YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

Archive pour août, 2013

Michel Rafa: le Roi de la musique traditionnelle congolaise et le promoteur du patrimoine africain

Posté : 24 août, 2013 @ 10:05 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Michel RAFA, de son vrai nom LOUZALA, est né au Congo Brazzaville. Arrivé en France à l’aube de l’année 1971 pour parfaire une formation, il fonde sous son inspiration, et de concert avec Prosper Nkouri, Pierre Mata et bien d’autres, le 18 juin 1974 à Paris en France, le célèbre ballet LEMBA. Cet illustre ballet théâtre est crée dans le but de propulser sur le devant de la scène Parisienne un grand ensemble black capable de promouvoir, de représenter et de revaloriser la culture Africaine. D’emblée, cette troupe musicale révolutionnaire marque le premier pas dans l’essor de la musique Africaine en France. Précurseur, le groupe musical et théâtral traditionnel LEMBA s’oriente dans l’animation des spectacles dans le but de promouvoir et valoriser le patrimoine culturel congolais et africain à travers le monde. A orientation universelle, la compagnie met en lumière la danse, le chant et le théâtre au cœur de leurs prestations colorées des musiques chants et rythmes du Congo. Michel RAFA et le Ballet théâtre LEMBA toujours présents dans le monde musical continuent de propager sur l’échiquier du marché international des animations à la hauteur de leurs talents singuliers qui forcent le respect et l’admiration de tous.

Une entrée fracassante du ballet royal

Après un début fracassant, ce ballet traditionnel connait au fil des ans une percée fulgurante dans l’hexagone. L’écho retentissant bouleverse les normes et atteint les cimes flamboyantes du monde musical Européen et bien d’autres continents. Les nombreuses récompenses et distinctions qui jalonnent le parcours de ce groupe étonnant montrent à l’évidence le secret de leur réussite fondé sur l’originalité et l’authenticité. Ces valeurs qui suscitent la considération et l’exaltation des connaisseurs et des mélomanes. La vision grandiose de ce groupe atypique repose sur ce fondement. Ce socle fondu dans le sable et le ciment de la tradition ancestrale, de la sagesse antique et de la spiritualité millénaire.  

D’inspiration traditionnelle congolaise, le ballet théâtre LEMBA s’inscrit dans la logique de développement de la culture et de la promotion du patrimoine africain. Un essaim d’artistes et une pléiade de talents issus d’horizons divers peuplent cette constellation internationale. Elle est composée d’une vingtaine de musiciens, danseurs et comédiens originaires des Antilles, du Bénin, du Congo, du Cameroun, du  Centrafrique, de la  France, du Sénégal et de la RDC. Une grande diversité d’artistes chevronnés forme ce ballet dont le registre central demeure la danse-chant et le théâtre. Une approche  duale marque ce groupe d’orientation traditionnelle et de vocation mondiale pour faire du patrimoine africain une vitrine éclairante de beauté et de réussite.

Singulièrement, le ballet théâtre LEMBA toujours présent propage et diffuse les chants et rythmes du Congo. Un retour à la source musicale ancestrale est au cœur de cette troupe cosmopolite qui met en exergue la musique folklorique congolaise d’alors dans les champs modernes tout en gardant précieuses les résonances traditionnelles dans l’univers du chant et les vibrations élevées dans le terrain de la danse et les échos sacrés dans le monde théâtral. Fidèles aux idéaux sublimes des aïeux et aux principes qui sous-tendent leurs us et coutumes séculaires, Michel Rafa et ses collègues s’attèlent à maintenir le but initial et la mission originelle. Cette double mission, que souligne fort justement Guy MENGA, à savoir: « être une école de danse et de chants traditionnels puis un théâtre de divertissement de bonne qualité ».

Un génie créateur dans l’âme  

Ce ballet est à la lisière de l’évolution, de l’élévation et de l’amplification de l’art, de la culture, de la musique, de la danse et du ballet congolais. Une pluralité et une multiplicité de domaines musicales, artistiques et rythmiques colorent ce groupe d’essence folklorique dont la figure de prou et leader incontesté demeure le géant Michel RAFA. Ce chef charismatique né dans le berceau ancestral de la musique et de la danse Kongolaise et dans le giron familial des «Mbongui» d’autrefois. Ces huttes de palabres où nos vieux sages  enseignaient et initiés les disciples aux grands principes et préceptes moraux. C’est ces grands «Ngunza» d’antan qui l’ont insufflé cet art de la musique éthérée par le verbe d’en haut et le geste supérieur des aïeux.

Grandi dans ce milieu des « Nganga Mayéla » ou sages illuminés, le jeune Rafa va cultiver le germe de la musique et élever la semence de la danse pour leur donner une dimension artistique nouvelle par l’introduction des instruments modernes découverts dans le monde occidental. Il  va en filiation avec ses amis et artistes venus d’ailleurs construire un groupe fondé sur les valeurs dominantes: la tradition et la modernité. C’est ce savant mélange que le roi Michel RAFA va réussir à sublimer pour faire rentrer le ballet théâtral Lemba dans l’ère euphorique de la mondialisation et des réseaux sociaux. Une performance artistique et une prouesse musicale qui font de ce maitre éclairé, un véritable protecteur de la culture Kongolaise et un chantre lumineux de la musique ancestrale enfouie dans l’âme immortelle du peuple.

Ce génie de la création de la musique et de la danse congolaise s’illustre par son immense culture ancestrale et universelle. Une remarquable intelligence du cœur et de l’esprit teintée d’une riche pensée ancienne habite cet homme né dans les chefferies de lumière où la connaissance se transmet avec le verbe, les symboles, les rites et le savoir s’acquiert au fil de l’âge aux côtés des anciens et se perpétue de génération en génération. C’est un porteur des valeurs des sages Kongo et un héritier de l’antique sagesse dont la vision de la beauté, de l’amour et du partage demeure des données premières. Issu dans cet univers lumineux des anciens, Michel RAFA est le gardien d’une culture millénaire qui exalte la vision de la fratrie, de la vie et de la mort. Ces thèmes centraux qui influencent largement ses créations musicales et inspirent ses pas de danses dérivées de l’école des ancêtres. Ces divins artistes qui jadis rentraient en extase dans la fusion avec la musique mystique venue du monde des esprits supérieurs.

La danse, le chant et le théâtre

Elevé dans la pure tradition Kongo, Michel RAFA va enrichir et développer cette richesse ancestrale oubliée, délaissée. Les choix des thèmes, la mélodie et les rythmes des chansons dérivent de cette vallée royale d’alors qui l’ensorcelle, l’élève et l’illumine dans cette vie terrestre vouée à la musique.

Véritable danseur né, Michel RAFA revisite et valorise les danses anciennes et les sonorités traditionnelles enfouies dans la mémoire collective. Avec lui l’art de la danse se popularise et se démocratise en devenant un geste de compréhension du corps, de l’âme et de l’esprit. Un vecteur de transmission et de communication transpire dans la danse conseillée et enseignée par le maitre RAFA dans ses prestations individuelles et collectives. Il met en exergue la danse au service du peuple, des fans et des mélomanes dans l’appréhension et la compréhension des connaissances oubliées, des savoirs enfouies et des vertus ancestrales. La danse art gestuel traditionnel est devenue avec lui un moyen d’expression, d’échange et de partage avec l’autre. Une communion avec le corps et l’esprit dans la vocation de faire de l’autre une même entité. Un partenaire idéal dans l’unité avec le tout. Cet ensemble insécable que nos ancêtres Kongolais inondés de vertus de «Tsi-Muntu» conseillaient vivement pour être Un avec l’autre. C’est cette vision transcendantale de la danse que le Ngunza RAFA essaie de donner à tous les fans et mélomanes pour rester fidèles à la tradition séculaire et à la mémoire ineffaçable des aïeux.

Le chant demeure aussi la partie centrale de l’école du ballet LEMBA. Enracinée dans le terroir, l’inspiration profonde des chansons de la troupe découle dans cette source intarissable où reposent les coutumes et les mœurs qui vont le germe initial de la création globale. Véritable sociologue et poète lyrique, l’auteur compositeur Michel RAFA puise dans cette fontaine pour monter la réalité vivante de notre vécue au quotidien, de notre passée commune  et de notre histoire enfouie. C’est un grand connaisseur de la société congolaise et africaine. Un sociologue, un anthropologue, un historien… cohabite harmonieusement dans l’esprit inventif de cet auteur adulé et respecté par le public et toute la profession.

Mais le théâtre occupe aussi une place primordiale dans la troupe LEMBA. Le travail consiste à former et à informer par le biais des cours, animations, stages, contes, séminaires et conférences cet art majeur. C’est ce radieux mariage de danse et de théâtre que ce ballet devenu royal s’est fait un nom et une place scintillante dans le monde musical traditionnel africain voire international. A la lumière des prestations du groupe devenu mythique, le théâtre reste un véritable messager millénaire des us et coutumes ancestrales. En somme, Michel RAFA et ses collègues de la compagnie d’expression artistique Africaine sont le porte-étendard de la tradition séculaire congolaise et africaine qui prospère et rayonne dans le monde.

De Ngoma ya kongo à Lubambu

Le ballet LEMBA est au sommet de son art et au pinacle de la réussite avec le nouvel opus nommé Lubambu (la mémoire). Après des succès éclatants récoltés avec l’incontournable morceau Ngoma ya Kongo I, avec Lubambu, l’artiste musicien Michel RAFA signe un coffret de chansons lumineuses et flamboyantes. Composé de quatorze titres, cet album rentre d’emblée dans le registre des chansons traditionnelles réussies. L’association avec Théo Blaise KOUNKOU donne une coloration nouvelle et une dimension artistique plurielle  à ce chef d’œuvre préfacé par Guy MENGA. Les thèmes de la mort, de la vie, de la mémoire, de scènes de ménages, de l’incitation au travail et du testament alimentent et embellissent la création dans la singularité singulière de l’auteur Michel RAFA de renommée internationale. Il nous replonge dans cet univers multiforme.  Ensoleillé et multicolore. C’est un excellent travail didactique que le géant de la musique ancestrale congolaise et promoteur du patrimoine africain véhicule à travers les musiques chants et rythmes du Congo. Il nous donne à foison et lègue en lumière cette mémoire  ancestrale.

En conclusion

A l’orée de ses trente neuf ans d’existence le ballet théâtre LEMBA, par le biais de son auteur compositeur attitré Michel RAFA, ne cesse de nous étonner, de nous divertir en  nous faisant voyager dans son monde coloré Africain. Cet artiste singulier et atypique aux influences artistiques héritées des ainés reste et demeure un défenseur effréné d’une tradition, d’une culture et d’un patrimoine à protéger, à sauvegarder et à propager.

 A la fois traditionnel, spirituel, moraliste et humaniste, le musicien congolais Michel RAFA aux talents multiples ne cesse de nous montrer sa véritable mission d’être et de vie. Celle de donner aux autres le goût, l’envie, le plaisir d’aimer notre culture, nos us et coutumes. Et de véhiculer un message incandescent d’amour, d’unité, de sagesse, de tolérance, de générosité, de solidarité, de partage, de fraternité… bref ces valeurs conviviales traditionnelles qui fondent notre société. Ces principes qu’il fait passer par le truchement de son art de chanter, de danser… avec joie, amour et bonheur.

Chapeau le sage RAFA ! De ce merveilleux travail de valorisation, de développement et de promotion des musiques chants et rythmes du Congo et Africain que vous ne cessez de déployer à l’échelle mondiale.

Ecouter Lubambu, Mémoire, Memory: http://www.youtube.com/watch?v=FzZxvjyxCZk

Par Yves Makodia Mantséka

Distinctions

1978 : deuxième Prix au Festival de Folklore d’ARGRIGENTO (Sicile)

1979 : 1er Prix au festival Traditionnel de NARRO (Italie)

1981 : MARACAS d’or pour la musique traditionnelle africaine

1982 : Trophée d’or au festival de MONTGUYON et de CONFOLENS

1983 : 1ER Prix Pochette BTL 003 (Belgique)

1983 : 1ER Prix sur la Tradition Populaire de JACA ( Espagne)

1986 : 1er Prix au Festival International d’Arts et Traditions Populaires de Nantes

1989 : 1ER Prix d’Authenticité au festival International de la LOUISIANE à LAFAYETTE (USA) et au Festival de Danse de CHATEAUROUX

1990 : 1ER Prix d’Originalité sur les Traditions Populaires et Recherches Ancestrales à TOKYO (Japon)

1994 : Distinction officielle pour le forum de la Paix du Congo à Brazzaville

Discographie

1977  Chants d’Afrique Noire    45 T n° BTL 001

1981  Michel RAFA et BTL  33 T  n° BTL 002

1983  Michel RAFA et BTL   33 T n° BTL 003

1993  Michel RAFA et BTL   (TRACE)    33    K7 audio – CD n°BTL 004

2012  Michel RAFA et le BTL – LUBAMBU (Mémoire) coffret CD- DVD

 

 

 

Vers un village global africain…

Posté : 10 août, 2013 @ 1:43 dans Non classé | 2 commentaires »

Vers un village global africain… photo_1152_article_964

Une autre Afrique se dessine à l’Orient brumeux d’alors créé par les réseaux Françafrique longtemps cautionnés et encouragés par les dirigeants, et par d’autres filières ou relations inopérantes entretenues avec le reste des États du monde. L’opinion publique sortie de sa bauge silencieuse préconise le changement radical et souhaite une coopération mutuelle avec la France et avec d’autres partenaires occidentaux sur des bases saines.

C’est cette politique de réciprocité et d’égalité qui est au cœur du peuple révolté pour redéfinir les relations si doucereuses, mais souvent orageuses, voire incendiaires, entre la mère patrie et explicitement avec le reste du monde.

Ce revirement témoigne de la volonté du peuple de mettre fin à cette ancienne politique de «Mama » basée sur les liens affectifs impurs, forcés qui viraient à la couverture de protection et d’assistanat éternel. Ces anciens leaders veulent le maintien du statu quo pour préserver leur acquis et pérenniser cette lignée de la politique de domination.

Une nouvelle brèche s’ouvre

Entre ces deux visions, la guerre des tranchées est lancée. Le peuple résolument agrippé au train de la rupture continue de fulminer les critiques, de dénoncer les erreurs, les dérives et les exactions perpétrées jadis, ces pratiques qui généraient les tensions internes et divers conflits interethniques laissant à l’abandon le peuple malade et en crises multiples.

Une brèche est alors ouverte dans cette forêt conflictuelle où les dirigeants actuels adoptent des réformes visant à privilégier les investisseurs étrangers issus des pays émergents pour concurrencer leur marché et freiner ainsi cette percée du vieux tandem d’alors triomphant. L’arrivée en masse des Chinois, des Indiens, des Américains et d’autres pays occidentaux sur le sol africain montre ce changement visible et l’intérêt grandissant pour les capitaux nouveaux et les partenaires opérationnels. L’application des stratégies à l’africaine témoigne de la ferme volonté et de l’ambition de progression des nouveaux leaders dans le but d’atteindre la croissance et le développement.

Les critiques extérieures

Les nombreuses critiques reçues et venues des États nantis ont fortement précipité ce mascaret qui bouscule au passage le passé relationnel jonché de multiples échecs et déconvenues probantes. Comme un pavé lancé dans la mare, ces critiques acerbes à l’égard de l’homme africain ont déclenché un tollé d’étonnement, d’indignation dans le monde intellectuel et l’élite avertie. Donneur de leçons, l’Occident est décrié par l’opinion publique et jeté aux orties avec ses discours incendiaires et ses idées dénuées de connaissance culturelle et historique sur l’Afrique. Bref ! Ces éternels clichés et noires pensées non constructives qui morigènent le peuple, suscitant plus de la provocation que de l’exhortation.

Le peuple africain n’est plus ce pantin écouteur de leçons et exécuteur des ordres. Il veut être faiseur de son histoire et inventeur de son avenir. Celui qui est au cœur de grandes décisions qui concernent sa vie économique, politique, culturelle, sociale, environnementale et sportive. Conscient de ce rôle de premier chef, il veut prendre son destin en main en élisant «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».Celui qui cadre avec ses ambitions spacieuses et qui répond à ses aspirations légitimes.

L’écho de la démocratie pluraliste

De cette résolution affirmée, la démocratie devient alors la voie nécessaire pour enterrer totalement le monopartisme débridé qui a enlisé le continent dans un marasme sans perspective – sans issue pour sortir de crises politiques, économiques, sociales. Le lancement de ce concept depuis la Baule, lors du sommet franco-africain réuni en France, le 20 juin 1990, par François Mitterrand, a suscité des vagues de mutation et de dislocation dans l’océan africain qui a entraîné des remous au sein des États englués dans les régimes monopartistes et autoritaires.

Mais, couvés sous la cendre, ces régimes ressuscités continuent d’attiser la violence, la haine, la désunion et le désamour entre les peuples mutilés par les interminables guerres fratricides qui ensanglantent grandement les pays. Après le Rwanda, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Kenya, la Guinée, le Tchad, le Mali, la liste continue. L’Afrique, encore dans ce tourbillon de la ronde des phénomènes, se décarcasse pour échapper au chaos final.

La voie suprême à suivre

Que doit-on faire pour éviter les conflits, les échecs et le retour en arrière encore plus désastreux ? Le développement est la seule panacée. Il reste le but suprême pour une solide fondation des états libres et démocratiques, tant est il vrai que la politique suicidaire de l’isolement et la stratégie mortelle de cavalier seul ont montré leurs limites dans le monde africain. Foyer de division et de séparation, ces voies stratégiques de l’autarcie ont obéré lourdement l’Afrique et culbuté l’ensemble de ses États dans les marais des guerres, des crises et des maladies. Le rassemblement reste la pierre angulaire et le point d’ancrage unique pour libérer les énergies communes aptes à déclencher la réussite et le progrès.

«L’union fait la force». Il faut pour notre Afrique majeure la création d’une «Nation unie» autour des pôles d’influence des pays pilotes régis par ce magma des institutions et constitutions communes. Mais ces États seront nourris, enrichis et consolidés par une pluralité juridique. Orientée par un seul chef et une monnaie unique sous la houlette d’une banque centrale, l’Afrique réunie dans ce conglomérat des intérêts convergents rétablira la stabilité ébranlée de ses frontières assiégées par les groupuscules divers, et redonnera à l’intérieur des nations divisées d’aujourd’hui, l’intégrité, la dignité et le respect de l’autre, le frère de la tribu voisine.

Cette vision nouvelle apportera

Cette vision non casanière fermera les portes de l’économie moribonde de l’Afrique dirigiste drainant depuis des siècles un cortège de malheurs enclenchés par la dette colossale, le chômage massif, le misérabilisme social. Ce modèle de l’union, à l’Africaine, basé sur notre histoire commune, fondé sur l’émulation, la recherche, l’innovation, la créativité, fera fi des injonctions déstabilisantes venues d’ailleurs qui effacent notre différence et notre singularité, et donnera aux yeux du monde l’image reluisante d’unité qu’elle attend de nous. Celle qui magnifie notre riche patrimoine et amplifie notre fierté légitime.

Voilà la voie propice que nous devons explorer pour repenser l’Afrique autrement autour de ce projet salutaire de village intégral. Et redorer notre blason terni par les images fabriquées, les clichés véhiculés, propagés… dans le monde fort focalisé sur ce visage de l’Afrique déformée.

Par Yves Makodia Mantséka

Lire in LENOUVELAFRIQUE  numéro 58 juillet 2013

 

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