YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

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Pour une Afrique de demain

Posté : 1 mai, 2013 @ 2:37 dans Non classé | Pas de commentaires »

Pour une Afrique de demain photo_1104_article_916

L’Afrique actuelle traverse une difficile et sombre période. Une traversé du désert d’un géant endormi qui présage des lendemains meilleurs. Dans cet horizon futur auréolé de réussite, de gloire et de progrès, une Afrique nouvelle apparait avec un voile constellé d’étoiles rayonnantes et attirantes.

Cette Afrique qui vient sera l’œuvre d’une exceptionnelle génération des mères porteuses des germes de vérité et de lumière. Elle engendrera un monde nouveau gouverné par les progénitures qui seront les pionniers d’un courant dominant d’élites intellectuelles championnes dans les nombreux domaines. Ces fils façonnés avec l’argile de l’amour fraternel et le burin de la sagesse édifieront un continent uni. Avec eux, l’Afrique rentrera dans l’ère de la magnifique floraison et le monde entier marchera au gré du modèle édifié dans ce champ immense et rayonnant de l’incommensurable félicité.                         

L’Afrique qui vient   

Demain, l’Afrique sera un continent meilleur les enfants porteront les desseins d’un continent uni. Ces germes féconds construiront un monde globalisé. Les mères produiront cette génération nouvelle. Elles façonneront dans leur cœur ces esprits imprégnés d’amour fraternel. L’Afrique changée heureuse accouchera une pléiade de leaders qui conduira le train du développement et de la croissance sur les rails des institutions solides.  

La démocratie pluraliste viendra effacer la rouille laissée par le monopartisme envahissant. Les valeurs conviviales traditionnelles renaitront dans les maisons unies des états   métamorphosés. Une vie nouvelle jaillira au présent dans les ilots de ces nations prospères où les stratégies opérationnelles contribueront à l’évolution et au développement de tous les secteurs d’activité. La stabilité économique et politique longtemps absente généra la paix sociale et l’unité entre les peuples. L’ère nouvelle s’ouvrira dans le continent africain devenu supérieur dans la joie, l’entente et la concorde nationale.

Les mères accoucheront les enfants modèles

Les enfants naitront avec le serment de l’Afrique unie. Ces âmes déjà mûres porteront les vertus d’amour insufflées par les mères morales et spirituelles. Les pensées meilleures de ces femmes proviendront de la source originelle où le dieu soleil des anciens infuse sa lumière éternelle. Ces gardiennes des foyers contempleront ce feu d’alliance finale et diffuseront les flammes dans leur vie active. Porteuses de valeurs humaines, elles inspireront les gouvernants vers cet idéal d’universalisme pluriel. Elles guideront les pas de leurs enfants fécondés et ouvriront leurs yeux aux prodiges de la terre. Elles apporteront l’éducation et la formation dans les écoles, les usines et les maisons, ces clés de voûte forgées avec les principes moteurs laissés en héritage par les ancêtres.

Ces femmes de lumière travailleront dans les champs et les ateliers pour satisfaire les besoins vitaux et essentiels des populations. Leur tâche constructive élèvera les hommes au rang des élites intellectuels modèles et des champions de la croissance. Leur mission noble, salvatrice illuminera ces dirigeants procréés en unité avec le tout insécable. Façonnés à leur image, ces chefs bâtiront des projets de société calqués sur les idées inculquées. Dans chaque homme naitra l’âme de la femme motrice et gouvernante du destin forgé et du rêve réalisé. Cette antique maxime ennoblira et sublimera le génie de ces nouveaux penseurs, décideurs et experts.

A l’instar des aïeux, le pouvoir formateur et inspirateur de la femme solaire reviendra le pacte sacré ancien délaissé. Les enfants nés s’idéaliseront et s’identifieront à la divine beauté de la femme. Le rôle de la reine enchanteresse refleurira comme jadis dans les royaumes effacés. Cette nouvelle classe de la femme prendra les rênes du pouvoir en Afrique. La justice et l’égalité seront rétablies et viendront couronner la victoire finale. Le triomphe jamais égalé marquera la sortie de la femme du rôle mineur. La place prépondérante sera accordée à la gente féminine. Et l’Afrique élevée par l’esprit féminin découvrira le champ radieux de la félicité totale.

L’Afrique sera championne 

L’Afrique championne du monde jouera sur la scène mondiale avec les armes nouvelles. Elle conseillera les adversaires et le public aux vertus de l’échange et du partage. La cour mondiale suivra ces nouveaux principes d’équité et de justice dispensés par l’équipe africaine. Le fair-play sera la conduite exemplaire à suivre par tous les participants aux jeux de l’équilibre et de la concurrence loyale. La réciprocité guidera le commerce et le transfert de fonds dans la dynamique du marché libre et ouvert. Les prix seront dictés par un directoire des états membres formés par le principe de la mondialisation à visage humain. Un traitement différencié et favorable sera accordé aux pays pauvres pour sortir de la crise.

Les nouvelles sociétés caritatives et multinationales verront le jour dans l’intérêt commun des couches sociales défavorisées. Les huttes des palabres et les chefferies des débats fructueux naitront à l’échelle planétaire pour guider et éclairer les gouvernants des états rassemblés. Un comité des sages aiguillera et éclairera toutes les lois, les projets et les décisions prises au sein des assemblées générales et réunions internationales. Les notions de l’éthique, de la sagesse et de la morale orienteront les nouvelles organisations mondiales érigées pour le triomphe de la solidarité et du bien être global. L’Humanité sera sauvée par le rôle cardinal de l’Afrique réveillée du sommeil cataleptique.Le monde nouveau ouvrira une belle page pour écrire l’histoire des peuples libres et prospères. Un livre merveilleux porteur de l’espoir d’une humanité unie et heureuse de vivre ensemble dans ce monde de la fraternité internationale. La terre entière vivra avec les vertus du paradigme universel initié par l’Afrique triomphante.

Yves Makodia Mantséka

Source LeNouvelAfrique numéro 54 mars/avril 2013

La paix constructive en Afrique

Posté : 2 avril, 2013 @ 10:32 dans Non classé | Pas de commentaires »

La paix constructive en Afrique photo_1087_article_897

Statue de la paix à Lomé, Togo

La paix, c’est la guerre des idées», disait l’écrivain et poète français Victor Hugo. Cette maxime est, de nos jours, bien loin des stratégies et des politiques africaines dans leur vision de construction et de conception du développement. Le constat actuel illustre cet état de fait consternant et suscite de multiples interrogations pour sortir de ce lancinant problème.

En effet, les guerres multiformes qui désagrègent le continent africain sont des luttes tribales, interethniques, des frontières et des territoires. Ces conflits armés mettent en avant la primauté qu’accorde l’homme à son intérêt personnel de dominer l’autre devenu l’ennemi à battre. Et à faire disparaître. La vie devient une lutte perpétuelle, et non un moment de joie, de plaisir, d’entente, de convivialité, ces valeurs faisant germer le bien vivre ensemble d’une communauté ou d’un peuple dans un but commun. Dans ce sillage, la solidarité et l’entraide forment les socles de la fraternité donnant à la nation souveraine la sérénité et la tranquillité des esprits.

L’éclosion de l’unité indivisible

C’est cette unité d’ensemble qui engendre dans un état libre et indépendant le calme et le silence. Ainsi, la paix habite la nation fondée sur ces piliers brillants qui donnent à la population le bonheur et l’amour. Ces sentiments meilleurs découlent du tréfonds de l’âme du peuple, là où son esprit vit dans la sphère de beauté et de la félicité. Ce monde de plénitude réside dans l’antre intérieur de l’homme. Ainsi, la vraie paix existe dans l’âme du peuple pétri de sentiments et pensées sublimes qui habitent dans les abysses du cœur imbibé d’amour. C’est cette vision étincelante que le politique africain doit appréhender, apprivoiser et appliquer pour générer partout l’ère de la paix intérieure, entrainante et rayonnante, laquelle viendra ouvrir large le champ des possibles où poussent l’espérance, le développement et la croissance tant attendue.

Reconstruire les cavernes d’amour

La haine nous habite tous, frères africains, sur le radieux chemin qui nous pousse à bâtir l’Afrique Une. Le chacun pour soi dicte les idées destructives. Cet individualisme effréné emprisonne dans l’antichambre de l’évolution et du progrès. Les projets et les décisions de l’homme sous l’empire de ces idéaux négatifs construisent les châteaux de ruines et de désunion, avec à la clé le refus manifeste de l’autre considéré comme un renégat, un traître. Chassé de la communauté et du village, il devient le banni de la tribu. C’est par ce rejet du frère de sang que la nation civilisée commence à se disloquer, à se déchirer et à se séparer. Les ethnies proches et les tribus frontalières s’éloignent et se distancient en quittant les terres de conciliation et de jonction. On ne peut construire le pays en refusant l’autre, son prochain. L’Afrique souffre de ce mal congénital. De ce mal sont nées les multiples guerres qui rongent et abîment ses terres de fraternité.

Longtemps, l’Afrique fut un continent où les vertus de solidarité et d’unité gouvernaient les villages, les campagnes et les villes. Ces valeurs noyées dans la division et la dislocation n’existent plus. Elles ont disparu de la vie associative où elles prévalaient et orientaient les chefs dans leur dessein sociétal commun : construire un même village où vivent un seul peuple et un seul idéal. Ainsi, la sortie des guerres intestines passe par le retour à la case départ : il s’agit de reconstruire les cavernes intérieures d’amour, détruites par la haine viscérale qui régente tout. C’est en restant à l’intérieur de ces cases personnelles que l’homme africain retrouvera l’intelligence, la sagesse et la fraternité perdue. Ces flammes jadis alimentaient et dirigeaient les buts ultimes des nations. Avec cette exaltation de l’âme placée dans les effluves d’amour, de générosité et de partage, l’africain élevé et régénéré trouvera sa voie majestueuse ouverte par les anciens chefs qui ont laissé à la postérité les vestiges et les patrimoines brillants. C’est en scrutant ce passé de l’histoire que l’africain initié aux vertus de respect, de confiance, de tolérance, de la morale et de l’éthique deviendra l’héritier de la paix sociale cultivée par les ancêtres.

Concilier les forces intérieures

De nos jours, l’Afrique est touchée par les multiples guerres claniques et frontalières. Ces dominantes guerres des hommes et des territoires. Avec ces luttes armées, l’Afrique devient le terrain de peur, de douleur et de souffrance. Implicitement ou explicitement, l’Africain est responsable des tueries et massacres perpétrés sans cesse sur ses terres d’hospitalité légendaire et d’histoire mirifique. Il est l’artisan de sa propre ruine et de la déchéance des nations.

L’étranger jugé diviseur, destructeur, fossoyeur n’est plus aujourd’hui l’être à jeter l’anathème. L’imprécation vient du peuple piétinant les règles communes de la souche familiale africaine. Elle est l’œuvre achevée par l’africain lui-même dans le refus manifeste de ces lois qui gouvernaient sa vie d’autrefois. C’est cette absolue réfutation qui a renversé irrésistiblement l’Afrique dans la marche vers l’émergence d’un continent développé. En plus de la modernité que l’Afrique doit accepter dans son évolution et son développement, elle doit également concilier les forces intérieures qui ont fait d’elle le continent singulier et authentique. L’identité africaine est forgée par les croyances dans les valeurs millénaires des anciens qui adoraient, vantaient les cultures, les us, les coutumes, les traditions, ces bases qui forment leurs nature et image propres.

L’Afrique en guerre est loin de vivre dans la paix constructive qui façonne les mentalités et unit les hommes. L’absence des guerres des idées a laissé la place aux luttes des classes, des personnes,… Le dialogue et l’échange, qui faisaient le lit de la démocratie et de la liberté de parole, sont évincés dans les discussions et débats infructueux. L’Afrique est victime des rivalités, des mésententes entre les peuples vivant au nord et au sud du même pays. Ces pensées minent les terres africaines et amplifient les guerres fratricides qui éludent la paix positive entre les ethnies.

Tendre la main à l’autre

C’est le choix néfaste de l’esprit négatif vers les palabres stériles et actions destructrices que l’Afrique, sortie des chefferies des connaissances et savoirs sublimes, traverse, cette phase noire des guerres tribales. L’Afrique indépendante doit rester maitresse de sa destinée sans être l’exécutrice des ordres. La véritable paix réside à l’intérieur d’une âme détachée de tout assujettissement et toute contrainte extérieure. La paix constructive habite l’homme qui dit non à la guerre et tend la main à l’autre. Son frère de sang. C’est cette forme de modèle unissant et de stratégie sociale qui feront de l’Afrique une âme noble et humaine. Cette belle humanité exaltée placera le peuple, mû par l’intérêt général, dans le champ de l’unité indivisible et sur le terrain de la maison commune.

L’Afrique réunie gagnera en mettant en application ce geste supérieur, élogieux et méritoire. Une attitude positive qui donnera au peuple éveillé une scintillante vision de l’Afrique en gestation. Le continent meilleur germera sous ce feu intérieur venu du cœur ardent et inondé des belles et nobles idées qui forgent une rayonnante guerre de paix. Cette paix contagieuse, partageuse et lumineuse est une œuvre de longue haleine. Elle se construit pierre après pierre au fond du cœur du peuple où l’unité avec le tout donne la force et la puissance de produire cette captivante sérénité qui donne à l’humanité joyeuse le ferment d’entente, d’harmonie et d’amour universel. Ces vertus cardinales qui fondent le village pour tous. De nos ancêtres éclaireurs.

Yves Makodia Mantseka

Source:  Magazine   Le Nouvel Afrique numéro 53 du 02/03/13

 

la lumière

Posté : 2 mars, 2013 @ 4:12 dans Non classé | Pas de commentaires »

la lumière  lumiere

Dans notre rivière intérieure réside la divine lumière,

Cette clarté enfouie dans les tréfonds de nos abysses

Que la vie généreuse nous donne dans ses  mains vénérées…

Chacun trouve son chemin avec ses rayons non écarlates.

 

Le jour radieux s’élève au gré de cette nappe de floraison solaire,

L’humain découvre une nouvelle image de ce monde igné

Dans la rosée lumineuse de cette immense région lactée

Que la beauté des siècles embrase dans l’immensité boréale.

 

L’écho de l’amour  pur dans cette vallée de lumière sidérale

Brise la glace de la sphère du temps  qui sourit joyeux au passé,

Dans ce monde d’en haut où l’âme de l’homme renait des cendres

Que le soleil laisse sous le feu de l’éclosion du ravissement infini.

 

Une étoile polaire s’éclate dans cette floraison miraculeuse,

L’humanité réveillée par la mort de la nébulosité obsédante

Découvre au firmament des mondes sublimés dans l’éternité,

La beauté miroitante des âmes façonnées par la déité jaillissante.

 

 

 

Un regard positif sur l’Afrique

Posté : 24 janvier, 2013 @ 3:13 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

                                                 Un regard positif sur l’Afrique

 

Historiquement, l’Afrique est la mère première. Elle a fécondé le monde au vu de son passé flamboyant de Égypte antique et des anciens empires défaits. Ce rayonnement lui donne la palme d’or d’un contient majeur. Le premier homme est né dans ses terres millénaires. Les connaissances, les savoirs et les richesses matérielles voire spirituelles dérivent de la vallée des rois où les anciens ont laissé à la postérité leur legs lointain.

Le passé florissant

L’ Afrique d’aujourd’hui est loin de cette historicité lumineuse qui a fait elle le continent phare où les autres se sont inspirés et puisés les ressources pour forger leur vie et leur destin. L’image d’hier s’est effacée et une autre moins reluisante s’est imposée à l’ombre des rêves de conquête et de domination. Une phase néfaste s’est passée où la figure déchirée de la mère africaine a affiché au monde un spectacle de désolation, de famine et de pauvreté. Un cortège de maladie généré par une crise monstrueuse et élargi par une effroyable misère. Ce misérabilisme social encercle l’Afrique malade de sa propre politique, de ses politiques et de l’outrance dominance de l’étranger érigé en maitre envahissant.

Hormis ce paysage sombre, les défenseurs hardis prônent un présent rayonnant et posent indubitablement un regard positif sur l’Afrique d’aujourd’hui et celle qui vient. Un courant modèle s’arc-bouté sur l’idée d’un continent émergent. Ces enfants de la Patrie unique. Celle de l’Afrique Une. Ils pensent meilleur pour rendre meilleure l’Afrique. Ces partisans de l’unité africaine s’évertuent à servir un continent sorti de l’ornière de complexité et de peur cellulaire pour asseoir un modèle propre issu de sa vision singulière. C’est le refus délibéré de la torpeur spirituelle et morale que ces âmes de la liberté et de la paix vantent inlassablement pour donner au continent  noir une image qu’on attend elle. Celle d’une Afrique non souffrante; mais belle, souriante et enivrée d’idéal.

Au visage agréable d’une belle Afrique que les nouveaux esprits africains incarnent dans la marche vers ce radieux sentier de croissance et de développement durable, ils vantent au préalable un dessein sociétal positif et constructif. C’est sur ce socle de l’édification d’une nouvelle société africaine arrimée sur les terreaux fertiles de valeurs pérennes qui ont jadis consolidé et raffermi les liens séculaires entre les peuples de différents États, que ces penseurs contemporains diffusent  pour donner au reste du monde le paysage scintillant de l’Afrique ignorée et occultée. Ce révolutionnaire courant africain né envahit littéralement les médias, la presse, les universités et les écoles de pensée. Dans ces multiples lieux de réflexions, de débats où il prospère et bouscule les normes, cette élite enterre la pensée envahissante et intègre dans son bréviaire l’unique message de l’Afrique nouvelle. Changée heureuse. Ces ilots de conception habitent le continent. Ils sont relayés par la diaspora africaine qui vient étayer, alimenter et enrichir ce mouvement d’un genre nouveau. Avec cette  philosophie novatrice le mot d’ordre est de communiquer et de parler positif. De véhiculer des nouvelles et informations positives avec comme fer de lance: portée en soi l’Afrique profonde en propageant des images non négatives. C’est le rejet de cette absolue négativité qui est le germe initial de cette nouvelle philosophie africaine pilotée par l’élite éclairé.

Ces nouveaux intellectuels africains sont bercés par les versets des ainés imbus des idéaux d’unité et sont plongés dans les litanies des démocraties pluralistes. C’est la marche vers le village monde africain que ces nouveaux penseurs amorcent sur les thèmes affirmés du mondialisme positif et de l’humanisme intégral africain. Ils préconisent l’investissement humain dans le processus du développement et le maintien des valeurs cardinales pour bâtir une Afrique Une.

Investir dans la personne humaine

Les tenants de l’approche constructive de la société positive africaine professent à l’échelle continentale la prééminence du rôle de l’homme dans l’investissement de ce vaste sentier de développement. L’idée motrice et communément admise est celle qui accorde le rôle prépondérant à chaque individu dans l’élaboration et la réussite du projet sociétal commun. L’investissement humain devient leitmotiv pour inciter l’économie, le social, le culturel, le sportif et le politique pour enclencher la machinerie de la croissance. Avec la nouvelle école de la Patrie unique, investir dans la personne humaine devient le seul moyen pour susciter la croissance auto-entretenue. Une condition sine qua non pour accroitre le développement tiré par le marché non orienté. « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le Monde » dit Nelson Mandela. Privilégier l’homme sur le chemin de son développement c’est donner au pays les chances de sa propre réussite. Car tout vient de l’homme pensant dans sa réflexion féconde d’ériger une société à l’image de ses propres pensées. Artisan de sa vie et de son destin, l’être éduqué s’élève et se cultive; et construit son monde avec les rênes reçus en partage. C’est le couple éducation et formation que ces héritiers mettent en avant pour construire un nouveau village africain. Ce monde Un où tous les peuples unis se donneront la main d’un indissoluble lien d’amour, de solidarité et de fraternité.

Les valeurs pérennes

Au demeurant le courant nouveau renouvelle les principes d’hier que les anciens ont mis sur pied pour édifier les pyramides communes. Au sommet de ces pyramides où l’Afrique jadis glorieuse était dans la plénitude intérieure. Cet ineffable bonheur que ces partisans férus de démocratie et de liberté conseillent vivement pour faire naitre dans la tête des autres un regard positif sur l’Afrique. Cette figure africaine gagnante, constructive et exemplaire. A l’intérieur des États où règnent la paix, l’unité, l’entente et la concorde nationale: Le Nouvel Afrique.

C’est ce fameux et radieux village global que les enfants de l’unité entre les peuples professent à travers les vertus d’amour, de solidarité, de partage et de fraternité. Pour donner une nouvelle coloration à l’Afrique patraque. Héritiers présomptifs, ces gardiens des valeurs anciennes veulent garder des liens séculaires. Ces racines qui fondent toute la richesse et la gloire de l’Afrique d’alors. C’est sur ce miroir éclairant qu’ils veulent contempler pour comprendre l’histoire des ancêtres et pour jeter les bases d’une ère nouvelle de l’Afrique qui vient.

L’Afrique en crise  est en proie à des guerres intestines. Elle s’est détachée de ses valeurs intrinsèques qui ont longtemps jalonnée ses années de prospérité. Elle a besoin indubitablement de ses flammes  lumineuses pour sortir de ce labyrinthe assombrissant. Le Nouvel Afrique impose des voies anciennes et des voix nouvelles pour élaguer sur son chemin les impérities et vicissitudes du passé. Ces atermoiements et hésitations qui ont culbuté le continent dans le gouffre meurtrier de divisions, de  l’inertie et de la mollesse. La sortie de crise passe sous le pont des valeurs pérennes où coulent les eaux sereines de l’Afrique Unie.

En conclusion

Ces nouvelles élites sont pour l’invention et l’innovation. Ils sont animés par un rêve irénique fondé sur la redéfinition inéluctable des politiques ou stratégies manquées et échouées. Ces âmes nouvelles sont obnubilées par le spectre du changement. Avec le regard non critique sur l’Afrique en devenir, ils fredonnent l’air du changement et affirment hautement. « Le changement c’est maintenant ». Un ardent désir d’avenir que ces enfants de la rupture s’attèlent à cultiver pour une Afrique forte, riche et conquérante. Cette trilogie déterminante que l’élite actuelle caresse l’espoir et rejette par-dessus bord le désespoir d’hier obsédant.

Yves Makodia Mantséka

Publié dans la magazine: LeNouvelAfrique numéro 52  du mois de  janvier et février 2013

La fin du Monde

Posté : 24 décembre, 2012 @ 12:16 dans Non classé | 5 commentaires »

La fin du Monde  images

La fin du monde longtemps annoncée n’a pas eu lieu. Un échec prophétique disent les théoriciens du chao planétaire et une victoire pour les irréductibles passionnés du monde spiritualiste. Entre ces deux courants le monde dans sa globalité vacille et ne sait guère sur quel pied danser pour croire à la vérité disputée par ces antagonismes.

En effet, les apôtres de la fin du monde croyaient fermement que les astroïdes géants heurteraient la terre. Les illuminés voyaient plutôt à l’irruption d’un monde nouveau et le changement d’ère. Sous le fond de cette lutte qui dure depuis la chute de l’empire romain avec à la tête près de 182 fins du monde, l’humanité déclarée morte subsiste. Malgré tout à cet assaut réitéré de la destruction annoncée.

Ainsi, l’an 2012 sauvé est rentré dans les annales historiques de nombreux échecs que connaît cette néfaste prédiction. L’heure de l’inquiétude mondiale est passée et avec elle les terriens persuadés des élucubrations apocalyptiques croient plus que jamais au début d’une ère de paix. Et non à la fin du monde.

Une annonce de tous les temps

Depuis les temps immémoriaux, la fin du monde a toujours suscité le débat entre les hommes vivant sur la planète. Nos anciens ont connu ces vagues de prédictions de la fin de la vie mondiale. Les écritures abondent des manifestes témoignages et laissent entendre que ce monde actuel n’est pas le premier. Un autre monde existait jadis et a été englouti par un déluge. Cette peur de disparition de la planète terre hante les peuples et les croyances, les mythes renouvellent sans cesse cette énigme qui bouleverse le monde. Chacun dans son micro monde pense à la mort et à la fin de sa vie terrestre. Un cauchemar pour le monde dans ce grand tourbillon médiatique qui alimente, amplifie la prophétie du cataclysme et de l’effondrement de la planète terre par les collisions des astres gigantesques.

De nos jours l’apocalypse est détournée de son sens originel et de sa véritable essence initiatique. Elle est maquillée de nébuleuses connotations et travestie par de malséantes affabulations. Ainsi, l’apocalypse annoncée est mort dans l’insuccès de la prédiction des hommes apeurés et visiblement obnubilés par la somnolence spirituelle et l’avènement d’une ère nouvelle. Cette révélation qu’annonce et dessine la fin d’un monde et non du monde comme l’illustre fort justement les arcanes sacrés du calendrier maya. Véhiculée par les nébuleux pessimistes du temps présent, la destruction planétaire n’a pas eu lieu. C’est l’ère du changement d’époque sombre que cette date fatidique du 21 décembre 2012 voulait montrer à la face du monde pour donner à l’humanité les nouvelles armes pour se construire individuellement et non de se battre collectivement pour conquérir les ilots égoïstes et partisans. C’est la floraison d’une nouvelle âme et d’une conscience humaine meilleure. Cette paix universelle que cette prophétie millénaire véhicule pour inculquer au monde la vision constructive et fraternelle. Dans cette terre assiégée par des crises multiples et abimée par des intestines guerres des hommes. C’est cette fin du siècle que cette funeste prédiction cachait. Celle de la fin des temps comme le prévoyait le calendrier maya à l’orée de l’hiver. Civilisation très avancée, le peuple maya féru d’astrologie considérait cette date de solstice de l’été comme une donnée inéluctable pour s’ouvrir à une nouvelle ère de compréhension et d’entente entre les peuples de la terre. Cette unité indivisible des esprits du peuple du monde dans la fusion avec l’âme universelle.

La mort individuelle  

Le philosophe Berkeley disait : « il suffit à l’homme de fermer les yeux pour que le monde disparaisse ». Ainsi, chacun meurt et disparait pour toujours dans cette vie. C’est cette fin individuelle et non collective qui illustre cette vision prophétique et initiatique des peuples mayas. La fin du monde n’existe pas et n’existera jamais. Seul subsiste et perdure depuis la nuit des temps la disparition d’une âme qui rejoint son au-delà personnelle. Son propre monde forgé dans cette vie où son esprit à ensemencer les grains de ses pensées formulées et exprimées. Une vision de transmigration des âmes colore cette occulte pensée et souligne la portée considérable de la renaissance d’une âme et de ses changements échelonnés dans cette vie actuelle. A la lumière de cette inflexible loi de vie, la mort est la fin d’une vie et non des vies. La globalisation de la vision de la mort trouve dans les annales des anciens une connotation matérialiste. Pour eux la mort comme donnée subjective, personnelle frappe l’être humain pour rentrer rayonnant dans la vie éternelle. C’est la croyance au monde paradisiaque où la vie continue que la raison apocalyptique de la fin du monde échoue et trouve une explication divine éclairante. Une réalité céleste montrant que la disparition d’être sur terre est un départ millénaire, un appel de l’autre monde, un changement de l’âme individuelle et un voyage de retour de l’esprit à la source de genèse.

Quel enseignement tiré !

Cette fin annoncée fut somme toute un canular monstrueux. Partout dans le monde le commerce à cette machinerie prophétique s’est enclenché et développé. On a philosophé sur la vie, épilogué sur la religion et discuté sur l’art et l’histoire du monde. On a assisté à des processions multiples, à des fuites des peuples vers des contrées lointaines, vers des sites historiques. Et aux constructions des bunkers pour échapper au naufrage collectif. Cette peur de la mort mondiale a suscité la montée du pessimisme ambiant et de la négation à la croyance de la vie actuelle. Une vision est née de cette annonce imminente de la mort mondiale et de disparition de la planète terre. Celle basée sur l’exaltation des mythes fondateurs de la destruction planétaire et de recours aux doctrines sataniques des gourous inventeurs des idéaux suicidaires. C’est cette vague opaque de l’acculturation et d’aveuglement des esprits qu’une partie du monde a été victime dans la croyance à la fin inéluctable du monde.

Au-delà de cette vague qu’aura suscité ce feuilleton médiatique, l’enseignement tiré reste et demeure de garder l’espoir d’une vie calme et sereine en soi. Comme des moutons de panurge, la foule aveuglée ne draine aucune valeur salutaire, aucun sublime moral. Sinon une peur cellulaire qui étouffe l’élan intérieur de l’homme solide et ferme dans ses principes et forces motrices. C’est le rejet de l’amour à la vie présente et de l’adoration à la mort. Que l’homme du monde en crise à épouser dans cette apocalypse monstrueuse. Une prophétie qui aura marqué l’histoire et les esprits par son ampleur mondiale, par ses extrémités atteintes dans la destruction et non la révélation que véhicule le divin message des peuples Mayas. Une évidente ignorance à ce message annonciateur s’est propagée dans le camp des théoriciens de la fin du monde et chez les pessimistes des doctrinaires du jugement dernier.

En tenant en haleine le monde cette prophétie détournée à des fins stériles à uni le monde dans la peur contagieuse. De Bugarach en France à Chichent Itza au Mexique. Ces deux sites phares de cette grande déception mondiale. La désillusion et les espoirs déçus des tenants de l’approche de la fin imminente a montré la puissance de la force de l’esprit éternel qui guide et protège la mère terre. La Gaia dans la paix intérieure et le calme olympien. Dans sa vocation première de donner au peuple du monde l’espoir d’une vie meilleure et le bonheur de continuer de vivre, de savourer l’exubérance de ces biens délectables et le plaisir inextinguible qu’elle procure. Avec cette prophétie des mayas l’ère nouvelle d’une paix mondiale s’annonce l’an prochain sous les auspices d’un monde nouveau et d’un village global meilleur sans l’injonction du capitalisme clivant. Dans l’unité et la fraternité mondiale. Cette symbiose avec la déité et l’harmonie avec le cosmos. C’est la fin de l’ère du verseau et l’amorce de l’ère du gémeau qui se profile à l’horizon dans ce changement de cycle. Sans fin du monde.

par Yves Makodia  Mantseka

Le soleil

Posté : 6 décembre, 2012 @ 12:03 dans Non classé | 1 commentaire »

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Le soleil est notre source de lumière éternelle,

Une gerbe de fleur irradiante

Que la divinité a planté dans cette terre féconde.

 

Visage souriant d’une magnifique beauté,

Sa voûte céleste berce notre éphémère vie

En sublimant l’âme attentive aux effluves immortels.

 

C’est un prisme scintillant,

Un ardent ferment de clarté infinie

Que l’humanité contemple pour trouver sa destinée.

 

Lumière efflorescente de notre finalité,

Sa magnétisante aura englobe l’esprit du monde

Et couvre nos corps engourdis des rayons paradisiaques.

 

Jaillissant nimbe de l’éternité attirante,

L’indicible bonheur habite son cœur d’amour cosmique

Une vocation éminente des serviteurs de la magnificence.

Le spirituel, levier de développement économique en Afrique

Posté : 8 novembre, 2012 @ 3:48 dans Non classé | 4 commentaires »

 

Le spirituel, levier de développement économique en Afrique o23jz2y8-300x189

Longtemps, l’Afrique a connu maintes voies de développement pour sortir de la crise. Toutes ces stratégies ont occulté le spirituel comme arme idéologique pour sauver le continent de ce déluge. La primauté accordée au déterminisme économique n’a nullement généré des effets escomptés pour remettre sur les rails tout un continent dans la déroute. Ce faisant, les théoriciens du développement de l’économie spiritualisée ont inventé un modèle propre pour corriger les imperfections humaines et accoucher la croissance durable. C’est le développement économique fondé sur l’homme et non sur les choses que les tenants de cette approche constructive préconisent aux pays débiteurs pour retrouver le chemin du progrès et de la réussite.

 

En mettant en avant le spirituel avant le matériel  pour doper la croissance économique, ce paradigme positif du développement incarne un changement de comportement des agents pour atteindre les objectifs poursuivis. C’est tout le travail de progression spirituelle de l’homme qui est au cœur de cette analyse de croissance et de développements économique, social, politique, culturel et environnemental. L’humain est placé au centre des activités et des préoccupations dans le but de susciter la transformation en travaillant d’abord sur lui-même pour devenir l’artisan favorable de l’éclosion de la croissance par le biais de sa propre éducation et formation intérieure. C’est cette stratégie du changement de l’humain dans la prise en compte de la prééminence du spirituel que repose la nouvelle voie de développement prônée par cette école d’inspiration naturelle et de vision transcendantale de l’économie.

Soigner avant tout l’homme africain

Privilégier le spirituel avant l’économie, c’est placer l’homme africain au cœur de la société et de sa transformation de fond en comble pour atteindre le chemin radieux de la croissance durable. Ce changement de priorité amorce une nouvelle conception des stratégies de développement économique. C’est la prédominance du rôle moteur accordé avant tout à l’éducation, à la formation personnelle de chaque individu dans son micro-état qu’il faut promouvoir dans cette politique de progression spirituelle et développement de soi. C’est tout le travail de perfectionnement basé sur le soin minutieux de l’âme et de l’esprit qui est ici mis en exergue dans cette vision du développement intégral de l’homme africain. C’est le comportement changé de l’être humain dans sa vie active et sociale que les praticiens de l’école morale de l’économie professent pour corriger les défauts et les vices qui régentent les acteurs dans leurs choix opérationnels. Cette stratégie intérieure de l’homme préconise la primauté de soigner chaque acteur économique pour devenir un être responsable et soucieux de remplir sa mission de l’état dans le respect des lois et des normes établies. C’est l’acquisition des valeurs éthiques et morales que les tenants de cette approche de l’économie spiritualisée recherchent pour arriver au stade suprême du développement de l’Afrique.

En mettant l’accent sur la spiritualité, les économistes de l’âme intègrent les données économiques, sociales, politiques, culturelles et environnementales dans cette sphère invisible dictée par les dieux de la nature. C’est la logique divine qui commande l’économie et non la raison conquérante dans sa conception matérielle que les partisans de cette politique de l’esprit vantent par-dessus tout. Cette théorie économique tire son fondement dans le rapport de l’homme africain avec la nature et ses croyances aux forces de l’esprit et de ses liens millénaires avec les rites ancestraux. En filiation avec cette liaison spirituelle que l’homme africain entretient avec les entités invisibles, les penseurs de l’économie positive intègrent dans leur analyse les préceptes moraux qui structurent ce lien sacré. C’est la sacralisation de l’économie et la spiritualisation de l’homme africain dans sa vision de développement intégral, gage essentiel de déclenchement de la croissance économique que ces théoriciens du développement de l’âme exaltent dans la dynamisation et la stabilisation des États du continent noir. Cette conception écologique intègre le sacré comme élément premier qui guide les acteurs dans leurs choix économiques, politiques, culturels.

Esclaves des idées reçues

Partant du postulat que les politiques sont de plus en plus esclaves des idées reçues et des thèses des écrivains vains, les doctrinaires de la pensée divine de l’économie proposent la liberté individuelle qui suscite le développement équilibré et harmonieux d’un état. Car le développement de chaque individu dans son écorce interne provoque un effet d’entrainement dans l’éclosion des potentialités capables de développer et de dynamiser une économie locale. C’est la jonction des intelligences individuelles qui va susciter le développement d’une intelligence collective apte à enclencher le changement par son action positive et porteuse de valeurs constructives. Un dirigeant imbu des valeurs spirituelles exerce ses fonctions avec dignité, loyauté, délicatesse et respect

des institutions. C’est le principe essentiel de conscience professionnelle, de probité morale que cette école de l’amour du travail et de la patrie développe dans leurs thèses de l’économie, de l’amour.

En mettant en avant les valeurs cardinales dans la gestion de l’économie interne, les économistes de la justice et de l’équité placent au cœur de leur analyse politique une vision humaine du développement de l’être dans son entièreté. C’est le développement de l’homme et tout son être que les champions du développement spirituel de l’économie conseillent aux dirigeants africains pour rompre avec leurs idéaux égotiques et centralistes.

Ainsi, le spirituel comme arme de développement économique en Afrique est la stratégie efficace pour jeter les bases de la croissance économique. Avec ce nouvel indicateur non scientifique, le matériel est dominé par le spirituel dans le processus de développement et de croissance des états. Ce n’est nullement le rejet complet du matériel qui est le but central de cette nouvelle approche du développement mais une sublimation totale. C’est la fusion de ces entités que ces théoriciens de l’esprit recherchent pour façonner une économie pure pilotée par les dirigeants enivrés d’idéaux humanistes.

Appliquer les vertus spirituelles

Comme donnée première, les économistes de l’âme utilisent le spirituel pour mettre fin à la corruption, au népotisme et au clientélisme qui rongent les nations africaines. Que faire pour donner une impulsion nouvelle aux économies rongées par le déficit et gangrenées par la dette colossale ? La pauvreté et le chômage devenus monnaie courante étranglent les états exsangues et littéralement en situation de crise chronique.

Pour faire face à cette calamiteuse situation, les économistes du parangon de vertus spirituelles appliquent le modèle de l’économie du marché orienté par les normes morales et spirituelles pour corriger les imperfections et éviter la concurrence déloyale. Avec l’économie totalement moralisée, les acteurs adoptent un comportement positif pour faire du marché un espace de libre échange et de commercialisation réciproque.

Dans cet univers permissif, les pays pauvres gagnent dans le respect de l’équilibre d’échange assorti par un prix non dicté par des nations riches à dominance économique. C’est la mondialisation de l’économie moralisée et humanisée que les doctrinaires du paradigme spirituel professe à l’échelle internationale pour sortir l’Afrique du cercle vicieux du surendettement massif.

Avec cette culture de l’économie divinisée, l’homme devient l’acteur honnête et non véreux dans le champ de l’économie du monde. C’est la responsabilité, la tolérance, la solidarité internationale et le partage que les États plongés  dans la sphère des échanges commerciaux intègrent dans leur politique économique à orientation morale. C’est le fameux commerce mondial éthique. Dans la prise en compte de la logique de l’unité qui doit gouverner les agents sur l’échiquier du marché pour enterrer le système d’exploitation et la guerre des égos démesurés.

En rejetant la thèse des esprits animaux qui animent les marchés financiers, le modèle du marché spiritualisé moralise les acteurs économiques, tous les investisseurs et actionnaires et les poussent à faire de l’économie du monde un espace où tout le monde gagne. C’est la négation de la théorie de l’enrichissement des rentiers au profit de l’équilibre harmonieux de tous les participants au marché globalisé que ce modèle positif de l’économie insère dans les stratégies économiques des nations africaines pour sortir du marasme sans perspective.

Un mal à élaguer

L’appauvrissement des ménages reste le mal à élaguer dans cette voie de développement de l’être humain. Une stratégie de perfectionnement intérieur où l’état est la somme des individus sublimés devient un instrument au service de l’économie spiritualisée. Il joue le rôle de gardien de ces normes et protecteur des âmes moralisées, conscientisées et spiritualisées.

C’est un état sous l’injonction des vertus divines qui arbitre dans l’intérêt général. Ce n’est guère un état omniprésent mais un état libre qui ne doit pas s’engager dans les activités où il réussit mal parce que ce n’est pas sa vocation première. En incarnant et en symbolisant l’état non policier, il participe à la répartition et à la redistribution des richesses.

Avec un état humanisé, l’économie est bien gérée et engendre la création d’emplois par la politique permissive de la promotion de l’initiative individuelle. Les entreprises ainsi favorisées par un environnement institutionnel non coercitif, il crée des emplois et fait chuter le chômage et, partant, il améliore la croissance économique. La consommation des ménages augmente et les économies retrouvent le chemin du développement. C’est le cercle vertueux rêvé des économistes de l’âme dans leur vision idéale et du progrès et de l’évolution de l’homme civilisé.

Cette stratégie spirituelle au contour idéologique de l’homme nouveau et de l’âme nouvelle est la voie royale des Africains pour sortir du guêpier de l’économie sous-développée. Avec cette politique humanisée, l’Afrique atteindra sans difficulté aucune le cap des états émergents. Et sans tarder, elle deviendra, en un court laps de temps, un continent développé. Riche et prospère. Dans l’application de son propre modèle de valeurs personnelles sous le joug d’une stratégie importée. C’est avec ce modèle idéal que l’Afrique redevient elle-même. Et jouera sans complexe dans le terrain de l’économie du monde où son âme humanisée donnera une leçon de vie aux anciens nantis.

Par  Yves MAKODIA MANTSEKA

Source: Le nouvelAfrique [n°50] de novembre 2012

 

Sérénité

Posté : 24 octobre, 2012 @ 1:47 dans Non classé | 2 commentaires »

 

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Une pensée pour le poète Jean Baptiste KHUONG disparu

 

 

Un ange voulait souligner la paix du soir,

Au pays natal emmuré dans le silence

Qu’elle était douce la brise amenant l’espoir!

Inaltérable parfum de votre présence.

 

Votre regard reflétait un monde enchanté,

Mystique beauté d’un songe qui ne s’achève

En vos yeux a persisté l’éclat de l’été,

Un grand amour existe à l’aube d’un grand rêve.

 

Aimeriez-vous voir Venise quand vient la neige?

La chanson des saisons sous son manteau d’hiver,

Remerciant le destin pour son privilège

Mon cœur près de vous ne connaît de jour amer.

 

Les clartés de la vie aux chemins solitaires

Sereinement devant le ciel et l’océan,

Révèlent dans l’enchaînement des millénaires

L’immensité d’amour au loin des flots de sang.

 

 

Auteur: Jean Baptiste KHUONG

 

 

 

 

 

Le franco-congolais PASSI: l’itinéraire d’un artiste atypique

Posté : 7 octobre, 2012 @ 4:37 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

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Avec le Congolais, Passi  Balende, la musique est avant tout un plaisir et une joie de partage. Comme dans son pays d’origine où la musique adoucissant les mœurs est une religion et un exécutoire pour être et existé. Du temps ancien jusqu’à l’ère florissante des orchestres amateurs des années70-80, le pays a toujours gardé et cultivé cet art séculaire comme une passion et une vocation. Du nord au sud, le Congo est un long fleuve qui chante le verbe des aïeux et sa voix baroque en traversant les frontières distille le rythme et le son d’un patrimoine condensé autour d’un seul et unique maitre: La Rumba. Une danse que le Congo a fait naitre et ériger son identité. A l’image des doyens de la musique congolaise les Bantous de la Capitale. Ce groupe légendaire qui fait l’honore, la fierté et le porte drapeau de la musique Congolaise.

Mais l’enfant Passi, né dans ce giron dans la musique ancestrale va, en traversant à 7 ans l’autre côté de la mer de l’Europe notamment en foulant le sol français, connaitre un autre univers musical. Un monde coloré par sa nouvelle vie de famille immigrée et ponctuée par l’obtention d’un Bac général suivi d’une spécialité en agronomie. La chaleur de cette Afrique restant en lui et alimentée par l’amour des siens donne à ce pionnier de la musique banlieusard un tournant historique. De concert avec ses copains  Stomy Bugsy et Doc Gynéco, ils vont fonder à partir de 1989 le fameux groupe dénommé A.M.E.R (Action Musique Et Rapp) au cœur de la cité dite Sarcelles en banlieue Parisienne. Un groupe de choc qui va révolutionner le Rapp français. A orientation contestataire et revendicatrice, la vision de ce groupe se situe d’emblée aux antipodes du courant musical d’autrefois. Hérité du monde musical Afro-américain où cette musique florissait belle, le groupe A.M.E.R insère à cette musique des voix et des sonorités. Mais une voie qui exprime les maux dont souffre un monde délaissé.

L’éclosion d’un groupe remarquable

La naissance du groupe A.M.E.R  amorce l’avènement d’un autre genre de musique sur le devant de la scène française. Ce groupe, issu d’un mélange et d’horizon divers, en rentrant dans le monde musical français inscrit une page nouvelle dans l’orientation et la thématique des chansons composées. Un récital qui n’avait l’égal avec un autre orchestre ou groupe musical de l’époque. En mettant en avant cette nouvelle façon de faire de la musique ils ont titillé le monde politique et de la police. Le titre Sacrifices de poulets et Brigitte, femme de flic, attisent le feu avec des autorités et de la justice. Car leur morceau à connotation banlieusarde dérangeait le rapport, les liens avec les autorités et cette discipline ou principes affichés de la république sur l’égalité, la liberté et la fraternité. Ils portaient en eux le message d’une cité malade et d’une population retranchée. Courroie de transmission et véhicule d’une voix d’ensemble, ils se font les représentants et défenseurs d’une cité aux abois et à la recherche d’une identité, d’une place de choix, d’expression et de liberté. Dans une république qui les accueillie, vue sortir du lot et se faire une place. Une reconnaissance recherchée par la musique au sein d’une patrie qui les oubliait et la cantonnait dans leurs recoins étriqués et miséreux.

Longtemps de ce créneau et registre de dénonciation, fondé sur le lancinant problème de l’inégalité sociale  et de refus de l’autre de la maison commune, ces enfants révoltés de la république (Passi et Stomy) vont à l’aube des années 80 changé d’itinéraire. Ainsi, leurs voies se séparant, les visions changèrent aussi. L’un embrassant d’entrée le cinéma et l’autre continuait le chemin sous d’autres auspices et autres rêves de construction. Ainsi, le congolais Passi se fraye le chemin dans cet orifice nouvel où d’entrée de jeu il se fait remarquer par son talent inné et affirmé. Dans son  premier album solo ce musicien à la culture duale se hisse au sommet de hit parade de l’époque et son album devient un disque d’or. Une grande première sur l’échiquier du marché de Rapp hexagonal. Avec à la clé une chanson « Je zappe et je mate sur l’album Les Tentations» qui relate des émissions de la télé française. Une chanson qui fait la Une, le buzz et forge en lui un musicien atypique aiguisé par une écriture teintée d’une culture générale. A l’image des autres fourvoyés dans l’écriture monotone et aseptisée, Passi se propulse dans le champ musical où les notes primes et l’écriture trace la voie de celui qui chante. Une symbiose réussie du jeune talentueux adulé par le public qui l’accueil d’emblée comme le porte parole d’un Rapp épuré et détaché de voix provocatrices voire excentricités compromettantes. Une musique novatrice dans l’ouverture aux accents qui rassemblent et non ceux qui divisent. Un rassembleur de la musique des banlieusards et celle des Bobo dans le choix thématiques qui séduisait et le rangeait dans la classe des admis à l’examen de passage vers la grande famille de la musique française. Avec cette signature appréciée et dont la critique d’alors fut dithyrambique, Passi l’icône d’un Rapp qui s’écoute et qui se danse à tous les coins et milieux sociaux. Le Jeune congolais en jetant ce pavé musical dans l’océan musical français il écrivait ainsi une page qui va lui permettre de côtoyer d’autres milieux et faire carrière à la rencontre des autres musiciens ou ténors français.

Un groupe aux couleurs africaines

De Bisso Na Bisso à de multiples duos ou compositions avec d’autres musiciens de la planète. Le Congolais se fait un nom et réputation d’un musicien partageux aux  multiples talents. D’abord il va monter au zénith de sa forme le fameux groupe Bisso na Bisso. Un retour gagnant au bercail. –Ensuite, il collabore avec le géant  Jacob Desvarieux du groupe Kassav, c’est le voyage aux Antilles qu’il a exploré aux contours de la musique Zouk-. Un rêve de jeunesse réalisé par le biais de cette association qui lui ouvre aussi les fenêtres de l’autre rivage outre mer et consorts.

Mais avec Bisso Na Bisso, l’enfant prodige retourne sur les terres africaines de ses ancêtres en exaltant la culture, la tradition et les mœurs de pays natal. Au milieu de ses amis et frères africains, il devient le grand frère qui donne et partage l’expérience acquise. Ce groupe lance un opus étonnant sur le marché et un coup de maitre dans le jargon musical. Car le rythme du Rapp français se marie avec les sons et les voix de l’Afrique profonde. Un mariage réussi par celui qui est devenu le maître incontesté du Rapp français africanisé. Ce vocable congolais de Bisso Na Bisso « entre nous » rentre dans le vivier de la langue française. Les mots de la langue congolaise mélangés à la sauce française donne au plat musical mélangés à la sauce française un plat musical composé un succulent et un excellent met à l’écoute et en danse. Dans cette voie nouvelle Passi continue sa percée irrésistible d’un musicien multiforme et doté d’une intelligence et déporté par une intuition musicale remarquable. Une inspiration issue de sa vie d’un africain qui a grandi dans les chefferies et dont l’influence manifeste des ancêtres aidant ont contribué largement à ce succès. Dont il doit à ses frères et amis qui ensemble ont fondé un groupe mythique dans la transmission des pensées et de non clivage des cultures. En naviguant dans ces deux océans musicaux Passi a forgé un destin et une vision singulière. Un itinéraire intime qui fait de lui l’égal de lui-même dans l’éclosion de ses capacités et potentialités issus de son croisement culturel où il a su bénéficier et puiser l’essence de ce qui constitue à fortiori sa marque de fabrique et son  aiguillon central.

Un instinct partageux

Mais le congolais ne s’est pas arrêté dans la fondation du groupe musical aux couleurs africaines. Hormis ses présences remarquées dans les émissions de télé où il devenu un musicien de marque dans les plateaux de divertissement et de chants. En tant que membre du jury, Il continue malgré cet agenda rempli à jouer et faire des duos avec les autres musiciens de constellation différente. De Calegero en passant par Johnny et Manu Di bango, Passi élargi son panel et agrandi sa notoriété dans l’échange qu’il cultive, affectionne grandement. C’est l’esprit d’association, de solidarité et communion avec l’autre qui anime Passi tout le long de sa carrière et trajectoire gagnant. Il est à l’antipode de toute action égocentrique dans son attitude et un comportement qui force l’admiration et la considération de ses pairs et du public qui vient l’acclamer et l’applaudir dans toutes les salles africaines et hexagonales où il se produit.

Enfin, il  va s’en dire que ce parcours jalonné de victoires n’a pas été sans heurts…Mais le congolais a su surmonter les obstacles et rebondir pour construire une voie et poursuivre son chemin à l’image des idéaux, projets et rêves. C’est toute sa vie exemplaire qui le conduit dans ses activités extra-musicales. Il a toujours aidé et tendre la main à ceux qui souffrent. Ces nécessiteux ou laissés pour compte qui ont besoin d’une sortie de crise et de reconnaissance aussi. A ce sujet Passi se fait souvent l’artisan d’un bienfaiteur à son image et contribue au prorata de ses moyens et occupations multiples à l’édifice de mieux vivre de tous. La participation a de nombreux festivals de musique dans la promotion et l’aide aux plus démunis en est l’exemple illustratif. De plus, la participation à des fondations de maladies et d’aide au développement fait de lui aussi le musicien qui donne ce qu’il a reçu dans ce parcours de musicien de cœur, de vertus et de talents énormes.

NB : Actuellement un nouveau projet dit ERE AFRIQUE se profile à l’horizon. D’après Passi Balende, le projet ERE AFRIQUE est teinté de hip hop, d’afro de zouk et d’ électro… pour ambianceur, ambianceuse, lover et loveuse… avec de nombreux talents internationaux en featuring… Il est finalement annoncé pour le 15/11/12

Yves Makodia Mantseka

Clément OSSINONDE rend un vibrant hommage à Emile Joachim FAIGNOND, l’infatigable laboureur

Posté : 25 septembre, 2012 @ 1:15 dans Non classé | Pas de commentaires »

Clément OSSINONDE rend un vibrant hommage à Emile Joachim FAIGNOND, l’infatigable laboureur

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Chez Faignond. Tel est le titre du nouveau livre publié chez édition Edilivre par Clément OSSINONDE. Ce défenseur hardi et mémoire vivante de la musique Congolaise.

O MBOKA FAIGNOND !…un éternel refrain dans la conscience collective congolaise. Un mot évocateur d’un passé prodigieux et inoubliable. Un lieu mythique qui retrace toute l’épopée de la danse et de la musique. Un centre attractif et rayonnant de jeux, de fêtes, de cinéma, de divertissement, de détente et de repos. Un carrefour historique où tous les confluents musicaux universels se retrouvèrent en rendant à ce premier sanctuaire sacré congolais la source originelle de prédilection, d’élévation et de développement.

 

L’éternel temple de la musique et de la danse

 

«Le nom du bar dancing « CHEZ FAIGNOND » évoque à lui seul le soleil exotique, la nature généreuse, l’air parfumé des tropiques, à travers la présence de la mère Rumba, et surtout des noms de danses d’origine Cubaines, comme les airs de conga et de habanera » page 7. Avec ce sanctuaire congolais de la Rumba et des musiques du Monde, c’est le courant passéiste que l’auteur développe dans cet opus qui nous replonge sans fin dans les îlots de succès et de prospérité de notre patrimoine musical.

 

Hier encore, ce fameux bar dancing populaire attirait des centaines des fans, mélomanes de deux villes les proches du monde: Brazzaville et Kinshasa ex Léopoldville. Un lien de rencontres et de retrouvailles de ces fieffés de la Rumba et des autres danses du Monde. Qui venaient exprimer à cœur joie leur désir ardent de célébrer la fête et de danser ensemble aux rythmes affolants venus d’horizons divers.

 

En signant cet ouvrage précieux et tant attendu, Clément OSSINONDE à renouer avec ce passé reluisant, enfoui dans nos abysses individuels et redonner au présent une image incontournable et scintillante de ce monument de la musique. En revisitant ce bar dancing chargé d’histoire, il est allé à la source même des musiques mondiales et des danses modernes. Une démarche littéraire qui donne aux témoins de cette fabuleuse époque le reflet euphorique et la grandeur éminente atteint par cette grande messe musicale congolaise située en plein cœur du quartier célèbre de Poto-Poto.

 

C’est cette histoire marquante qui a fait couler beaucoup d’encre et rendu indiciblement heureux les adorateurs, les zélateurs de la musique que l’auteur conte. Cette fièvre sans cesse montante du passé écoulé qui donnait aux fans ravis le plaisir et le bonheur de se retrouver en face d’une vedette, d’un groupe, d’un orchestre ou autres. C’est ces différents moments de kermesse, de détente, de repos, d’allégresse… que l’auteur a essayé de relater  dans ce travail sérieux qui résume de fond en comble les péripéties de cet espace légendaire imprégné d’ambiance multiforme. C’est toutes ces images incrustées, tous ces visages multiples des êtres, toutes ces voix nombreuses, tous ces sons volatilisés et souvenirs ineffaçables que l’auteur a voulu remémorer pour nous faire revivre ce hier toujours vivant dans l’autel de nos cœurs.

           Les axes principaux 

Le travail excellent de Clément OSSINONDE s’articule autour des thèmes précis qui portent le nom des chapitres constituant l’ensemble cohérent de l’œuvre. Ce faisant, il évoque allégrement l’ambiance nocturne des années 50 et 60 chez FAIGNOND, sa nature des divertissements; de plus, il parle de la naissance de l’orchestre Bantous et du passage des vedettes internationales dans ce lieu historique; ensuite, il souligne l’ascension et l’élévation du fameux Nganda FAIGNOND; et enfin l’auteur achève le récit sur le devenir du bar dancing en brossant au préalable le tableau portrait sur la vie et l’œuvre d’Emile Joachim FAIGNOND, l’artisan du temple sacré des illustres musiciens, des passionnés danseurs et ambianceurs congolais.

 

D’emblée, l’auteur nous apprend que le Bar dancing chez FAIGNOND est né en 1948. Il précise que c’est: « le premier lieu de prédilection de tous les amoureux de la gaieté de la musique et de la danse, à l’image des sanctuaires caribéens à Cuba et à Porto-Rico à cette époque ». Il poursuit « la Rumba, le Polka Pike, la Biguine, le Tango et le Boléro envahissent la grande piste qui présente  des superbes chorégraphies et les derniers chansons à la mode »page 9. Hormis CHEZ FAIGNOND d’autres lieux ont été fréquentés par cette foule en liesse et en quête de la fiesta. Il y a eu «  chez AIR FRANCE » à Kinshasa et bien plus ancien de l’époque ou ancêtre le «  bar SILUVANGI (Avenue Croix rouge- KIN).

 

A l’inverse des Bars d’autrefois, la richesse du temple FAIGNOND réside dans l’épanouissement et l’essor des spectacles et divertissements proposés. Les mélomanes étaient conquis par la ferveur, l’ambiance, la joie…qui régnait dans cette enceinte attirante et bouillonnante de l’époque dotée en premier lieu d’une sonorisation amplifiée et de grande qualité. Cette grande première qui donnait au sanctuaire FAIGNOND l’ampleur et la notoriété.  C’est dans cet antre musical que la clientèle venait assister au grand concert en s’installant en terrasse en plein air pour le plaisir des yeux et le bonheur de partager la musique et les pas de danses. De plus, on notait également l’organisation en semaine des séances de cinéma au grand bonheur du public de Poto Poto. En somme, FAIGNOND fut un tout où s’organisait de manifestations, de divertissements, de projections, de spectacles inédits et qui rassemblait le public dans le but d’évasion, d’amusement, de dilation.

 

L’ambiance nocturne des années 50 et 60 est ponctuée par la présence et le développement des associations féminines et masculines dans des différentes manifestations comme anniversaire, baptême, retrait de deuil… Mais « le dancing CHEZ FAIGNOND devient à son niveau le plus élevé lorsqu’il réussit à créer un lieu élitiste qui fait se rencontrer les Brazzavillois «évolués» comme la thermologie coloniale qualifiait les congolais ayant adopté les us et coutumes françaises des colons. Il réussit l’exploit d’attirer hors centre ville, les blancs et de créer un lieu festif cosmopolite ». Page 12.

 

De plus Clément OSSINONDE dit « la principale activité du dancing CHEZ FAIGNOND est demeurée les bals. Les bals dans le dancing, ont été un véritable défoulement fondamental auquel tous les habitués ont trouvé leur satisfécit »page 15. Après l’exploit de la sonorisation monsieur FAIGNOND bénéficiant de ses relations amicales d’un système d’éclairage ambiant qui donne au bar des reflets de lumière en différents. Une autre grande première ! Qui met hors piste les différents concurrents de Kinshasa. Avec ce nouveauté on voit tous les Weekends des dizaines des Kinois qui traversaient le Pool pour savourer la bonne ambiance jusqu’au petit matin.

 

Un événement majeur va marquer par sa portée et dimension nationale l’histoire du sanctuaire musical congolais. « Le 15 aout 1959 le bar dancing  CHEZ FAIGNOND, 29 rue M’BAKA à Poto Poto accueille l’orchestre les BANTOUS pour le premier concert devant la première association de soutien dite « Amicale de l’orchestre BANTOU »page 17. A cet effet, il souligne « cet espace célèbre de Brazzaville dédié à la fête, au spectacle, à tous les langages musicaux contemporains s’est affirmé au fil des temps comme une référence » page 17 à 18.

 

En dehors du public qui venait en foule bigarrée dans ce local musical ou temple des amoureux de la vie mondaine, on note la descente sur cette piste prestigieuse de nombreuses stars de l’époque.  Parmi les vedettes internationales ayant marqué de leur empreinte chez FAIGNOND on peut citer «  SAM CASTANDET, LINE RENAUD, PATRICE et MARIO,…et des danseurs célèbres de l’époque : FRANCOIS NGOMBE et EMILE OKEMBA, ces précurseurs des danses internationales comme Rock and Roll, Tango, Blues, Valse….

 

En mai 1964 l’imagination fertile de monsieur Emile Joachim FAIGNOND est beau fixe dit l’auteur en substance. A cet effet, il fait ériger une villégiature hors commun appelée « Nganda FAIGNOND ». « Le lieu dit Nganda FAIGNOND offre aux Brazzavillois qui aiment la nature, de trouver désormais un lieu approprier pour faire évoluer les couples, non seulement sur une piste de danse, mais aussi à toutes sortes de divertissements, la pèche, les jeux, le repos etc.….Un lieu vivant et ardent» page 21.  Chez Nganda FAIGNOND devient un lieu  qui abrite tout. De la musique on passe aux douceurs du farniente. Un camp des ambianceurs et jouisseurs est né dans cette savane où la vie de satrape et à grande guide coule à flot. Les mélomanes sont accueillis et servis dans un coin fabuleux où la vie devient « fête na fête ». Un refrain monotone que ces fans vont fredonner au coin d’une partie de pèche ou de partage de la boisson. Un moment de délassement, d’amusement amical, familial et convivial comme pour oublier la même rengaine et les difficiles passes de la vie. En sirotant et en se la coulant douce dans cette rivière de plaisir et désir inextinguible.

 

              Le grand bâtisseur

 

Avec cette nouvelle acquisition FAIGNOND, en changeant le terrain et le local de travail, devient l’infatigable laboureur. A ce propos l’auteur souligne élogieusement : « FAIGNOND prouve par sa capacité à entreprendre qu’il est l’infatigable laboureur. Il prouve, en effet, qu’il possède un perpétuel élan créateur… » page 21 à 22. De sites en sites, le promoteur assermenté s’affirme en géant producteur affiné dans la vente et le développement. Il sert de promotion à la recherche et à l’innovation. Des qualités indéniables qui suscitent chez l’état congolais séduit l’achat de ses sites pittoresques. Monsieur Emile Joachim FAIGNOND est un artisan qui transforme la terre aride en or. Bon gré, malgré, le changement, le sublime nom demeure plaqué dans les enceintes multiformes qui se conjuguaient à l’infini dans les savanes ou banlieusard de Brazzaville. Une ascension rutilante d’un organisateur chevronné, d’un gestionnaire hors norme doté d’une parfaite culture artistique, environnementale et hanté par une passion dévorante pour le tourisme. Avec cette étiquette, l’homme d’affaire à la vie extraordinaire s’est construit une image solaire, une renommée et une notoriété qui ont atteint le summum de prestige et de la gloire… qu’il méritait et forçait l’admiration de tous témoins oculaires de sa réussite fulgurante.

 

« FAIGNOND était un grand homme. Il a tant fait pour la musique, la danse et le sport ».page 25. L’enfant aux potentialités énormes a réalisé son rêve intérieur. Cette réalisation qui a fait l’honneur et la fierté de ses parents exemplaires (Olivier FAIGNOND et Pauline EWOBOLA) qui l’ont transmis la  fibre familiale. Ce feu de l’ambition exubérante de progression qui l’animait sans cesse dans ses œuvres et durant toute sa vie vouée à l’entreprise, à l’amour et au partage avec les autres. Ce maestro et amoureux de la musique, de la fête aura marqué par sa vision de construction l’ère moderne. Un précurseur du temps contemporain où sa marque de fabrique encore vivante trouve l’insigne de sa vocation d’artiste de terrain et de la découverte des mondes de divertissements et de repos. Ce champion du monde de spectacle et des fêtes monstrueuses, pimpantes, clinquantes aura servi à l’événement aujourd’hui des moments de festifs grandioses qui alimentent le marché de la culture et de la musique. Un passeur d’émotion festive qui a laissé dans cette terre en mouvement  un gage certain d’un travail laborieux, riche et accompli.

 

A lumière de cet ouvrage, il importe de souligner que Monsieur Emile Joachim FAIGNOND fut un véritable entrepreneur et un talent inné dans la création et la promotion des lieux de festive, de jeux, de détente et de repos. Un bâtisseur fécond doté d’un sens inouï d’invention et de développement des sites artistiques et touristiques de renom. Une meilleure leçon de vie que cette grande figure aura laissé dans le monde de la musique, de la danse, de jeux, de détente, de tourisme. Un éternel éclaireur et un seigneur des savanes dans ce monde obscur en quête des idées innovantes et constructives. En signant ce magnifique ouvrage Clément OSSINONDE à donner à notre pays le Congo un riche patrimoine qui éveillera l’âme constructive des futurs architectes de demain. Qui reprendront le flambeau lumineux de ce pionnier singulier. Celui qui a tout construit à la sueur de son front pour le bonheur national et l’indéfectible amour des siens: Emile flore, Guy Roger, Roland Bienvenu, Jean-Claude, Parfaite, Yvette, Garcia. Que l’auteur à honorer grandement dans son préambule.

 

NB : Parmi les enfants cités deux ne sont plus de ce monde

Yves Fernand MAKODIA-MANTSEKA.

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