les maux susceptibles d’hypothéquer le développement du continent africain si aucune conscience politique africaine n’est véritablement édifiée.

A ce sujet, le visionnaire ou le prophète abbé Fulbert YOULOU relève avant tout que:

fulbert10 » Pour nous, Africains…, le mal existe, il est aussi présent que le bien, et nous ne pouvons le limiter qu’à la condition de l’admettre pour le combattre avec prudence, certains que l’Absolu n’existe que dans les réalités spirituelles. Ce sont ces réalités qui, en Afrique, feront échec à l’expansion communiste… » ( » J’accuse la Chine  » P.16)

Ceci dit, l’abbé Fulbert YOULOU est sans conteste pour une Afrique autonome, véritablement indépendante mais qui toutefois ne doit absolument pas se laisser aller à l’indolence de l’indépendance.

Dénoncer les non-sens du colonisateur européen lui semble chose à la fois humaine et acquise. Cependant vouloir les remplacer par d’autres inepties venant d’un autre colonisateur, en l’occurrence du dragon asiatique (la Chine) relève, de son point de vue, d’une très forte aberration.

Ce faisant, l’abbé Fulbert YOULOU reste un observateur attentionné face aux manœuvres de la Chine communiste sur le continent africain. En son temps, il est certainement le seul dirigeant africain qui ait pris à cœur LA CONQUÊTE CHINOISE AFRICAINE et les dangers de divers ordres qu’elle pouvait représenter dans une Afrique nouvellement indépendante.

A cet égard, le prophète-abbé relève avec perspicacité que :

«  La Chine dans sa conquête de l’Afrique n’a pas le choix des moyens et elle a pris le risque, faute de recruter de véritables militants africains, de fonctionnariser sa pénétration dans le continent noir par ses propres agents diplomatiques. On me dit qu’on ne peut pas ignorer sept cents millions de Chinois et les tenir à l’écart, j’entends bien que cet argument serait valable si le despotisme qui fait régner sa loi sur des masses asservies ne prétendait se servir de sa reconnaissance comme d’un encouragement complice. » ( » J’accuse la Chine  » P.19)

Le visionnaire abbé Fulbert YOULOU voit à travers cette conquête chinoise, la main basse d’un système dangereux pour le continent africain qu’il qualifie à juste titre de colonialisme chinois.

Aussi, ce colonialisme chinois qui est fort pernicieux pour le développement de l’Afrique est défini par le prophète-abbé comme étant:

« …une structure au service d’une puissance étrangère qui impose à l’Afrique un appareil psychologique de conquête lui-même inspiré par des techniciens chinois mis en place par des fonctionnaires envoyés de Pékin et servi par des évolués indigènes éduqués dans des écoles d’administration coloniale de Pékin. Toutes les conditions du colonialisme, telles que l’Afrique les a connues dans le passé, sont réunies avec la différence que les capitalistes de la colonisation réalisaient de gigantesques progrès techniques dont se moquent les cadres de la révolution communiste qui visent un asservissement des esprits et des âmes par une oppression scientifiquement étudiée « . ( » J’accuse la Chine  » P.20)

youlou00Ainsi en sa qualité d’un véritable NGUNZA, c’est-à-dire d’homme précautionneux et averti, l’abbé Fulbert YOULOU ajoute avec une certaine consternation que :

 » Ce qui est grave dans la situation que je vais dénoncer, c’est que dans notre lutte passée pour l’indépendance, le monde entier faisait écho à nos aspirations, dépassant parfois nos désirs, alors qu’aujourd’hui l’Afrique africaine se retrouve seule devant la menace raciste d’un déferlement asiatique déjà commencé  » («  J’accuse la Chine  » P.20)

En somme, le visionnaire, le prophète-abbé Fulbert YOULOU dépeint une situation calamiteuse qui entraverait le développement du continent africain. Aussi n’hésite-t-il pas à interpeller les élites africaines ayant fait le choix et ce, à tort, conçoit-il, de vouloir conduire l’Afrique vers les sentiers de l’indépendance. Et ce, par des courants de pensée marxisante ou de la Chine communiste voire des pays dits socialistes comme l’Union soviétique.

Pour ce faire et dans un contexte des années moins perturbantes du continent africain que celles des temps modernes le NGUNZA abbé Fulbert YOULOU pointe du doigt le mal chinois en écrivant:

 » J’accuse la Chine d’être partout où le Monde libre la tolère, avec ses diplomates, ses attachés commerciaux, intellectuels ou militaires, à la base d’une machination qui use de toutes les situations particulières, en dehors d’une unité de doctrine qu’elle a abandonnée, pour mieux parvenir à ses fins et rabattre à n’importe quel prix le gibier humain. Aux Arabes on promet l’écrasement d’Israël, aux Pakistanais celui de l’Inde, mais toute cette exploitation scientifique des ressentiments instinctifs à un même but : le chaos. Un chaos qui mêle les idéologies généreuses, les instincts primitifs, les sorcelleries ancestrales, soulevant bouddhistes contre chrétiens, Blancs contre Noirs, tribus contre tribus, politiciens contre politiciens. » (J’accuse la Chine P.22)

Dans le même ordre d’idées, le prophète Fulbert YOULOU ajoute :

 » En ouvrant ce dossier bien sûr incomplet de la pénétration chinoise en Afrique, j’ai le sentiment d’engager une bataille où j’ai pris mes responsabilités, conscient du risque mortel que je prends en respectant dans l’exil la confiance que le peuple congolais a mise en son chef. Il y a dans le monde du XXe siècle, pour le malheur de l’humanité, une idéologie destructrice – je cite Mao Tsé-toung –  » à sacrifier la moitié de l’humanité pour assurer le triomphe du léninisme ». Pour ma part, je ne composerai jamais avec les propagateurs de telles théories; Africain, je sais par le malheur dans lequel est tombé mon peuple que c’est le continent noir qui a été choisi par la puissance chinoise pour faire basculer le monde. » (J’accuse la Chine P.22)

Dans ces conditions, la grâce de Dieu est, observe au final le prophète-abbé, nécessaire à l’homme politique que je suis et qui demeure persuadé que l’œuvre de bonté s’accomplit en dépit des faiblesses humaines, non pas malgré des épreuves et des larmes, mais par des épreuves et des larmes. Telle fut et demeure, conclut-il, ma ligne de conduite et s’il s’est trouvé des âmes assez courageuses pour m’aider…et si le petit peuple congolais espère dans le symbole que je représente, c’est par ce qu’il sait bien, dans cette lutte de l’étoile contre la croix, que je ferai tout pour l’arracher à son tragique destin. (J’accuse la Chine P.23)

C’est dire que l’homme politique abbé Fulbert YOULOU reste sans doute le plus grand dirigeant que le Congo-Brazzaville ait connu et un des meilleurs du continent africain. Avec lui, la politique retrouve toute sa noblesse du respect de l’être et de son intégrité. Si celle-ci peut être définie comme étant l’art de pouvoir administrer ou gérer les biens publics sur la base d’un programme donné et d’un mandat électivement confié par le peuple à ces représentants, avec l’abbé YOULOU, elle devient en plus de cela l’art d’anticipation consistant en « une prise décisionnelle et orientative » pour mieux se pourvoir, peut-on dire, dans le concert des nations.

C’est ce qu’on appelle, entre autres, le YOULISME qui, en l’espèce consiste en un certain art d’anticipation dans la gestion sainement nationale des affaires. Il découle d’une prise de conscience qui se matérialise par l’adoption d’un certain nombre de mesures sur les plans social, politique, économique, spirituel et moral et qui tendent par conséquent vers un  » mieux être » ou un  » mieux vivre  » voire un lendemain meilleur.

WE NA MESO KA MONE, WE NA MAKUTU KA WE, WE NA NGANGU KA SE, que celui qui a des yeux puisse bien voir, des oreilles qu’il entende avec justesse et qu’enfin l’Homme sage puisse appliquer sa science à bon escient.

NZAMBI WA BONGA WA SA
EE NKASUKULU EE TSIA, A BON ENTENDEUR SALUT !

RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU (TATA N’DWENGA)
Avocat à la Cour

 

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