YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

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Au hasard d’une destinée

Posté : 24 avril, 2012 @ 11:34 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

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Un jour se rencontreront
Celles et ceux pour
Pour qui l’amour est le soleil
D’une coïncidence mystérieuse…

Le hasard n’existe point dans cette vie,
C’est une logique des Dieux
Et des  millénaires Anges gardiens
De nos destins singuliers.

L’homme découvre son propre chemin
Dans le sillon du prochain,
Le je s’efface au fil des vies graduées
Et de l’éclosion du sublime moi.

L’autre devient l’égal de soi,
C’est une vie changée heureuse
Dans la fusion symbolique des âmes unies.

Le parfait bonheur jaillit
Dans les cœurs de l’amour transcendé.
Et fidèles aux idéaux constructifs.

Au lointain se retrouveront
Celles et ceux
Pour qui la vie sur terre fut un labeur achevé.

L’entretien d’Yves Fernand Nkodia-Mantseka au quotidien Algérien « La Nouvelle République »

Posté : 7 avril, 2012 @ 8:07 dans Non classé | Pas de commentaires »

    « C’est cette historicité dominante que l’Afrique doit contempler pour trouver cette lumière perdue…»

L'entretien d'Yves Fernand Nkodia-Mantseka au quotidien Algérien Une Europe, secouée par une crise économique. Une Europe au bout du déclin. Des Occidentaux et leurs alliés sionistes cherchant à étendre leurs ailes d’influence en Afrique. Face ces prédateurs, la Chine, pays émergeant. Un bras de fer sur un continent riche dont les populations sont confrontées à la pauvreté et qui tarde à prendre en main sa destinée. Problématique à plusieurs variables que nous avons tenté d’étayer avec Yves Fernand Nkodia écrivain, poète et critique littéraire Congolais, docteur en Droit et financement de développement et économiste et vient de publier son premier recueil de poème « Tendre Nostalgie ».
LA NR/ Après le récent putsch qui vient d’avoir lieu au Mali, à quelles conséquences pourrait-on s’attendre sur la stabilité des pays du Sahel ?
Le récent putsch qui vient d’avoir lieu au Mali témoigne, à fortiori, le climat d’instabilité politique qui règne dans le continent, malgré quelques zones constatées de paix considérable. Dans ce tohu-bohu, la démocratie est loin d’être sur une assise solide. Sa fragilité est dominante. La vitrine démocratie longtemps affichée par le Mali est éclaboussée par ce coup d’arrêt assené par la junte militaire qui s’est emparé du pouvoir. Oui, la stabilité des pays du Sahel est mise en branle dans cet affrontement entre d’un côté les Touareg et de l’autre la junte malienne. Les conséquences sont, à mon avis, duales: soit l’avenir se dessine dans la solution apaisée de cette région avec l’arrivée prochaine du nouveau gouvernement qui prônera de nouvelles mesures; soit le statu quo demeura. Et en perspective l’éventuel scénario catastrophe dans l’avancée irrésistible de MNLA, ce groupe de rebelles Touareg dans le contrôle des villes stratégiques. Et par conséquent la coupure du pays en deux, la perte d’unité nationale. Mais, dans tous les cas, je souhaite rapidement que cette partie de l’Afrique, si riche et capitale, trouve un cessez-le-feu et une paix profonde qu’elle mérite.

LA NR/ L’occident défend une vieille idée de l’Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s’accommodent volontiers d’une misère de masse. Ne pensez-vous qu’il est temps pour que cela change ?
Indubitablement, il est temps que cela change. Si le changement est…il viendra à coup sûr de l’Afrique elle-même. En faisant fi de cette idée surannée qui entérine et perpétue la misère effroyable. L’heure a déjà sonné pour le changement du continent africain. Mais tout cela reste en état embryonnaire pour une éclosion réelle et visible. Dans le passé, l’Afrique était ankylosée et incapable de réagir face aux éléments coercitifs extérieurs. Aujourd’hui, un autre vent assiège l’antre dominé africain. Du nouveau germe dans la pensée libre du peuple et dans sa vision de forger un autre avenir. Des cris retentissent et des soulèvements gagnent, ici ou là à l’intérieur des états. Ce sont des preuves indéniables de ce temps de changement en marche. Cela étant, il faut des moments d’attente et de maturation aussi. L’Horizon s’éclaircit et demain se profile radieux. J’en suis persuadé!

LA NR/ Le 17 décembre 2010, jour précis où l’Union Européenne annonçait d’avoir à l’unanimité choisi le camp de Ouattara dans la crise Ivoirienne, contre Laurent Gbagbo, la Chine nous annonçait d’être devenue la première partenaire commerciale du continent africain en publiant les chiffres de 10 mois d’échanges avec les pays Africains. Quelle interprétation pourrait-on faire de ce message ?
Dans la crise Ivoirienne l’Union Européenne avait choisi son camp. Une stratégie favorable pour la défense de leur acquis et intérêt en jeu. La Chine, hier encore, inopérante est devenue en laps de temps un partenaire commercial de premier plan en Afrique. Une grande première. En supplantant les autres concurrents et privilégiés séculaires. Par ce fait, la Chine a réussi un coup de maître en renversant le rapport de force. Le message est éloquent et en dit long dans la stratégie qui se trame dans les cerveaux des leaders de l’empire rouge. Celle de la conquête du monde. Une démonstration éclairante dans le terrain d’échange et commercial assiégé, dominé par la Chine et une perte de champ de prédilection pour les autres. C’est un avantage pour l’Afrique en quête de sortie de crise et une nouvelle opportunité de partenariat propice au regard de l’échec considérable avec les autres. Mais tout reste à voir dans le long terme et à juger dans les résultats récoltés postérieurement dans la concrétisation des projets de croissance et de développement tant attendu.

LA NR/ Au-delà des choix partisans pour l’un ou l’autre président élu ou réélu, certains analystes pensent qu’il y a une autre bataille, celle là, à distance qui est en train de se jouer entre la Chine et l’occident en Côte d’Ivoire. D’après-vous quels sont les enjeux de ce bras de fer opposant l’Occident (Europe/USA) et la Chine sur le sol africain ?
S’agissant du bras de fer qui oppose l’Europe, les USA et la Chine sur le sol africain, c’est avant tout comme je l’ai souligné plus haut un enjeu stratégique et de conquête de leadership mondial. Chacun cherche à devenir l’interlocuteur incontournable et privilégié. En demeurant l’élément moteur dans le rôle prépondérant à jouer sur l’échiquier du marché international. L’Afrique a toujours été le foyer de multiples conflits ou d’affrontement permanent entre les états possédants dans la quête du profit et d’enrichissement hors de leurs frontières nationales. Cette bataille en est une. Une illustration frappante de l’assujettissement et de la domination perpétrés par ces différents camps. Avec une idée obscène le recul de l’Afrique et la non émancipation voire la liberté affirmée. A l’inverse d’une ambition de progression qui anime le peuple africain dans son entièreté.

LA NR/ Dans ce bras de fer, les Occidentaux ont-ils encore la force et l’audace pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois ?

L’occident uni reste une force de frappe puissante. Mais la Chine seule est capable d’engloutir cette force et entamer l’audace. Avec son taux de croissance annuelle record qui fait d’elle le géant ou la grande créditrice mondiale. La Chine reste actuellement le champion du monde en matière d’investissement et d’exportation. On ne peut faire face à une économie forte sur laquelle vous vous reposez. C’est le cas aujourd’hui des occidentaux, à moitié tributaires des fonds chinois et courbant l’échine devant cette nation souvent décriée par sa politique de piétinement des droit de l’homme, et celle de sa vision de communisme rampant voilé par un semblant de libéralisme affiché. Oui le rouleau compresseur Chinois continuera de marcher sur l’occident en perte de vitesse et en proie à des crises multiformes. Mais l’avenir étant dans les genoux des dieux, tout peut changer d’ici là. Car aucune nation au monde n’est détentrice infinie d’une bonne santé économique voire politique. (-Les quelques frémissements ou ralentissements de la croissance de la Chine observés ces jours-ci peuvent jeter le trouble dans l’avenir. D’où la probable réinvention du modèle dit hyper croissance se profile en filigrane). Tout arrive, hélas, au gré des impondérables et des soubresauts d’une conjoncture internationale, sans cesse mouvante et versatile, difficilement contrôlable par les politiques, les Etats, les agences de notation et les marchés financiers.

LA NR/ « Aujourd’hui, le développement de l’Afrique est une question de choix décisif dans le positionnement géostratégique de chaque pays. L’alliance avec l’Occident sur le point de déposer le bilan, me semble un choix suicidaire, parce que le résultat est connu d’avance : misère garantie comme plat de résistance et dettes pour dessert », disait un analyste. D’une part, partagez-vous cet avis ? Et d’autre part, les africains sont-ils conscients de ces choix stratégiques?
Je ne partage pas totalement cet avis, bien que le bilan de l’alliance avec l’Occident soit somme toute négatif au regard de la situation actuelle qui n’est guère reluisante et exploratrice des possibles. C’est vrai, le choix de l’Occident n’est point favorable pour l’heure. Mais suicidaire ? non! Car l’Afrique a besoin de l’apport financier et soutien technologique et bien d’autres, malgré l’expérience passée assez calamiteuse et si compromettante pour une réussite certaine. Ce faisant, il me semble propice de redéfinir cette alliance non concluante et bien moribonde. Elle doit être fondée sur la réciprocité, la transparence, l’équité, l’égalité et l’entente cordiale ; dans toutes les sphères où repose la coalition, en mettant l’accent sur les choix stratégiques créateurs de richesses et des projets d’investissements bien ciblés et crédibles. Dans la formation, l’industrie de pointe, l’agriculture, la pèche, l’élevage, l’énergie…Qui doivent jeter les bases d’une indépendance et d’une souveraineté sans faille. Les Africains restent bien conscients de l’ampleur de ces choix tactiques pour sortir du marasme sans perspective.

LA NR/Entrer sur la scène mondiale, comme de vrais protagonistes économiques. Est-ce possible au moment où les africains semblent des spectateurs passifs face à la confrontation et la dispute Occidentalo-Chinoise sur le sol africain ?
Justement, c’est ce sentiment de défaitisme et de passivité qu’il faut élaguer dans la conscience collective et vision constructive que l’Afrique doit vanter dans l’espoir des lendemains meilleurs. Le pessimisme ambiant génère une énergie si asphyxiante pour sortir d’un guêpier. Ce faisant, elle doit se détacher de cet étau pour entrer de plain pied sur la scène mondiale souvent gangréné par un protectionnisme déguisé et une concurrence déloyale. Ses possibilités résident dans la volonté, dans l’effort et dans le maintien malgré ses faiblesses, ses manquements dans l’insertion de ce marché ou tout se crée, se décide, se gagne et se développe en se confrontant et se rivalisant avec les nantis, ce duo occidentalo-Chinois qui semble tout accaparer, amasser et dominer par sa puissance économique, voire recoloniser pour perpétuer et pérenniser à tout jamais leur véto et diktat notoire. Ce n’est que par ce biais que l’Afrique cessera d’être spectateur passif pour devenir un acteur indispensable, ce vrai protagoniste dépouillé de tout complexe et doté de son propre arsenal économique dérivé de ses matières premières et main d’œuvre abondante.

LA NR/L’Afrique est un riche continent où les populations vivent dans la pauvreté. Comment expliquer cette dissonance économique africaine ?
L’Afrique est un riche continent et un peuple dormant sur un lit doré. Cependant, elle reste dans un état de misérabilisme total. Ce contraste et cette dissonance économique sont des faits illustratifs d’un continent patraque et qui manque cruellement de force et d’énergie nécessaires pour prendre à bras le corps son destin de vie et de mettre en lumière ses potentialités, ses compétences et ses richesses à foison. C’est l’inertie d’action qui l’envahit dans le processus de croissance et de développement économique, social, politique, environnemental et écologique. Tout est dans la bonne gouvernance, la gestion efficiente des ressources nationales et dans la redistribution équitable de celles-ci. L’élite au pouvoir n’arrive guère à faire de l’économie l’élément moteur. Reléguée au second plan, l’économie étouffe l’éclosion de l’entité sociale qui montre à l’évidence l’érosion sans fin de la pauvreté massive et des inégalités criardes. C’est tout le pont entier de l’Afrique qui s’écroule dans cette orientation de politique interne inefficace. Il faut des politiques économiques opératoires qui mettent l’accent sur la promotion des initiatives privées sur le lit des institutions solides pilotées par un état libre. Qui ne s’engage pas dans les activités où il réussit mal par ce que ce n’est point sa vocation. Pour ce faire, il faut mettre fin aux antivaleurs: la corruption, le gaspillage, la gabegie, le clientélisme,… Qui rongent les états. Cette stratégie fondée sur la croissance et l’emploi permettra le développement rapide du pouvoir d’achat des ménages et par conséquent suscitera l’augmentation de la consommation interne et celle des exportations réduisant les importations excessives. Par l’effet d’entrainement, la dette sera réduite et la sortie de crise se fera jour dans bon nombre des pays africains sous perfusion de l’austérité ou politique de rigueur. Ces programmes d’ajustement structurel préconisés et véhiculés par les institutions financières internationales, notamment le Fonds et la Banque mondiale.

LA NR/Avec ses potentialités économiques et ses ressources l’Afrique serait-elle en mesure d’aller à la conquête du monde ? Si oui, quels seraient les leviers et les mécanismes à activer pour réaliser cet objectif ?

Oui, l’Afrique, avec ses acquis économiques et ressources abondantes, est capable de rivaliser avec les plus grands d’aujourd’hui et devenir elle-même le géant baobab mondial. Car, l’Afrique est un géant endormi et peut, en se réveillant, être le continent puissant. A l’image d’hier, des dragons d’Asie et celle d’aujourd’hui des nations naissantes comme l’Inde, la Chine, le Brésil et des économies florissantes de l’occident. Ainsi, l’Afrique doit forger son propre modèle économique reposant sur ses valeurs intrinsèques. Le mimétisme ou le modèle importé a conduit à des échecs cuisants partout en Afrique avec comme cortège de maux l’appauvrissement massif et le surendettement colossal. Les leviers nécessaires demeurent l’exception africaine basée sur les atouts essentiels. Avec ce socle paradigmatique, l’Afrique unie et solide résoudra ses problèmes internes et sera à même de conquérir le monde en s’appuyant et imposant sa marque singulière. Ce modèle spécifique ouvert aux apports extérieurs dans la logique des principes de coopération et de l’échange des compétences diversifiées, donnera à l’Afrique nouvelle les moyens de s’affirmer sur l’échiquier international. Une présence et une force qui feront d’elle le rayonnant continent comme jadis. C’est cette historicité dominante que l’Afrique doit contempler pour trouver cette lumière perdue dans l’indolence, la domination, les conflits intérieurs, la pauvreté, les maladies et la crise accrue.

LA NR/Aujourd’hui on assiste à cette crise économico-financière qui secoue l’Europe. N’est-ce pas là un échec de l’ultralibéralisme ?
Tant il est vrai, la crise économico-financière qui secoue l’Europe montre l’échec patent des postulats de base du paradigme de l’ultralibéralisme. Cette pensée unique qui s’est propagée à l’échelle mondiale n’a fait qu’obérer les états nations et entraîner l’enrichissement des rentiers en chef qui ont bénéficié des gains d’aubaines issus de l’abstinence imposée au corps social comme l’a écrit fort justement le grand circuitiste français Alain Parguez. L’Austérité mise en avant par les économistes de l’offre, n’a nullement sortie les nations du tunnel de la crise économique. Le marché roi et dictateur a entrainé le chômage massif, a perpétré les injustices et augmenté les inégalités sociales. En chassant l’étatisme dans la sphère économique, les néolibéraux ont voulu enterrer la théorie Keynésienne. Une erreur ou faute doctrinale que ces détracteurs payent aujourd’hui dans leurs mécanismes autorégulateurs. Les marchés ont détracté les structures profondes en laissant échapper les bulles financières et en entretenant les fausses promesses qui ont englouti l’économie du monde dans la mer de la crise sans précédent.

LA NR/Actuellement, aucun dirigeant Européen ne sait quoi faire pour venir à bout du déclin de l’Occident et que partout, c’est de la Navigation à Vue. D’autant plus que ce sont les spécialistes économistes Européens qui parlent de leur incapacité à comprendre ce qui leur arrive. Comment expliquer cet état de fait ?
Evidemment, le déclin de l’Occident montre que son bateau est ivre et en perte de vitesse. A cet effet les dirigeants européens sont désemparés et ne savent plus sur quel pied danser. De plus, les spécialistes économistes Européens sont perdus dans leurs analyses et solutions salvatrices. Incapables, ils s’enlisent dans les propositions hasardeuses et hâtives. Tout semble leur échapper. Car l’économie est parfois cette nature indomptée et difficile à comprendre et à appréhender. Cet état de fait s’explique amplement par la crise qui secoue de plein fouet l’Union. Cette crise, née aux USA, a provoqué des remous. Les économistes ont conseillé les politiques de mener des réformes par le biais de la politique de rigueur. Cette stratégie a suscité partout des indignations et le rejet total des populations. Les indignés sont nés avec la compression de demande interne, la perte d’emploi, les licenciements abusifs, le gel des salaires, la fermeture des usines, la vague des délocalisations, la hausse de prix… Dans ce tourbillon de la crise les pays comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne…ont basculé dans l’endettement massif et dans le trou du déficit public abyssal. La France a perdu son triple A et l’Allemagne, meilleure élève, est aussi inquiétée dans cette décadence des autres Etats. Cette érosion montre que l’Europe est dans une passe difficile. Le manque d’une cohérence politique et d’harmonisation fiscale mine l’Union. (cf mes articles à ce sujets :
http://ynkodia.unblog.fr/2012/01/16/%C2%ABle-naufrage-du-fameux-triple-a-francais%C2%BB/ ou http://ynkodia.unblog.fr/2010/03/02/leurope-esseulee/).

LA NR/Les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël, ont décidé d’étendre leurs aires d’influence sur le continent africain. L’Afrique ne serait-elle pas en passe de devenir l’un des principaux terrains du « choc des civilisations»? Quel avenir pour l’Afrique dans ces conditions ?
Je ne pense pas que la présence des USA, la Grande Bretagne et l’Israël va étendre les aires d’influence sur le continent africain et que ce dernier deviendra ce foyer incendiaire du « choc des civilisations », sur des valeurs, de religion, de langue, d’histoire, d’habitudes et d’institutions…ces aspects qui définissent le concept de civilisation. Car, ces Etats ont toujours existé sur le terrain africain et leur présence n’a nullement changé la donne et imposé largement leurs idéaux. L’opposition des civilisations dans le monde est prédominante avec comme substrat le religieux qui occupe le noyau central. Oui, cet essaim des pays dans notre champ africain attise une guerre de modèles et la culture véhiculée amplifie le choc. Mais par delà, l’Afrique gardienne du terrain reste consciente et optimiste pour l’avenir en édifiant un paravent nécessaire pour échapper à cette intrusion ou immixtion contestée, transformant son sol en un gigantesque choc des civilisations. Dans ces conditions, l’Afrique en crise, mais berceau de l’humanité s’identifiera à sa civilisation millénaire. Celle qui l’honore malgré ces assauts culturels venus d’ailleurs. Bien sûr, les aires anglo-saxonnes traversent l’Afrique et la tentation est grande de céder à ces sirènes politiques notoires en cette période morose et de processus démocratique non consolidé. Mais le continent en solitaire orgueilleux trouvera dans la coopération et l’échange d’avec ces entités dominantes, des moyens de regimber et d’être, ainsi, l’allié libre dans l’universalisme pluriel que la culture des autres apporte au profit de ce mondialisme positif, avec comme vecteur de structuration le monde multipolaire ou multi-civilisationnel. Ce vaste monde où toutes les civilisations s’acceptent, s’apprécient, se valent et s’échangent mutuellement dans l’intérêt général.

Entretien réalise par Chérif Abdedaïm, La Nouvelle République du 7 avril 2012

Source:http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2012-04-07/lnr.pdf

L’écho de l’amour

Posté : 7 avril, 2012 @ 12:30 dans Non classé | Pas de commentaires »

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  • Le chant de l’amour de soi est infini,
  • L’écho demeure dans l’abysse profond
  • L’univers où tous les destins naissent…
  • Et les choix de notre avenir se nouent.
  • Nous venons avec nos visages d’hier,
    Ces figures nées dans les océans divers
    L’atelier où repose l’âme du futur esprit,
    L’artiste sculptant son image de demain.
  • Dans cette terre l’amour de l’autre nous parle
    L’éternelle voix de nos semblables…
    Ces pensées peuplant les mondes intérieurs
    Que chacun découvre aux confins éthérés.
  • Notre mission dérive de ses sphères de beauté,
    Ce séculaire miroir de l’eau tremblant
    Où tout se lit comme un livre d’histoire,
    Ce cycle sans fin de nos propres vies écoulées.

L’ombre

Posté : 30 mars, 2012 @ 11:05 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

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  • L’ombre cache la vraie nature de l’homme
  • Accompli dans cette terre argileuse,
  • C’est un miroir de l’âme éblouissante
  • Que l’extérieur séduit contemple à l’envie.
  • Son visage lumineux disparaît du monde
  • Avec le choix de la vie opaque,
  • Seul reste l’esprit à jamais éteint ici bas,
  • Dans le corps rutilant du vainqueur affirmé.
  • Chacun perd son ombre originelle
  • A la rencontre d’une destinée lugubre.
  • Rien ne sera plus comme jadis,
  • A l’époque de l’éclosion de la pleine lumière.
  • La claire beauté de l’être achevé
  • S’efface au bruissement des rêves calcinés,
  • L’ombre apparaît dans le corps vivant
  • D’une âme aux finalités opalescentes déifiées.
  • L’amour universel jaillit au tréfonds
  • De son cœur imbibé de joie et de paix intérieure,
  • Une vie nouvelle s’ouvre à l’infini
  • Au gré des rayons de l’ombre initiale retrouvée.

 

LA VIE

Posté : 20 mars, 2012 @ 1:24 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

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  • La vie est la mer de beauté,
  • Où l’incommensurable chagrin disparait,
  • Avec les vagues écumeuses et recommencées…
  • L’expression enivrante d’un amour illimité
  • Qu’il faut donner sans compter et sans réserve.
  • Car, la vie n’est que cette radieuse immensité,
  • Qui nous apprend sans fin a laissé
  • En partage tout le bien que l’on a fait
  • Et de pardonner tout le mal reçu…
  • C’est le magnifique souvenir forgé,
  • Par notre singulière âme distillant les pensées meilleures,
  • Qui compte dans ce monde fugitif.
  • Et non celles de l’autre nébuleux visage…
  • De nous tous chercheurs infatigables dans cette forêt terrestre
  • Et inventeurs infinis de nos propres mondes.

par Yves Makodia Mantseka

 

«ActeurFeteCongo» un partenaire idéal pour organiser votre événement au Congo Brazzaville: «un site innovant dans le monde événementiel africain»

Posté : 18 février, 2012 @ 5:36 dans Non classé | Pas de commentaires »

«ActeurFeteCongo» un partenaire idéal pour organiser votre événement au Congo Brazzaville: «un site innovant dans le monde événementiel africain»  logo-af

http://www.acteurfete-congo.com

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    Le monde  de la culture, de la musique, de spectacles, des artistes congolais…vient d’être doté d’un site événementiel qui regorge les divers talents de la nation. Une grande première dans la sous région voire au sein de l’Afrique centrale pour cette vitrine de choix et de découverte de la richesse congolaise. Un réseau événementiel où tout le monde peut visiter, découvrir, échanger et partager ses prestations. Une plateforme virtuelle réservée aux  artistes multiformes du pays pour présenter leurs profils à travers leurs identités propres, leurs raisons sociales et activités, leurs coordonnées, leurs messages promotionnels. Un moyen spécifique et un atout indéniable pour se faire connaitre des maisons d’édition, des producteurs, des metteurs en scène, du public et du monde de Show bis. Voire de s’ouvrir facilement au marché mondial et de l’univers du web. La célébrité aidant vous connaitrez, par le biais de l’ActeurFeteCongo, avec ses milliers adhérents et internautes de tout bord, le chemin de la réussite. Et de l’insertion dans le champ du star system qui s’offriront à vous.

   Mais ActeurFeteCongo est aussi et surtout un agenda de spectacles et des festivités. Un  annuaire (artistiques, salles, spectacles, hébergements et transports). Un premier portail à vocation mondiale offrant une organisation de votre événement de choix au Congo. Ainsi, avec cette immense toile, vous trouvez aisément un artiste congolais, un hôtel au Congo, une location de salle pour votre mariage et séminaire. Dans cet univers artistique et lieux touristiques, vous pouvez vous inscrire librement, se connecter sans fin, de lancer des appels d’offre, de rechercher les multiples adhérents, de demander un devis gratuit….bref d’organiser votre événement à  votre guise, à votre gout et à votre budget. Un moyen considérable pour les ignorés de sortir de l’anonymat et d’être projetés dans la monde de la lumière. Un champ permissif pour rentrer directement avec votre prestataire de choix. Avec ActeurfeteCongo, le client devient un acteur privilégié pour concocter à ses fins le menu artistique, musical, festivalier,….bref événementiel à sa convenance. Dans ce site d’un genre nouveau en Afrique vous trouvez les spectacles insolites, les lieux somptueux, les sites pittoresques et l’opportunité de créer votre WHIST LIST. Et d’intégrer vos photos, vidéos, mp3, de mettre vos agendas à jour, de t’chater avec d’autres acteurs de l’événementiel du monde entier et organisateurs d’événements culturels internationaux, de festivals. Ce faisant, au regard de cette belle vitrine vous découvrez le buzz des prestataires, les phototèques des prestataires via l’annuaire photo et en comparant les visuels; ensuite, avec le même procédé, vous trouvez l’établissement qu’il vous faut. De plus, à l’aide d’un annuaire audio, vous pénétrez dans l’univers des musiciens en écouatnt leur MP3. Enfin, vous rechercherez sur une carte du pays vos prestataires.

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Yves Makodia Mantseka

Voir  le profil d’Yves Makodia Mantseka in acteurfetecongo: http://www.acteurfete-congo.com/annuaire/yves-makodia-mantseka-poete-congolais-congo-brazzaville

La philosophie sociale des nombres dans la vision « Muuntuienne » de Maitre Rudy Mbemba Dya-bô-Benazo-Mbanzulu

Posté : 11 février, 2012 @ 11:18 dans Non classé | 2 commentaires »

 

La philosophie sociale des nombres dans la vision Maitre Rudy Mbemba

    L’illustre KOONGOLOGUE, Rudy MBEMBA, vient de publier un ouvrage original enluminé de valeurs traditionnelles, culturelles, morales, religieuses et spirituelles. Intitulé le MUUNTU et sa philosophie sociale des nombres », édité chez l’Harmattan. Ce livre incandescent et majestueux montre la nature véritable du MUUNTU et sa fusion parfaite avec l’âme divine.

  Un cheminement spirituel que l’auteur fécond nous esquisse par le canal des nombres qui symbolisent l’essence et la quintessence de la vision sociale chez les BANTOUS singulière avec les KOONGO. C’est la sublimation totale de l’homme devenu MUUNTU «déifié» que  Rudy MBEMBA expose dans sa philosophie atypique et plurale focalisée sur la notion du  nombre.

     A la lumière de cette découverte conceptuelle, symbolique, ritologique dans l’exploration de la vallée royale de MBANZA KOONGO, l’auteur en voyageant dans le temps,  en lisant dans les annales anciennes, livre aux profanes les arcanes suprêmes des ancêtres et montre aux adeptes le chemin de la mort initiatique qui amène au village céleste des aieux. Une démarche nouvelle dans la littérature congolaise qui montre les recherches poussées de l’auteur KOONGOLISé, sa singulière vision de la quête du graal et celle du devenir de l’être MUUNTU dans son développement intégral. De plus, cette approche bouleversante dévoile les énigmes, enseigne les vérités, diffuse les connaissances et savoirs des ancêtres KOONGO dans leur conception de la société, de la vie, de la mort. Une relecture historique aux inflexions coutumières des aïeux dans leur sublime art de compter, «TANGA», que l’avocat, écrivain et poète congolais nous donne à cœur ouvert dans cet ouvrage à orientation socio-anthropologique des KOONGO.

     En somme, le MUUNTU est cet être porteur d’humanité et de nombreuses valeurs socio philosophiques que renferment les nombres. Partant de ce postulat de base du paradigme BANTOUIEN, Rudy MBEMBA montre à travers les nombres que leur sens s’intègre dans la réalité socio anthropologique des KOONGO (page.142).

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Une étude originale

    A la lecture des premières lignes l’ouvrage porté sur la philosophie des nombres amorce  d’emblée une analyse à rebours dans sa vocation originelle. Un crédo historique sous le fond d’une musique du nombre qui englobe tout et explique l’odyssée intérieure de l’âme dans son retour vers le monde Un. A cet égard l’auteur écrit : « dans la quasi-totalité des travaux ayant porté sur les KOONGO, le domaine des nombres occupe une place inexistante ».(page.23).

   Une grande première dans l’étude de la tradition KOONGO et dans sa portée initiatique millénaire éclairante. A travers ce sublime ouvrage une porte est ouverte dans le temple sacré des ancêtres et leurs NGUNZA d’Alors. Une mémoire des temps anciens est explorée dans ses recoins enfouis et énigmatiques par Maitre Rudy MBEMBA. A cet égard, le préfacier monseigneur Anatole MILANDOU souligne, fort justement, en guise de conclusion: « ce travail, original, porté sur la science des nombres ou tout simplement les nombres et les éventuelles significations qu’ils peuvent comporter, revêt le caractère d’une initiation à un problème encore peu étudié. Il ouvre une voie dans l’étude de la langue KOONGO ».(page.9). Et lorsqu’il poursuit allégrement:« le présent ouvrage, le MUUNTU et sa philosophie sociale des nombres, de Rudy MBEMBA, vient combler un vide dans les études KOONGO. Dans une herméneutique, l’auteur à travers les nombres, nous montre que leur sens s’intègre dans la réalité socio-anthropologique des KOONGO ». (page. 7).

    A contrario de la notion simplement mathématique, l’analyse des nombres chez Rudy MBEMBA s’inscrit dans la logique de l’école KOONGOLAISE d’inspiration BANTOUIENNE. Une vision idéelle autour des mots, état, situation et aspiration. C’est suivant cette conception triptyque que l’auteur souligne à fortiori et que l’éminent monseigneur MILANDOU vénère amplement: «le nombre apparait à la fois comme une norme humaine et sociale qui est de surcroit en perpétuel devenir» (idem).

    De plus, l’auteur emprunte le mot TANGA «compter» dérivé de NTANGU «soleil» et plus spécifiquement MVWALA pour désigner en KOONGO le nombre. Mais son intelligence  réside dans la définition du mot MVWALA qui symbolise intégralement sa démarche novatrice pour démontrer son étude prodigieuse. Ce mot est un tout qui englobe tout dans l’analyse, l’explication lumineuse de la philosophie des nombres dans le devenir du MUUNTU incarné, socialisé, harmonisée avec l’éternel dans toute sa splendeur et totale magnificence. Il explicite l’âme libérée de ses oripeaux profanes et qui rentre dans le monde d’en haut. De la connaissance, des savoirs et de la sagesse éclairée. Un autre MUUNTU est né en pensée, en parole et en action. C’est cette renaissance spirituelle qui est au cœur de MVWALA dans son essence initiatique et dans le rejet du moi impérieux. Cet esclave qui retient le MUUNTU dans les régions nébuleuses. C’est en se détachant de ses chaines séculaires du samsara qu’il enterre l’illusion cosmique pour devenir lui-même dans la connaissance de sa véritable identité: MUUNTU NZAMBI ou l’Homme devenu dieu. C’est ce processus de progression spirituelle par la voie de socialisation, de l’humanisation voire d’intériorisation des principes qui sont les leviers de la libération totale de son âme inférieure vers celle dite supérieure.

Le but principal de l’œuvre

   En substance l’auteur dit: «en fait, les principes et usages de la tradition KOONGO n’ont jamais été examinés sous la forme de nombres pour en connaitre l’essence même ou au mieux pour comprendre leur importance dans la vie et le développement du MUUNTU ». (page.23). De plus, il ajoute: «…l’objet même de cette étude qui, au-delà de la présentation des nombres dans la philosophie KOONGO, aura pour objet de les analyser et d’en extraire la quintessence »(page. 23).  Ce faisant, l’objectif premier de Rudy MBEMBA est de montrer l’âme qui regorge les nombres dans leur essence sociale, spirituelle et religieuse. En étudiant l’âme même des nombres dans la vision de la langue KOONGOLAISE, l’auteur met en exergue l’idée communément admise dans cette tradition millénaire à savoir : dans chaque nombre  repose une âme. Le nombre comme esprit agissant façonne la vie, le développement de l’être dans son processus physiologique et cosmique, dans son ascension vers les hautes sphères de beauté, d’amour et de joie. Où son âme rejoint les entités célestes et communie avec ces divinités pour l’avènement du monde des cieux sur terre. Ce sont les étapes graduées que le symbolisme des nombres expose pour voir l’évolution de l’âme  quittant sa nature première vers celle de la lumière. La philosophie sociale des nombres est une initiation à la langue KOONGO, un enseignement millénaire des préceptes moraux pour faire du MUUNTU renaissant un MFUMU MPU pétri de Sagesse, de morale, de justice, de loyauté. Un véritable chef CHIKIRILATIF dans la lignée des anciens. «Celui qui voit le diable et ne dit rien» pour restaurer la paix sociale et la tranquillité des esprits. Avec cette vision supérieure, le MUUNTU KOONGO, c’est-à-dire l’Homme des Lumières (page. 36) est vêtu de l’armure céleste et enrobé de l’aura chatoyante. Le sens des nombres intègre toute sa vie, guide ses pas, ses choix, ses rêves, ses ambitions, ses passions, ses amours et l’oriente dans sa quête de la pierre philosophale en symphonie avec les esprits supérieurs.

Une doctrine supérieure

   Au cœur de la philosophie sociale des nombres, c’est le refus manifeste de la vie diabolique gouvernée par les MATEBO ou les MIKUYU (page 54) au profit de celle des bienfaiteurs de l’humanité. Ces esprits gardiens de l’univers appelés les BISIMBI (page.53). Ou les BIBA (page.125).Car cette doctrine évoque une incantation divine dans la citation des nombres et dans le dévoilement des chiffres incarnant l’élévation de l’esprit. La sagesse des nombres soigne l’âme du MUUNTU en lui montrant le rêve intérieur à suivre pour devenir le MUUNTU accompli. C’est la croyance amplifiée aux forces de l’esprit inscrite au fronton des chefferies des anciens. Que cette philosophie transcendantale fait du MUUNTU achevé un esprit puissant, imprégné des valeurs sociales, humaines et fraternelles. Et celles de l’équité et de l’égalité profonde entre les peuples.

   Selon lui, «En langue KOONGO comme dans toutes les langues du monde, les nombres portent tous une appellation allant de 1à 10. Ainsi les nombres recouvrent les appellations suivantes : M’MOSHI, M’MUSHI ou NTETE, le chiffre un (1), ZOLE : le chiffre deux (2); TATU : le chiffre trois(3), YA: le chiffre quatre(4); TANU: le chiffre (5); SAMBANU: le chiffre sept(7 ; NANA: le chiffre huit(8); VWUA: le chiffre neuf(9); KUMI :le chiffre dix( 10) ».(p.24). En somme, les nombres chez les BANTOUS, en particulier chez les KOONGO, traduisent certaines idées qui sont d’une importance capitale; il s’agit de neuf principes fondamentaux qui sont: 1.Le verbe ou Dieu; 2.La vie, l’humanité; 3.La Sagesse; 4.La force, la puissance; 5.Le discernement, l’Esprit de jugement; 6.L’Espérance, la Méditation; 7.La Bienfaisance ; 8.La Persévérance, la Conviction voire la Foi; 9.La Possession, l’Harmonie ou la Paix.(p.129). Il en découle de ses travaux que le nombre 1 à 9 décrit explicitement le chemin de la purification, de la régénérescence, de l’élévation spirituelle. C’est l’évolution et développement du MUUNTU que l’auteur appelle YALAMA (page.63). Le MUUNTU devenu Un avec l’infini est dans la possession et la paix totale. Une âme achevée qui atteint le sommet de la pyramide et des hiérarchies supérieures.  Au stade suprême du nombre KUMI le MUUNTU devient le NKULU. « Quant l’être acquiert ou accède à cette dimension correspondant d’un point de vue quantitatif au nombre KUMI, il devient incontestablement un référent, un maitre, un modèle divin ou un dieu, c’est-à-dire un NZAMBI pour les vivants ».(page.127).

     Avec cette œuvre étonnante le KOONGOLOGUE, Rudy MBEMBA montre clairement que la philosophie des nombres était déjà présente dans l’ère glorieuse de la vallée royale de MBANZA KONGO. Où les NGUNZA d’Autrefois contemplaient les nombres et les chiffres pour connaitre le présent et l’avenir du MUUNTU. L’être intelligible. Ces célèbres prophètes, ces spirites illustres transitaient entre ce monde d’en bas et l’outre tombe par la lecture des connaissances minutieuses des nombres. Une vie couvée à cette écriture sacrée, vouée à la peinture des nombres hiéroglyphiques qui traçaient le parcours initiatique de l’esprit et le voyage radieux de l’âme vers l’infinie beauté des numéros célestes. Ce royaume de la numérologie céleste,  de la théologie des chiffres qui montre l’immensité du cosmos qui ne s’achève. Une philosophie de l’idéal du MUUNTU cosmique a largement guidé ces initiés forestiers pour comprendre et appréhender cette vie et celle de l’au-delà ou village céleste des anciens (page.55). C’est l’étude du chemin suprême du MUUNTU réincarné et de sa destinée finale. L’Amour illimité. Une aspiration à l’éveille de la conscience humaine. « Le but de l’initiation était simplement d’éclairer, les néophytes, sur le devenir de leur existence à travers les savoirs, les connaissances du NZA, c’est-à-dire de l’univers ». (page.77). Des écoles de mystères comme le KIMPASI, le LEEMBA, le KIMBA, le NDEMBO (idem) ou des écoles initiatiques dans les chefferies et les MBONGUI anciens ont servi des canaux d’enseignement, de transmission à travers le verbe sacré aux profanes de pénétrer les mystères cachés autour de la science des nombres et sa sublime vision de la transmigration des âmes. Cette théorie de la métempsycose était une pratique célèbre des peuples Bantous et celle encrée dans la connaissance de soi trouve aussi son influence manifeste dans la vie quotidienne, philosophique sociale des nombres chère aux NGUNZA anciens.

    A la croisée des chemins l’étude du «MUUNTU et sa philosophie sociale des nombres» décrit par le brillant écrivain vante qu’une syntonie est bien réelle entre les courants occidentaux issus de l’école de l’humanisme intégral et celle de la vision du MUUNTUÏSME africain. Un croisement et une union sont mis en avant par la genèse naguère en Afrique de cette philosophie qui a généré les adeptes et les disciples aujourd’hui envahissant toutes les écoles de mystères du Nord. A vocation spiritualiste et initiatique qui peuplent tous les mouvements humanistes aujourd’hui en vogue. Ces ramifications se trouvent dans ces terreaux de réflexions sociales, humaines, religieuses et spirituelles. Ce faisant, on peut affirmer à l’image de cette magistrale et exhaustive analyse que l’Afrique demeure la mère première qui a fécondé toutes les doctrines, les philosophies. Qui ont construit l’ère du mouvement syncrétique entre la tradition animiste africaine d’avec le christianisme professé par les Colons blancs d’hier et tel qu’il est véhiculé largement par la vulgate Vaticane.

En définitive

    Loin d’être une apologie sectaire de la culture Kongo l’avocat Rudy MBEMBA, en mettant en lumière un texte puissant sur la philosophique sociale des nombres au cœur de la vision du MUUNTU, a extirpé dans les méandres de la tradition BANTOUE des arcanes cachés dans sa vallée séculaire, mystérieuse. Une connaissance ancestrale voilée de nombres vient d’être exhumée par l’auteur dans ce monde d’hier inexploré. Une voie spirituelle est ouverte dans cette fouille lointaine par l’exploration et la découverte du mémoire des temps anciens. Qui parle de la vie dans ces époques là où les NGUNZA illuminés rentraient dans leurs cavernes intérieures pour interpréter et comprendre le monde par la voix du Dieu soleil «TANGU», par la voie de MVWALA. C’est la vocation transcendantale de l’âme divinisée que l’avocat KOONGOLOGUE nous a donné en héritage, en partage pour être présent au présent et devenir soi même. Ce MUUNTU caché en nous. C’est ce vieil ancêtre africain endormi en nous qu’il faut réveiller pour atteindre l’unique dieu soleil ou NZAMBI MPUNGU (page 53). C’est une merveilleuse leçon de vie sociale, humaine, religieuse et spirituelle que TATA N’DWENGA nous a présentée par le prisme scintillant des nombres pour devenir celui qui est et en union symbolique avec l’âme universelle. Ce MUUNTU cosmique imbu d’amour inconditionnel. Car, arrivé au stade suprême de KUMI, le MUUNTU éveillé perd tout et obtient tout. Les forces d’en haut adoucissent son karma «TSIEKELE ZA MPASSI» et dirige son destin de servir l’humanité. En devenant par excellence le (BA)-KULUNTU (page.55) dérivé du mot KULA (page.69) ou le messager de TATA NZAMBI. Le dieu éternel. Tel est en abrégé le message véhiculé par le KOONGOLOGUE Rudy MBEMBA dans son livre savoureux et agréable à lire. Et à garder précieux dans notre riche bibliothèque.

Yves Makodia-Mantseka 

Les ouvrages de l’auteur
-    Le Procès de Kimpa Vita
La Jeanne d’Arc congolaise
  L’Harmattan édition  2003

-    Le Muntuïsme
L’Humanisme intégral Africain
Sociétés des écrivains édition 2006

-    Le Cardinal Emile Biayenda et sa vision du développement intégral du Congo-Brazzaville
L’Harmattan  édition  2008

-    Plaidoirie pour l’abbé Fulbert Youlou – 1er Président de la république du Congo-Brazzaville
L’harmattan  édition  2009

-    Le Muntuïsme , Essai d’un code pénal des sociétés bantoue
Connaissances et Savoirs Edition 2010

-    Muutu et sa Philosophie sociale des Nombres
L’harmattan édition 2011

A cœur ouvert avec l’écrivain-poète pamphlétaire, rufisquois

Posté : 10 février, 2012 @ 10:45 dans Non classé | 1 commentaire »

Publié le 19 janvier 2012 par stephel
A cœur ouvert avec l’écrivain-poète pamphlétaire, rufisquois dame-105x150Dame Diop

L’enfant de Rufisque : sa vie, son œuvre et ses projets

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire votre premier livre publié en 2010, « Les rêves de la fleur », pp. 164 ?
Dame Diop. Avant de répondre à votre toute première question relative aux raisons qui m’ont poussé à me lancer dans l’écriture, permettez-moi d’abord de faire une rétrospection en revisitant une partie de ma vie, en l’occurrence ma jeunesse passée à Rufisque. Une époque capitale et indispensable pour mieux dévoiler et faire comprendre ma relation profonde et intime avec l’écriture ! En fait, mon entrée au collège a totalement bouleversé mon existence.

C’est une époque charnière où s’est passée la séparation brutale avec mes camarades de l’école primaire et surtout avec ceux de mon quartier. Et pourquoi un tel repli sur moi-même, à cet âge ?

La réponse à cette question peut être la clé qui vous ouvrira la porte de mon univers littéraire ! En fait, mon enfance se distingue de celle de mes camarades. Ma situation familiale n’était pas facile à supporter, car j’avais une mère dynamique, mais de plus en plus malade. Ma mère était donc constamment alitée. Et je m’en suis rendu compte seulement à partir de la classe de 5e. C’est ainsi que sont nés le rapprochement et l’empathie avec celle qui m’a mis au monde.

La maladie nous avait rapprochés l’un de l’autre. Ainsi, j’avais abandonné tous mes copains d’enfance pour être toujours à son chevet ! Mes moments d’absence étaient les heures de cours, que ce soit celles du collège, du lycée ou de l’université. Et je ne sortais plus dès que je rentrais à la maison : maman avait besoin d’aide et je devais être à ses côtés jusqu’à l’arrivée de mon père, tard dans la nuit. À cette époque-là, j’avais peur de la retrouver inerte et sans vie, à cause de l’atrocité de cette longue maladie effroyable et sans nom, malgré les diagnostics médicaux.

Traumatisé depuis l’enfance, je ne cessais de sombrer dans le silence et la solitude. Toutefois, j’ai appris à parler à l’université, sans y parvenir. Par conséquent, mon lourd silence avait toujours intrigué professeurs et camarades, sans qu’ils réussissent à en percer le mystère. Maintenant, comment fallait-il faire pour m’évader de cet univers « carcéral », monotone et triste? C’est ainsi que la lecture des journaux et des magazines étrangers constituaient mes moments de distraction, surtout pendant les grandes vacances où j’avalais tout ce que je trouvais comme livre (littératures africaine et française). Bref, j’étais un grand lecteur.

En effet, il me paraissait primordial de revisiter les moments inoubliables de ma jeunesse avant d’expliquer mon arrivée dans l’art d’écrire qui est passionnant et épuisant. Malgré tout ce temps consacré à la lecture lors de ma jeunesse, je n’avais encore pas eu la moindre idée d’écrire, même s’il m’arrivait parfois de pleurer en lisant un roman ou une histoire triste. En tout cas, je ne cessais d’être émerveillé par le souffle et la plume des écrivains qui m’ont le plus marqué dans la vie. Bref, le déclic a été l’avènement d’une tragédie implacable et inacceptable tantôt scrutée, tantôt ignorée.

Au demeurant, mes premiers poèmes ont vu le jour, au lendemain de la mort de ma tendre et aimable mère complice et inoubliable. Autrement dit, j’écrivais pour combler cette absence douloureuse. La poésie a été pour moi un moyen de m’épancher, même si ce sont des écrits de jeunesse. En revanche, la « fleur » a grandi. Et je suis passé à autre chose. Mon second livre est un recueil de chroniques (« Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur »). Au reste, j’ai envisagé de parachever un roman, juste après ma thèse de Doctorat.

Y a-t-il des auteurs qui vous ont inspiré par rapport à votre premier livre ?
Dame Diop.  Je dois signaler au préalable que Léon-Gontran Damas (1912-1978) m’a inspiré le rythme et la cadence de certains poèmes : son livre de poésie Pigments (1937) était au programme lorsque j’étais en 2ème année, à l’université de Dakar. Quant à ses compagnons (Césaire et Senghor), je les ai un peu lus. Mais, le principal auteur qui m’a influencé par rapport au choix du livre est un poète espagnol, Antonio Machado (1875-1939) qui était au programme lorsque je préparais ma licence à l’UCAD. Il s’agit d’un poète qui faisait partie de la Génération 98. C’est un personnage qui a la « caractéristique » d’avoir mélangé la « rêverie mélancolique et raffinée à l’inspiration terrienne ». Parmi tous ses écrits poétiques, son poème Mi manzano (Mon pommier) m’a le plus marqué. D’où l’explication du choix de mon livre Les rêves de la fleur ! En fait, j’ai profité tout bonnement de la richesse et de la complexité de la nature afin de donner libre cours au lyrisme au travers de la vie absurde et de la mort mystérieuse.

Avez-vous l’intention de faire la promotion de vos livres au Sénégal ?
Dame Diop. C’est vrai que mon éditeur n’a pas une bonne visibilité en Afrique même s’il est mieux adapté aux jeunes auteurs référencés par ses partenaires de Dilicom – Le réseau du livre-. Mais, mon plus grand souhait est de faire découvrir mes livres aux Sénégalais et aux Africains d’une manière générale. En effet, c’est un plaisir d’être découvert, lu, compris et reconnu chez soi. Toutefois, l’écriture n’est pas un métier en ce qui me concerne, mais plutôt une distraction et un exutoire qui me permettent l’évasion vers d’autres cieux. La fiction est le monde de la liberté. Quant à la promotion de mes livres au Sénégal, j’espère qu’elle se fera même si mon éditeur est basé en France, grâce à l’appui des médias. Bref sans les médias, aucune promotion n’est possible !

Quelle est votre source d’inspiration ? Et que faites-vous en dehors de l’écriture ?
Dame Diop. Ma mère est ma source d’inspiration, même si elle était analphabète. A force de penser à elle, le souffle de l’imagination m’envahit comme un éclair. C’est pourquoi je suis obligé d’écrire pour me libérer. Autrement dit, j’ai besoin d’être ému pour avoir de l’inspiration. D’où le choix du sous-titre de mon recueil, le Regard d’un jeune homme émotif.

Enfin, je prépare actuellement une thèse de Doctorat sur la littérature espagnole du XVIIIe siècle à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. En fait, je suis un passionné d’écriture qui vit de petits boulots afin de financer ses études.
Entre études et petits boulots, j’essaie de m’organiser pour toujours lire et écrire. La quantité de mes articles publiés de 2006 à nos jours en est une preuve. Il existe donc un cycle par rapport à ma production littéraire : la poésie n’était qu’une étape. Maintenant, je suis passé à autre chose comme je l’ai affirmé précédemment. Mon second livre est donc un recueil de chroniques, à savoir une série de pamphlets. En effet, j’ai tout fait pour que « Wade, la grande déception ….» soit publié avant son « départ » du pouvoir en 2012 : c’était la course contre la montre. Aussi ai-je pris le risque d’arrêter la rédaction de la troisième et dernière partie de ma thèse de Doctorat afin de pouvoir terminer le livre, avant la date fatidique.

Pour conclure, je dois vous dire que d’autres livres se profilent à l’horizon de mes pensées, au vu de mes notes. Il est important aussi de savoir que j’ai écrit mes deux recueils de poésie (« Les rêves de la fleur » et « Regard d’un jeune homme émotif ») dans un carnet de notes. Bref, mes écrits sont toujours inspirés par des faits réels pour ne pas paraphraser Camus : « L’art conteste le réel, mais ne se dérobe jamais à lui ».

Source: leral.net

Yves Fernand Nkodia-Mantseka dans «Tendre Nostalgie»

Posté : 28 janvier, 2012 @ 10:29 dans Non classé | Pas de commentaires »

 
 Un article écrit le vendredi, 27 Janvier 2012 à 23:32 par Clément Ossinonde in http://dac-presse.com/actualites/a-la-une/culture/726-yves-fernand-nkodia-mantseka-dans-l-tendre-nostalgie-r-.html
 
Yves Fernand Nkodia-Mantseka dans «Tendre Nostalgie» clement-ossinonde-artiste-musicien-congolais3-207x300
          Clèment Ossinonde

Au nombre des poètes congolais de la nouvelle génération, il convient sans nul doute d’évoquer Yves Fernand Nkodia-Mantseka,

pour mieux situer la place qu’il occupe dans celle-ci.

Dans ses premiers poèmes, comme dans son ouvrage actuel, il s’est penché sur une poésie assez hermétique, s’exprimant souvent que par des symboles ; cependant sa langue est belle. Tout comme, il s’exprime aussi spontanément et sa poésie « chante aussi harmonieusement que le rossignol ». « L’écho géant », « le message », « les Anges du soir », « nos anciens villages » sont parmi ses principaux thèmes.

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« Tendre et Nostalgie » est un récit de combat, une tentative de création d’un genre nouveau qui serait un mélange de genre. Cette tentative est intéressante à plus d’un titre et mérite une grande attention.

De la vie à la mort, l’auteur s’interroge sur ces deux énigmes ou extrémités indissociables de l’existence de l’homme dans ce monde. En perpétuel questionnement et doute permanent, le poète navigue dans cet océan terrestre et pose la voie de la Sagesse comme corollaire de sa conception, rêvant de construire un Monde « Un », ce village global par l’écho du verbe africain. Mais dans sa pérégrination, il découvre loin de son pays natal les amours idéalisées qui le changent et le bouleversent. Ainsi, ces ingrédients ou puzzles rassemblés viennent agrémenter, alimenter, enrichir cette mémoire de l’homme pensif, d’un exilé africain dans l’hexagone. En somme, il est très éloigné de son soleil originel qui l’habite toujours en le consumant encore avec son ferment lumineux ou chaleur nostalgique.

Clément Ossinonde – Nkodia-Mantseka, clement.ossinonde@sfr.fr

(Tendre Nostalgie – Edilivre.com)

 

 

Sénégal – La tyrannie exacerbée d’une « fin » de règne impopulaire et corruptrice, [bonnes feuilles] pp. 125-127

Posté : 28 janvier, 2012 @ 9:59 dans Non classé | 1 commentaire »

Publié le 27 janvier 2012 par diopdame

 

Sénégal – La tyrannie exacerbée d’une « fin » de règne impopulaire et corruptrice, [bonnes feuilles] pp. 125-127 Wade2-11«Mon Dieu! Me croyez-vous dictateur à mon âge?», disait De Gaulle aux Français. C’est une déclaration inoubliable qui incarne en quelque sorte la sagesse d’un vrai homme d’Etat soucieux de l’intérêt national. Mais, contrairement à lui, Sa Majesté ne cesse de nous étonner par des frasques interminables, au point de dévaloriser ses propos et ses engagements pris dès sa réélection triomphale.

N’était-ce pas lui qui affirmait au peuple ne pas avoir l’intention de terminer son éventuel deuxième mandat présidentiel, à la veille des élections ? La rétractation est récurrente chez cet homme lunatique dont le comportement est guidé par des humeurs et des caprices de la vieillesse !
Mon souhait est de terminer mes projets, mais je vais quitter le pouvoir au bout de deux ans, déclarait le président sortant en campagne pour sa réélection. N’avait-il pas librement fait cette promesse devant le peuple ? En tout cas, le deuxième mandat tire à sa fin et il est toujours à la tête du pays en sollicitant un troisième, malgré son âge avancé (86 ans) et sa mystérieuse maladie, devenue de plus en plus un « tabou». Un médecin qui a osé faire un « diagnostic à vue d’œil » est traîné en justice, voire condamné à un an de sursis avec cinq cent mille francs Cfa d’amende .
Le roi qui s’est démené comme un diable pendant une vingtaine d’années avant d’accéder au trône devrait mériter une sortie honorable. Autrement dit, son parcours politique aurait dû être couronné de gloire et d’héroïsme. S’il avait respecté ses promesses en quittant le pouvoir pendant qu’il était encore temps, Wade serait considéré comme un Messie au Sénégal, en Afrique et partout dans le monde. Mais, le problème c’est qu’il manque de lucidité, espérant toujours pouvoir continuer sa mission « providentielle » appuyée par la presse qui lui servirait de paravent et de paratonnerre.
Cependant, le président n’a cessé de nous étonner avec ses différentes tentatives de corruption visant à soudoyer des journalistes, comme le Pdg du journal « Le Quotidien » qui aurait reçu 50 millions de Francs Cfa par l’intermédiaire du ministre Thierno Lô, sans oublier les perdiems aimablement proposés au reporter du Figaro, Thierry Oberlé . Et les 400 millions de francs Cfa récemment encaissés sans tambour ni trompette par le Pdg du groupe de presse Walfadjri n’honorent pas les médias « indépendants » ! Aussi devons-nous nous interroger sur la conduite de certains patrons de presse. En tout cas, deux Pdg ont bénéficié des largesses de Wade qui doit assumer ses responsabilités en s’expliquant devant les Sénégalais. Pourquoi Ndiombor (le lièvre) reste-t-il coi et terré dans sa tanière après avoir entendu l’hallali des chasseurs accompagnés d’une meute de chiens pour la battue?
Alerté par les balles qui giclent, le roublard prend la clé des champs et ne laisse aucune trace. A l’évidence, il a choisi d’adopter profil bas en esquivant le débat public pour ne pas être pris dans le piège. Toutefois, ne comptons pas sur nos Juges pour savoir la vérité : Sa Majesté contrôle toutes les Institutions de la République. Des millions de Sénégalais sont surpris par ces multiples scandales. Le Père de la nation assoiffé de pouvoir fait feu de tout bois pour être président le plus longtemps possible, quitte à saborder Sunugal. Bref, celui qui avait pourtant initié la marche bleue ose aujourd’hui interdire toute manifestation publique et pacifique.

 
 
 
 
 
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