YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

Archive pour octobre, 2011

Hommage au ROI MAYASSE

Posté : 27 octobre, 2011 @ 2:40 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Adrien BITEMO est né au Congo Brazzaville le 14 août 1966. 

Après ses brillantes études à l’université Marien NGOUABI au Congo, il obtient une bourse en France pour parfaire un cycle doctoral. 

En 1992, en effet, Adrien est arrivé en France précisément à l’université d’Amiens où il a passé avec brio une année de langue française. Après ce bref passage, l’année suivante il est inscrit en DEA à l’université de Nice. 

A l’issue de l’année 1995, l’étudiant BITEMO décroche avec succès son diplôme de DEA. Cette réussite va lui ouvrir les portes de l’école doctorale. 

Acharné, sérieux et méthodique, il poursuit ses travaux de recherche pendant un peu plus de trois ans. Les résultats obtenus durant ce temps écoulé ont été éloquents comme le témoignait fort justement son directeur de thèse Michel DROUIN. 

Mais à l’aune de l’année 2000, une mauvaise nouvelle vient assombrir ce brillant parcours. Adrien apprend, après des analyses approfondies, qu’il est porteur de la maladie de Huntington. Cette douloureuse information stoppe l’élan méritoire et l’inlassable effort de notre ami et frère. 

Durant cette période difficile, Adrien BITEMO est resté digne, humble, aimable et sociable. Ces qualités indéniables symbolisent sa courte vie. Une vie simple et héroïque. 

Adrien BITEMO avait un don inné de donner et partager. Une fibre et un legs familial à l’image de son frère ainé, Raymond BITEMO, ce professeur de lycée au Congo, la seule personne en bonne santé de la fratrie. 

Adrien était aussi un bon pédagogue. Il avait l’art de transmettre la connaissance. Tous ceux ou toutes celles qui ont bénéficié de son encadrement ne cessent de vanter ses qualités d’économiste et de juriste. 

On oubliera jamais ce que notre ami et frère aura laissé dans notre mémoire collective ;  nous ses amis qui l’avons côtoyé durant une vingtaine d’années ; il était un être spécial par ses rires, ses gestes, ses paroles et ses pensées.

En plus d’être bon et généreux, il savait manier avec maestria notre langue nationale. Ses célèbres expressions resteront à jamais vivantes dans notre cœur et notre esprit. Tant il est vrai, un véritable monument de savoir et de culture africaine vient de nous quitter. 

Le vide laissé par sa disparition n’effacera rien des moments de joie, de bonheur et de fraternité passés ensemble. 

Féru de mode et de vêtements de haute couture, Adrien était un dandy remarquable et un sapeur hors du commun. Il portait le surnom du « ROI MAYASSE ». 

Une dévorante passion qu’il a su concilier avec ses attributs d’économiste et de juriste car rappelons le notre ami et frère était un doctorant en droit et financement du développement. 

La communauté congolaise de Nice et les amis d’Adrien disséminés à travers la France expriment leur gratitude à l’égard de l’association Huntington Avenir pour les efforts multiformes accomplis hier par son soutien à Adrien et, aujourd’hui pour le rapatriement de sa dépouille. 

Un grand MERCI à Marguerite Garcia. 

A Adrien, nous souhaitons un bon retour….., le dernier voyage au pays des ancêtres. 

Et que Dieu tout puissant accueille son âme dans le royaume des cieux. 

Adieu ADRIEN 

 

La voix du conteur Congolais

Posté : 27 octobre, 2011 @ 2:42 dans Non classé | Pas de commentaires »

Voilà une fois de plus le Congo perd l’un de ses fils  Voilà une fois de plus à 44 ans   

Partir pour apprendre  Partir pour apporter à sa famille   

Partir pour ne pas foirer, comme tous ceux qui sont destinés à foirer  Partir pour chercher le bonheur à la sueur de son front   

Partir pour compter pour quelque chose, dans le pays ou rien n’est donné  Partir parce qu’il fallait partir.  

Silence ! 

Merde !  Où va-t-on mettre les Ma Ndalas  

Les Ma Ndalas pour indiquer la route à ceux qui vont venir à la veillée   Les Ma Ndalas pour ceux qui viennent pour pleurer  

Pleurer celui qui a lutté contre cette maladie qui n’a pas de nom dans la langue de sa mère.   Tata Bitemo Felix Ku na Musana   

Mama Nzoumba Ku na Musana  Mama Elodie Bitemo Ku na Ma fula   

Nbéno Ba ku Musana  Tata Adrien, Ya Bitemo est mort.   

Mort sur la terre de son exil   Mort comme un autre  

Mort de douleur, de la solitude   Silence, oui celui de la mort  

Nous ses parents et sœur-S et frère-S   Tremblement de terre, le monde tremble, mais non c’est moi  

De quoi j’ai peur   Et toi, mon frère de quoi tu as peur ?  

Lui il s’est battu très longtemps, aux hospitalités et dans les hôpitaux   Meurs, mon frère, et réserve nous une place à côté des Nôtres  

On te pleurera toujours.   Il est mort sur la terre d’exil   

Loin de Musana.  

Par Jorus Mabiala

 

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