YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

Archive pour février, 2012

«ActeurFeteCongo» un partenaire idéal pour organiser votre événement au Congo Brazzaville: «un site innovant dans le monde événementiel africain»

Posté : 18 février, 2012 @ 5:36 dans Non classé | Pas de commentaires »

«ActeurFeteCongo» un partenaire idéal pour organiser votre événement au Congo Brazzaville: «un site innovant dans le monde événementiel africain»  logo-af

http://www.acteurfete-congo.com

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    Le monde  de la culture, de la musique, de spectacles, des artistes congolais…vient d’être doté d’un site événementiel qui regorge les divers talents de la nation. Une grande première dans la sous région voire au sein de l’Afrique centrale pour cette vitrine de choix et de découverte de la richesse congolaise. Un réseau événementiel où tout le monde peut visiter, découvrir, échanger et partager ses prestations. Une plateforme virtuelle réservée aux  artistes multiformes du pays pour présenter leurs profils à travers leurs identités propres, leurs raisons sociales et activités, leurs coordonnées, leurs messages promotionnels. Un moyen spécifique et un atout indéniable pour se faire connaitre des maisons d’édition, des producteurs, des metteurs en scène, du public et du monde de Show bis. Voire de s’ouvrir facilement au marché mondial et de l’univers du web. La célébrité aidant vous connaitrez, par le biais de l’ActeurFeteCongo, avec ses milliers adhérents et internautes de tout bord, le chemin de la réussite. Et de l’insertion dans le champ du star system qui s’offriront à vous.

   Mais ActeurFeteCongo est aussi et surtout un agenda de spectacles et des festivités. Un  annuaire (artistiques, salles, spectacles, hébergements et transports). Un premier portail à vocation mondiale offrant une organisation de votre événement de choix au Congo. Ainsi, avec cette immense toile, vous trouvez aisément un artiste congolais, un hôtel au Congo, une location de salle pour votre mariage et séminaire. Dans cet univers artistique et lieux touristiques, vous pouvez vous inscrire librement, se connecter sans fin, de lancer des appels d’offre, de rechercher les multiples adhérents, de demander un devis gratuit….bref d’organiser votre événement à  votre guise, à votre gout et à votre budget. Un moyen considérable pour les ignorés de sortir de l’anonymat et d’être projetés dans la monde de la lumière. Un champ permissif pour rentrer directement avec votre prestataire de choix. Avec ActeurfeteCongo, le client devient un acteur privilégié pour concocter à ses fins le menu artistique, musical, festivalier,….bref événementiel à sa convenance. Dans ce site d’un genre nouveau en Afrique vous trouvez les spectacles insolites, les lieux somptueux, les sites pittoresques et l’opportunité de créer votre WHIST LIST. Et d’intégrer vos photos, vidéos, mp3, de mettre vos agendas à jour, de t’chater avec d’autres acteurs de l’événementiel du monde entier et organisateurs d’événements culturels internationaux, de festivals. Ce faisant, au regard de cette belle vitrine vous découvrez le buzz des prestataires, les phototèques des prestataires via l’annuaire photo et en comparant les visuels; ensuite, avec le même procédé, vous trouvez l’établissement qu’il vous faut. De plus, à l’aide d’un annuaire audio, vous pénétrez dans l’univers des musiciens en écouatnt leur MP3. Enfin, vous rechercherez sur une carte du pays vos prestataires.

      En somme, l’adhésion simple à l’espace ActeurFetecongo vous offre une garantie et une sécurité dans la relation directe avec votre prestataire de qualité. Sans difficulté aucune ni contrainte d’avec un agent ou impresario dominant et compromettant. Ce contact facile vous permettra de tisser les liens courtois et respectueux avec l’artiste pour un travail sérieux et souhaité. Un accord  direct avec une unité touristique,  un agent de transport, un dirigeant d’hôtel, un acteur de la scène, du spectacle qui saura vous égailler, danser, chanter, divertir,…et vous donner entière satisfaction. Tel est en substance le travail appréciable que déploie ActeurFetecongo pour donner à ses adhérents, aux clients, aux touristes de découvrir l’immense Congo et tous ses recoins splendides, bords joyeux, lieux insolites et sites fabuleux qui font de lui l’un des plus beaux pays africains. Cette nation culturelle, artistique, touristique, écologique et ouverte aux effluves joviaux de l’ère de la tradition mêlés aux excentricités novatrices du monde moderne dans sa diversité affriolante et attirante. Faisant du Congo Brazzaville une nation riche et ouverte au monde. 

Yves Makodia Mantseka

Voir  le profil d’Yves Makodia Mantseka in acteurfetecongo: http://www.acteurfete-congo.com/annuaire/yves-makodia-mantseka-poete-congolais-congo-brazzaville

La philosophie sociale des nombres dans la vision « Muuntuienne » de Maitre Rudy Mbemba Dya-bô-Benazo-Mbanzulu

Posté : 11 février, 2012 @ 11:18 dans Non classé | 2 commentaires »

 

La philosophie sociale des nombres dans la vision Maitre Rudy Mbemba

    L’illustre KOONGOLOGUE, Rudy MBEMBA, vient de publier un ouvrage original enluminé de valeurs traditionnelles, culturelles, morales, religieuses et spirituelles. Intitulé le MUUNTU et sa philosophie sociale des nombres », édité chez l’Harmattan. Ce livre incandescent et majestueux montre la nature véritable du MUUNTU et sa fusion parfaite avec l’âme divine.

  Un cheminement spirituel que l’auteur fécond nous esquisse par le canal des nombres qui symbolisent l’essence et la quintessence de la vision sociale chez les BANTOUS singulière avec les KOONGO. C’est la sublimation totale de l’homme devenu MUUNTU «déifié» que  Rudy MBEMBA expose dans sa philosophie atypique et plurale focalisée sur la notion du  nombre.

     A la lumière de cette découverte conceptuelle, symbolique, ritologique dans l’exploration de la vallée royale de MBANZA KOONGO, l’auteur en voyageant dans le temps,  en lisant dans les annales anciennes, livre aux profanes les arcanes suprêmes des ancêtres et montre aux adeptes le chemin de la mort initiatique qui amène au village céleste des aieux. Une démarche nouvelle dans la littérature congolaise qui montre les recherches poussées de l’auteur KOONGOLISé, sa singulière vision de la quête du graal et celle du devenir de l’être MUUNTU dans son développement intégral. De plus, cette approche bouleversante dévoile les énigmes, enseigne les vérités, diffuse les connaissances et savoirs des ancêtres KOONGO dans leur conception de la société, de la vie, de la mort. Une relecture historique aux inflexions coutumières des aïeux dans leur sublime art de compter, «TANGA», que l’avocat, écrivain et poète congolais nous donne à cœur ouvert dans cet ouvrage à orientation socio-anthropologique des KOONGO.

     En somme, le MUUNTU est cet être porteur d’humanité et de nombreuses valeurs socio philosophiques que renferment les nombres. Partant de ce postulat de base du paradigme BANTOUIEN, Rudy MBEMBA montre à travers les nombres que leur sens s’intègre dans la réalité socio anthropologique des KOONGO (page.142).

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Une étude originale

    A la lecture des premières lignes l’ouvrage porté sur la philosophie des nombres amorce  d’emblée une analyse à rebours dans sa vocation originelle. Un crédo historique sous le fond d’une musique du nombre qui englobe tout et explique l’odyssée intérieure de l’âme dans son retour vers le monde Un. A cet égard l’auteur écrit : « dans la quasi-totalité des travaux ayant porté sur les KOONGO, le domaine des nombres occupe une place inexistante ».(page.23).

   Une grande première dans l’étude de la tradition KOONGO et dans sa portée initiatique millénaire éclairante. A travers ce sublime ouvrage une porte est ouverte dans le temple sacré des ancêtres et leurs NGUNZA d’Alors. Une mémoire des temps anciens est explorée dans ses recoins enfouis et énigmatiques par Maitre Rudy MBEMBA. A cet égard, le préfacier monseigneur Anatole MILANDOU souligne, fort justement, en guise de conclusion: « ce travail, original, porté sur la science des nombres ou tout simplement les nombres et les éventuelles significations qu’ils peuvent comporter, revêt le caractère d’une initiation à un problème encore peu étudié. Il ouvre une voie dans l’étude de la langue KOONGO ».(page.9). Et lorsqu’il poursuit allégrement:« le présent ouvrage, le MUUNTU et sa philosophie sociale des nombres, de Rudy MBEMBA, vient combler un vide dans les études KOONGO. Dans une herméneutique, l’auteur à travers les nombres, nous montre que leur sens s’intègre dans la réalité socio-anthropologique des KOONGO ». (page. 7).

    A contrario de la notion simplement mathématique, l’analyse des nombres chez Rudy MBEMBA s’inscrit dans la logique de l’école KOONGOLAISE d’inspiration BANTOUIENNE. Une vision idéelle autour des mots, état, situation et aspiration. C’est suivant cette conception triptyque que l’auteur souligne à fortiori et que l’éminent monseigneur MILANDOU vénère amplement: «le nombre apparait à la fois comme une norme humaine et sociale qui est de surcroit en perpétuel devenir» (idem).

    De plus, l’auteur emprunte le mot TANGA «compter» dérivé de NTANGU «soleil» et plus spécifiquement MVWALA pour désigner en KOONGO le nombre. Mais son intelligence  réside dans la définition du mot MVWALA qui symbolise intégralement sa démarche novatrice pour démontrer son étude prodigieuse. Ce mot est un tout qui englobe tout dans l’analyse, l’explication lumineuse de la philosophie des nombres dans le devenir du MUUNTU incarné, socialisé, harmonisée avec l’éternel dans toute sa splendeur et totale magnificence. Il explicite l’âme libérée de ses oripeaux profanes et qui rentre dans le monde d’en haut. De la connaissance, des savoirs et de la sagesse éclairée. Un autre MUUNTU est né en pensée, en parole et en action. C’est cette renaissance spirituelle qui est au cœur de MVWALA dans son essence initiatique et dans le rejet du moi impérieux. Cet esclave qui retient le MUUNTU dans les régions nébuleuses. C’est en se détachant de ses chaines séculaires du samsara qu’il enterre l’illusion cosmique pour devenir lui-même dans la connaissance de sa véritable identité: MUUNTU NZAMBI ou l’Homme devenu dieu. C’est ce processus de progression spirituelle par la voie de socialisation, de l’humanisation voire d’intériorisation des principes qui sont les leviers de la libération totale de son âme inférieure vers celle dite supérieure.

Le but principal de l’œuvre

   En substance l’auteur dit: «en fait, les principes et usages de la tradition KOONGO n’ont jamais été examinés sous la forme de nombres pour en connaitre l’essence même ou au mieux pour comprendre leur importance dans la vie et le développement du MUUNTU ». (page.23). De plus, il ajoute: «…l’objet même de cette étude qui, au-delà de la présentation des nombres dans la philosophie KOONGO, aura pour objet de les analyser et d’en extraire la quintessence »(page. 23).  Ce faisant, l’objectif premier de Rudy MBEMBA est de montrer l’âme qui regorge les nombres dans leur essence sociale, spirituelle et religieuse. En étudiant l’âme même des nombres dans la vision de la langue KOONGOLAISE, l’auteur met en exergue l’idée communément admise dans cette tradition millénaire à savoir : dans chaque nombre  repose une âme. Le nombre comme esprit agissant façonne la vie, le développement de l’être dans son processus physiologique et cosmique, dans son ascension vers les hautes sphères de beauté, d’amour et de joie. Où son âme rejoint les entités célestes et communie avec ces divinités pour l’avènement du monde des cieux sur terre. Ce sont les étapes graduées que le symbolisme des nombres expose pour voir l’évolution de l’âme  quittant sa nature première vers celle de la lumière. La philosophie sociale des nombres est une initiation à la langue KOONGO, un enseignement millénaire des préceptes moraux pour faire du MUUNTU renaissant un MFUMU MPU pétri de Sagesse, de morale, de justice, de loyauté. Un véritable chef CHIKIRILATIF dans la lignée des anciens. «Celui qui voit le diable et ne dit rien» pour restaurer la paix sociale et la tranquillité des esprits. Avec cette vision supérieure, le MUUNTU KOONGO, c’est-à-dire l’Homme des Lumières (page. 36) est vêtu de l’armure céleste et enrobé de l’aura chatoyante. Le sens des nombres intègre toute sa vie, guide ses pas, ses choix, ses rêves, ses ambitions, ses passions, ses amours et l’oriente dans sa quête de la pierre philosophale en symphonie avec les esprits supérieurs.

Une doctrine supérieure

   Au cœur de la philosophie sociale des nombres, c’est le refus manifeste de la vie diabolique gouvernée par les MATEBO ou les MIKUYU (page 54) au profit de celle des bienfaiteurs de l’humanité. Ces esprits gardiens de l’univers appelés les BISIMBI (page.53). Ou les BIBA (page.125).Car cette doctrine évoque une incantation divine dans la citation des nombres et dans le dévoilement des chiffres incarnant l’élévation de l’esprit. La sagesse des nombres soigne l’âme du MUUNTU en lui montrant le rêve intérieur à suivre pour devenir le MUUNTU accompli. C’est la croyance amplifiée aux forces de l’esprit inscrite au fronton des chefferies des anciens. Que cette philosophie transcendantale fait du MUUNTU achevé un esprit puissant, imprégné des valeurs sociales, humaines et fraternelles. Et celles de l’équité et de l’égalité profonde entre les peuples.

   Selon lui, «En langue KOONGO comme dans toutes les langues du monde, les nombres portent tous une appellation allant de 1à 10. Ainsi les nombres recouvrent les appellations suivantes : M’MOSHI, M’MUSHI ou NTETE, le chiffre un (1), ZOLE : le chiffre deux (2); TATU : le chiffre trois(3), YA: le chiffre quatre(4); TANU: le chiffre (5); SAMBANU: le chiffre sept(7 ; NANA: le chiffre huit(8); VWUA: le chiffre neuf(9); KUMI :le chiffre dix( 10) ».(p.24). En somme, les nombres chez les BANTOUS, en particulier chez les KOONGO, traduisent certaines idées qui sont d’une importance capitale; il s’agit de neuf principes fondamentaux qui sont: 1.Le verbe ou Dieu; 2.La vie, l’humanité; 3.La Sagesse; 4.La force, la puissance; 5.Le discernement, l’Esprit de jugement; 6.L’Espérance, la Méditation; 7.La Bienfaisance ; 8.La Persévérance, la Conviction voire la Foi; 9.La Possession, l’Harmonie ou la Paix.(p.129). Il en découle de ses travaux que le nombre 1 à 9 décrit explicitement le chemin de la purification, de la régénérescence, de l’élévation spirituelle. C’est l’évolution et développement du MUUNTU que l’auteur appelle YALAMA (page.63). Le MUUNTU devenu Un avec l’infini est dans la possession et la paix totale. Une âme achevée qui atteint le sommet de la pyramide et des hiérarchies supérieures.  Au stade suprême du nombre KUMI le MUUNTU devient le NKULU. « Quant l’être acquiert ou accède à cette dimension correspondant d’un point de vue quantitatif au nombre KUMI, il devient incontestablement un référent, un maitre, un modèle divin ou un dieu, c’est-à-dire un NZAMBI pour les vivants ».(page.127).

     Avec cette œuvre étonnante le KOONGOLOGUE, Rudy MBEMBA montre clairement que la philosophie des nombres était déjà présente dans l’ère glorieuse de la vallée royale de MBANZA KONGO. Où les NGUNZA d’Autrefois contemplaient les nombres et les chiffres pour connaitre le présent et l’avenir du MUUNTU. L’être intelligible. Ces célèbres prophètes, ces spirites illustres transitaient entre ce monde d’en bas et l’outre tombe par la lecture des connaissances minutieuses des nombres. Une vie couvée à cette écriture sacrée, vouée à la peinture des nombres hiéroglyphiques qui traçaient le parcours initiatique de l’esprit et le voyage radieux de l’âme vers l’infinie beauté des numéros célestes. Ce royaume de la numérologie céleste,  de la théologie des chiffres qui montre l’immensité du cosmos qui ne s’achève. Une philosophie de l’idéal du MUUNTU cosmique a largement guidé ces initiés forestiers pour comprendre et appréhender cette vie et celle de l’au-delà ou village céleste des anciens (page.55). C’est l’étude du chemin suprême du MUUNTU réincarné et de sa destinée finale. L’Amour illimité. Une aspiration à l’éveille de la conscience humaine. « Le but de l’initiation était simplement d’éclairer, les néophytes, sur le devenir de leur existence à travers les savoirs, les connaissances du NZA, c’est-à-dire de l’univers ». (page.77). Des écoles de mystères comme le KIMPASI, le LEEMBA, le KIMBA, le NDEMBO (idem) ou des écoles initiatiques dans les chefferies et les MBONGUI anciens ont servi des canaux d’enseignement, de transmission à travers le verbe sacré aux profanes de pénétrer les mystères cachés autour de la science des nombres et sa sublime vision de la transmigration des âmes. Cette théorie de la métempsycose était une pratique célèbre des peuples Bantous et celle encrée dans la connaissance de soi trouve aussi son influence manifeste dans la vie quotidienne, philosophique sociale des nombres chère aux NGUNZA anciens.

    A la croisée des chemins l’étude du «MUUNTU et sa philosophie sociale des nombres» décrit par le brillant écrivain vante qu’une syntonie est bien réelle entre les courants occidentaux issus de l’école de l’humanisme intégral et celle de la vision du MUUNTUÏSME africain. Un croisement et une union sont mis en avant par la genèse naguère en Afrique de cette philosophie qui a généré les adeptes et les disciples aujourd’hui envahissant toutes les écoles de mystères du Nord. A vocation spiritualiste et initiatique qui peuplent tous les mouvements humanistes aujourd’hui en vogue. Ces ramifications se trouvent dans ces terreaux de réflexions sociales, humaines, religieuses et spirituelles. Ce faisant, on peut affirmer à l’image de cette magistrale et exhaustive analyse que l’Afrique demeure la mère première qui a fécondé toutes les doctrines, les philosophies. Qui ont construit l’ère du mouvement syncrétique entre la tradition animiste africaine d’avec le christianisme professé par les Colons blancs d’hier et tel qu’il est véhiculé largement par la vulgate Vaticane.

En définitive

    Loin d’être une apologie sectaire de la culture Kongo l’avocat Rudy MBEMBA, en mettant en lumière un texte puissant sur la philosophique sociale des nombres au cœur de la vision du MUUNTU, a extirpé dans les méandres de la tradition BANTOUE des arcanes cachés dans sa vallée séculaire, mystérieuse. Une connaissance ancestrale voilée de nombres vient d’être exhumée par l’auteur dans ce monde d’hier inexploré. Une voie spirituelle est ouverte dans cette fouille lointaine par l’exploration et la découverte du mémoire des temps anciens. Qui parle de la vie dans ces époques là où les NGUNZA illuminés rentraient dans leurs cavernes intérieures pour interpréter et comprendre le monde par la voix du Dieu soleil «TANGU», par la voie de MVWALA. C’est la vocation transcendantale de l’âme divinisée que l’avocat KOONGOLOGUE nous a donné en héritage, en partage pour être présent au présent et devenir soi même. Ce MUUNTU caché en nous. C’est ce vieil ancêtre africain endormi en nous qu’il faut réveiller pour atteindre l’unique dieu soleil ou NZAMBI MPUNGU (page 53). C’est une merveilleuse leçon de vie sociale, humaine, religieuse et spirituelle que TATA N’DWENGA nous a présentée par le prisme scintillant des nombres pour devenir celui qui est et en union symbolique avec l’âme universelle. Ce MUUNTU cosmique imbu d’amour inconditionnel. Car, arrivé au stade suprême de KUMI, le MUUNTU éveillé perd tout et obtient tout. Les forces d’en haut adoucissent son karma «TSIEKELE ZA MPASSI» et dirige son destin de servir l’humanité. En devenant par excellence le (BA)-KULUNTU (page.55) dérivé du mot KULA (page.69) ou le messager de TATA NZAMBI. Le dieu éternel. Tel est en abrégé le message véhiculé par le KOONGOLOGUE Rudy MBEMBA dans son livre savoureux et agréable à lire. Et à garder précieux dans notre riche bibliothèque.

Yves Makodia-Mantseka 

Les ouvrages de l’auteur
-    Le Procès de Kimpa Vita
La Jeanne d’Arc congolaise
  L’Harmattan édition  2003

-    Le Muntuïsme
L’Humanisme intégral Africain
Sociétés des écrivains édition 2006

-    Le Cardinal Emile Biayenda et sa vision du développement intégral du Congo-Brazzaville
L’Harmattan  édition  2008

-    Plaidoirie pour l’abbé Fulbert Youlou – 1er Président de la république du Congo-Brazzaville
L’harmattan  édition  2009

-    Le Muntuïsme , Essai d’un code pénal des sociétés bantoue
Connaissances et Savoirs Edition 2010

-    Muutu et sa Philosophie sociale des Nombres
L’harmattan édition 2011

A cœur ouvert avec l’écrivain-poète pamphlétaire, rufisquois

Posté : 10 février, 2012 @ 10:45 dans Non classé | 1 commentaire »

Publié le 19 janvier 2012 par stephel
A cœur ouvert avec l’écrivain-poète pamphlétaire, rufisquois dame-105x150Dame Diop

L’enfant de Rufisque : sa vie, son œuvre et ses projets

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire votre premier livre publié en 2010, « Les rêves de la fleur », pp. 164 ?
Dame Diop. Avant de répondre à votre toute première question relative aux raisons qui m’ont poussé à me lancer dans l’écriture, permettez-moi d’abord de faire une rétrospection en revisitant une partie de ma vie, en l’occurrence ma jeunesse passée à Rufisque. Une époque capitale et indispensable pour mieux dévoiler et faire comprendre ma relation profonde et intime avec l’écriture ! En fait, mon entrée au collège a totalement bouleversé mon existence.

C’est une époque charnière où s’est passée la séparation brutale avec mes camarades de l’école primaire et surtout avec ceux de mon quartier. Et pourquoi un tel repli sur moi-même, à cet âge ?

La réponse à cette question peut être la clé qui vous ouvrira la porte de mon univers littéraire ! En fait, mon enfance se distingue de celle de mes camarades. Ma situation familiale n’était pas facile à supporter, car j’avais une mère dynamique, mais de plus en plus malade. Ma mère était donc constamment alitée. Et je m’en suis rendu compte seulement à partir de la classe de 5e. C’est ainsi que sont nés le rapprochement et l’empathie avec celle qui m’a mis au monde.

La maladie nous avait rapprochés l’un de l’autre. Ainsi, j’avais abandonné tous mes copains d’enfance pour être toujours à son chevet ! Mes moments d’absence étaient les heures de cours, que ce soit celles du collège, du lycée ou de l’université. Et je ne sortais plus dès que je rentrais à la maison : maman avait besoin d’aide et je devais être à ses côtés jusqu’à l’arrivée de mon père, tard dans la nuit. À cette époque-là, j’avais peur de la retrouver inerte et sans vie, à cause de l’atrocité de cette longue maladie effroyable et sans nom, malgré les diagnostics médicaux.

Traumatisé depuis l’enfance, je ne cessais de sombrer dans le silence et la solitude. Toutefois, j’ai appris à parler à l’université, sans y parvenir. Par conséquent, mon lourd silence avait toujours intrigué professeurs et camarades, sans qu’ils réussissent à en percer le mystère. Maintenant, comment fallait-il faire pour m’évader de cet univers « carcéral », monotone et triste? C’est ainsi que la lecture des journaux et des magazines étrangers constituaient mes moments de distraction, surtout pendant les grandes vacances où j’avalais tout ce que je trouvais comme livre (littératures africaine et française). Bref, j’étais un grand lecteur.

En effet, il me paraissait primordial de revisiter les moments inoubliables de ma jeunesse avant d’expliquer mon arrivée dans l’art d’écrire qui est passionnant et épuisant. Malgré tout ce temps consacré à la lecture lors de ma jeunesse, je n’avais encore pas eu la moindre idée d’écrire, même s’il m’arrivait parfois de pleurer en lisant un roman ou une histoire triste. En tout cas, je ne cessais d’être émerveillé par le souffle et la plume des écrivains qui m’ont le plus marqué dans la vie. Bref, le déclic a été l’avènement d’une tragédie implacable et inacceptable tantôt scrutée, tantôt ignorée.

Au demeurant, mes premiers poèmes ont vu le jour, au lendemain de la mort de ma tendre et aimable mère complice et inoubliable. Autrement dit, j’écrivais pour combler cette absence douloureuse. La poésie a été pour moi un moyen de m’épancher, même si ce sont des écrits de jeunesse. En revanche, la « fleur » a grandi. Et je suis passé à autre chose. Mon second livre est un recueil de chroniques (« Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur »). Au reste, j’ai envisagé de parachever un roman, juste après ma thèse de Doctorat.

Y a-t-il des auteurs qui vous ont inspiré par rapport à votre premier livre ?
Dame Diop.  Je dois signaler au préalable que Léon-Gontran Damas (1912-1978) m’a inspiré le rythme et la cadence de certains poèmes : son livre de poésie Pigments (1937) était au programme lorsque j’étais en 2ème année, à l’université de Dakar. Quant à ses compagnons (Césaire et Senghor), je les ai un peu lus. Mais, le principal auteur qui m’a influencé par rapport au choix du livre est un poète espagnol, Antonio Machado (1875-1939) qui était au programme lorsque je préparais ma licence à l’UCAD. Il s’agit d’un poète qui faisait partie de la Génération 98. C’est un personnage qui a la « caractéristique » d’avoir mélangé la « rêverie mélancolique et raffinée à l’inspiration terrienne ». Parmi tous ses écrits poétiques, son poème Mi manzano (Mon pommier) m’a le plus marqué. D’où l’explication du choix de mon livre Les rêves de la fleur ! En fait, j’ai profité tout bonnement de la richesse et de la complexité de la nature afin de donner libre cours au lyrisme au travers de la vie absurde et de la mort mystérieuse.

Avez-vous l’intention de faire la promotion de vos livres au Sénégal ?
Dame Diop. C’est vrai que mon éditeur n’a pas une bonne visibilité en Afrique même s’il est mieux adapté aux jeunes auteurs référencés par ses partenaires de Dilicom – Le réseau du livre-. Mais, mon plus grand souhait est de faire découvrir mes livres aux Sénégalais et aux Africains d’une manière générale. En effet, c’est un plaisir d’être découvert, lu, compris et reconnu chez soi. Toutefois, l’écriture n’est pas un métier en ce qui me concerne, mais plutôt une distraction et un exutoire qui me permettent l’évasion vers d’autres cieux. La fiction est le monde de la liberté. Quant à la promotion de mes livres au Sénégal, j’espère qu’elle se fera même si mon éditeur est basé en France, grâce à l’appui des médias. Bref sans les médias, aucune promotion n’est possible !

Quelle est votre source d’inspiration ? Et que faites-vous en dehors de l’écriture ?
Dame Diop. Ma mère est ma source d’inspiration, même si elle était analphabète. A force de penser à elle, le souffle de l’imagination m’envahit comme un éclair. C’est pourquoi je suis obligé d’écrire pour me libérer. Autrement dit, j’ai besoin d’être ému pour avoir de l’inspiration. D’où le choix du sous-titre de mon recueil, le Regard d’un jeune homme émotif.

Enfin, je prépare actuellement une thèse de Doctorat sur la littérature espagnole du XVIIIe siècle à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. En fait, je suis un passionné d’écriture qui vit de petits boulots afin de financer ses études.
Entre études et petits boulots, j’essaie de m’organiser pour toujours lire et écrire. La quantité de mes articles publiés de 2006 à nos jours en est une preuve. Il existe donc un cycle par rapport à ma production littéraire : la poésie n’était qu’une étape. Maintenant, je suis passé à autre chose comme je l’ai affirmé précédemment. Mon second livre est donc un recueil de chroniques, à savoir une série de pamphlets. En effet, j’ai tout fait pour que « Wade, la grande déception ….» soit publié avant son « départ » du pouvoir en 2012 : c’était la course contre la montre. Aussi ai-je pris le risque d’arrêter la rédaction de la troisième et dernière partie de ma thèse de Doctorat afin de pouvoir terminer le livre, avant la date fatidique.

Pour conclure, je dois vous dire que d’autres livres se profilent à l’horizon de mes pensées, au vu de mes notes. Il est important aussi de savoir que j’ai écrit mes deux recueils de poésie (« Les rêves de la fleur » et « Regard d’un jeune homme émotif ») dans un carnet de notes. Bref, mes écrits sont toujours inspirés par des faits réels pour ne pas paraphraser Camus : « L’art conteste le réel, mais ne se dérobe jamais à lui ».

Source: leral.net

 

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