YVES MAKODIA

Au carrefour de la culture, de la littérature et de la poésie

La politique et le politique en Afrique:Quel avenir?

Classé dans : Non classé — 10 février, 2010 @ 5:00

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 La situation économique, sociale et environnementale actuelle de l’Afrique suscite un torrent incessant d’interrogation. Au sujet de l’avenir et du devenir de la politique et le politique du continent. Force est de constater qu’aujourd’hui la politique africaine dans son entièreté est sujette à caution au regard des malheureux incidents des guerres intestines qui ont secoué et continue de secouer l’intérieur des Etats et pis encore leurs frontières paisibles d’hier aujourd’hui ébranlées. Cette politique meurtrière exacerbée dans le continent fait naitre partout la zizanie, la confusion et le chaos. Dans cette cacophonie orchestrée par la politique d’autres domaines ressentent les remous. Car en Afrique la politique dicte tout et régente tout. Et avec comme stratégie d’orientation: « mettre la charrue avant les bœufs ». Ainsi, l’économie releguée au second plan, la politique inféconde laisse place à l’anarchie et au laxisme débridés. Par ricochet les méfaits surgissent et les maux s’amoncellent. Dans se laisser-aller lézardant la société entière, on assiste impuissant aux multiples pandémies qui rongent profondément certains peuples déjà pauvres; et, d’autres plus nantis mais frappés de plein fouet par les difficiles passes dictées par ces épidémies monstrueuses et calamités naturelles.         

Le politique à la commande des Etats tourne en rond et conduit les affaires nationales avec des engins vétustes et à la clé des plans ou programmes souvent demeurés lettres mortes dans le processus de développement et de la croissance. Ces deux concepts déterminants n’ont pas pu voir le jour. Et par conséquent ils n’ont aucunement généré au sein des pays africains des résultats escomptés: des taux de croissance et de réussite aptes à engendrer le succès, le progrès, la paix et le bonheur. Les pertinentes analyses se développent ça et là et les virulentes critiques fusent de tout bord. Symptomatiquement, les conclusions tirées corroborent tous et soulignent grandement que le continent africain est patraque de ses propres crises intérieures. Ces crises sont nées des causes endogènes et exogènes qui ont su laisser ouverte la porte aux difficiles problèmes de santé économique, sociale, politique et environnementale gangrenant ainsi tout le corps séculaire du continent noir délaissé. 

                             Les causes endogènes et exogènes

Au niveau interne, la fragilité démocratique entérine l’état chaotique des économies locales déjà exsangues. Les états africains ne se sont jamais détachés de leurs anciens lambeaux monopartismes. Ce vieux tissu couvrant le visage des chefs aveugle l’esprit révolté du peuple soucieux de se libérer de cette étreinte politique de spectacle avec à la une son éternel théâtre de l’ombre. Le bilan désastreux de politique a fait montre un déficit public colossal entrainant avec lui le triptyque malséant : dette, chômage et pauvreté. L’Afrique au chevet du lit de ces maux criards ne s’est guère réveillée, relevée et marchée comme les géants asiatiques aujourd’hui le vent de poupe et bien en phase de devenir des Etats émergés. Ainsi, le lancinant problème des crises multiformes ont occasionné cette situation léthargique d’un continent ratatiné par les stratégiques politiques inopérantes et incapables d’enclencher le processus de développement dans toutes les sphères. Tant attendu depuis l’accession à l’indépendance.

Au niveau externe, chaque état confronté aux difficultés endogènes n’a pu réussir à taire les palabres et les différends nés avec ses voisins frontaliers. Ces barrières incendiaires ont été des foyers dominants ou les bastions rivales, les indécrottables factions des soldats encore que les forces armées des Etats retranchés ont causés des troubles et souvent attisés des conflits à l’entrée de ces frontières. Ces unités isolées et incontrôlées ont déstabilisées les gouvernants élus et ont fait tomber ces pays en retardant ainsi cette machinerie démocratie impulsée par les vaillants peuples progressistes. De plus, l’environnement international non permissif mais demeuré coercitif n’a aucunement favorisé cet essor. L’espoir de croissance rêvée de l’Afrique a été victime de l’incurie de ses dirigeants qui ont mal géré les économies et occulté la politique de redistribution des richesses. Voire utilisé les ressources existantes à des fins improductives. A la place de l’intérêt général la primauté à la recherche du bien être privé amplifié par l’égotisme euphorique a amplement occupé le devant de la scène politique.
    

                             Les conséquences 

Au vu de cent ans d’indépendance, cette concomitance ou juxtaposition, des causes visibles et réelles, endogènes et exogènes ont littéralement culbuté le continent africain dans le trou béant du sous développement. Et à cause d’elles un cortège d’états est devenu des bonnets d’âne au sein des institutions financières internationales (FMI et la Banque mondiale) où ils sont relégués au banc des mauvais élèves avec comme statut rétrograde: des pays pauvres très endettés. Cette situation répugnante qui les exclue du concert de l’économie-monde et ne leur donne guère le crédit et la grande considération sur l’échiquier du marché financier international.       

Ainsi, la politique sous la houlette d’une caste issue des ethnies dominantes a grandement pris le dessus sur ce vaste continent encore dans le bourbier tribalo-égocentrique. Le politique africain est resté de 1960 à nos jours dans l’antre ombreux de divisionnisme rampant. Le partage du pouvoir au sein d’un clan unique est le propre de l’africain noir encore enfoui dans sa nébulosité royale. Cette monarchie africaine reste le mobile qui oriente et gouverne les ambitions individuelles de ses politiques sans cesse à la recherche du culte de « j » et du bonheur privé et la pérennité du pouvoir au sein d’une seule région. Ce régionalisme effréné né dans les marigots du parti unique à orientation marxisante déformée et communiste rabique pilule dans le continent noir. Au cœur de leur action politique, c’est la passation des services et de pouvoir entre père et fils ou individu issu du même groupe tribal au détriment dans la bonne marche de l’alternance et donc d’une démocratie pluraliste. Bien souvent on assiste impunément aux passe-droits, à la concussion, à la fourberie, à la tromperie et bourrages des urnes pour se faire élire et réélire aux yeux ébahis et déçus du peuple révolté. Le soudoiement a sauté le pas dans ce gigantesque sentier démocratique et le politique au cœur de cette mascarade draine dans la boue les valeurs pérennes des Droit de l’Homme, de dignité, de liberté et d’égalité dans ce champ ouvert des républiques modernes africaines. Et rejette par dessus tout le respect des institutions ou constitutions établies. 

Ces maux sécrétés par la politique et le politique provoquent au présent une situation inextricable. L’Afrique bien loin de se dépêtrer de l’ancien oripeau continue d’être hantée par les mêmes esprits et démons d’hier entêtants. Les richesses dilapidées à des fins stériles obstruent l’essor considérable d’une économie absente et qui éloigne ainsi les chances d’une génération de jeunes enlisée dans la marée sanguinolentes des enfants soldats. Sacrifiés dans le champ de ruine de guerre ou leurs âmes obscures végètent dans le chômage en cultivant au quotidien dans les zones implantées les désastreuses politiques de pillages, de vols, de viols et crimes crapuleux. Et les élites étouffées croupissent dans la fange de l’inertie et de l’inaction en grossissant les rangs des autres couches sociales déjà empêtrées dans la pauvreté effroyable.           

                             Pour conclure

Ainsi avec ce sombre tableau du présent imparfait l’avenir calciné des peuples africains présage des lendemains nébuleux. Aucune perspective de sortie de crise ne se dégage dans cette ruine champ de la désolation perpétré par la politique politicienne et stratégies  économiques misent en avant par les gouvernants obsédés par le retour sans fin aux idéaux Staliniens et paradigmes ou régimes militaires dictatoriaux. Ces militaires qui utilisent leur pouvoir pour renverser les présidents en place par le canal des coups d’Etat. Entre la politique et le politique, le continent noir est assombri par ces deux phares mortes qui devraient éclairer le chemin et jeter les bases d’une dynamique de croissance et du développement. En enterrant ces piliers moteurs, l’horizon de sortie de crise s’est noirci. Les deux entités focalisées sur les guerres civiles n’ont pu donner à l’Afrique mal partie la force et l’énergie de rattraper le retard accumulé et combler ainsi les lacunes amoncelées qu’elle draine depuis longtemps encore dans son jardin intérieur.      

Face à cette situation le politique africain doit endosser l’habit d’un vrai démocrate avec ses propres valeurs incarnées et animé d’un idéal constructif. Et scellé un pacte d’amour patriotique pour servir le peuple dans l’indissociable lien de respect, de dialogue, de vérité et de sacrifice total. Ces socles sur lesquels s’élèvent une patrie unique ou une Afrique intégrale. Charismatique, il doit drainer la foule vers la réussite et le progrès. L’exemplarité doit être son comportement singulier pour mener à bien l’appareil étatique en déliquescence. « Le politique qu’il faut à la place qu’il faut » doit être la norme en Afrique et appliquée pour corriger les erreurs d’hier et redonner au peuple la confiance et l’espoir déçus. Seules l’unité, la solidarité et la fraternité sauveront l’Afrique de ses propres maux affligeants. Et la stratégie de sortie de crise fondée sur la primauté de l’économie donnera à tous le travail et le bien être souhaités et mettra fin à la corruption, à la haine, à la ségrégation, au tribalisme et à la violence qui habitent la maison Afrique dans sa globalité. 

Tel doit être l’un des chemins à suivre par le politique et la politique d’aujourd’hui et de demain pour sortir l’Afrique de ce marasme. Car l’avenir et le devenir du continent reposent sur les genoux des Dieux. Mais ils dépendent avant tout de la volonté, de l’envie et de l’audace des dirigeants et des stratégies efficaces pour changer le statu quo.      

Dans les sillons du désert

Classé dans : Non classé — 9 février, 2010 @ 5:19

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Dans le silence la marche est longue, difficile et amère,
Qui me contraint avec force et désolation  

Dans un univers à ne rien faire,
Immense est le sinueux désert 

Qui convient de parcourir,
En dépit de tout et de sa complexité
Qui ne donne rien à saisir.  

Après une longue marche dans la nuit
Et d’immense fatigue écrasante,
Me voici en pleine zone d’eaux:
La nature est calme et reposante,
Qui me brûle d’envie de vivre de gaieté 

Dans un monde sans histoires,
Où le crépitement des grains de sable 

Dans les nuits perdues envahit mes sentiments d’espoir.  

Je suis las en pleine marche dans le désir 

Et de taire mes envahissantes envies,
Hélas! Ces eaux sont étranges et fort silencieuses, 

Bouillonnent dans tout mon corps
En résonnant en moi des somptueux accords, 

De ces musiques lointaines, inconnues,
Qui marquent éternellement à vie. 

Soudain, mon corps est épris de douleurs
Mystérieuses des temps sans lendemains, 

Qui sont étouffantes, désolantes, entraînantes
Dans un univers inconnu à double visage, 

Tout à coup les rêves de survie s’envolent en vidant mes mains,
Sans raison et dépouillant les fruits de mon ancestral héritage. 

A l’instant, mon rêve semble se dissiper
Dans les sillons du désespoir, 

Qui apparaissaient lumineux
Comme ceux de la vie de demin, 

Avec de nobles promesses d’un monde meilleur sans fin,
Qui n’est nullement faux en jouant des accords rythmiques 

De sa majestueuse victoire.                                                                                          

Poéme écrit par Rudy MBEMBA à Toulouse 

Fragment d’une douleur au cœur de Brazzaville

Classé dans : Non classé — 18 janvier, 2010 @ 6:03

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Le premier recueil de poésie de Noël KODIA-RAMATA          

«Fragment d’une douleur au cœur de Brazzaville»(1) est un recueil de poésie ou un souffle intérieur de l’écrivain congolais Noël Kodia-Ramata (NKR). Il relate les tumultueuses vagues de la guerre de 1997 qui ont ensanglanté, endeuillé et déstabilisé son pays. L’auteur du roman « Les enfants de la guerre » donne une version poétique de ce dernier ouvrage. Dans cette autre face du roman, l’auteur chevauche pégase. Dans un style prosaïque dominant, il mélange dans un langage délibéré les mots et les maux qui chantent et dansent au gré d’une  vibrante musicalité. Ces deux éléments illustratifs qui synthétisent le récit, vivant et réel, d’une nation victime de ses exactions et de ses propres turpitudes.          

Il écrit, en substance, la machine de guerre s’est mise en route un matin. Une voix gonfle dans l’enclave du ciel congolais: «Mbonguila mwana !»(p.36). «Ce matin nous nous sommes réveillés le cœur dans la main, le ciel dans les épaules et assis dans le brouillard de la surprise » (p.11). Deux jours passent et s’achèvent dans un climat tragique qui éludait l’espoir des lendemains verdoyants.        

La nuit les armes ont crépité, parlé dans un vacarme assourdissant. Et la peur cellulaire s’est manifestée… «Ouenzé accouche petit à petit son inquiétude importée de l’autre côté de Mpila. L’arbre des saisons a fait tomber ses feuilles, ses fleurs et ses fruits. Le jour n’a plus d’axe et à midi le soleil s’est bloqué dans l’engrenage des nuages. Le silence plein d’inquiétude s’est déposé comme une chape d’ozone sur Ouenzé. La vie s’est découverte triste avec ses gencives rosés sur  fond de joie et de tristesse. La nuit est tombée dans mes yeux, dans  nos yeux de Brazzaville-Nord qui scrutent l’horizon. Des bruits partout. Des bruits qui rappellent le Congo profond dans sa diversité linguistique » (p.11).     

Ces vers libres et explosifs de l’auteur exhument les plaies béantes d’un peuple assiégé par lui-même. Son propre frère de sang. Une population fraternelle engluée dans une guerre intestine. Il nous replonge dans cet univers hideux de la guerre de juin 1997 où « les enfants soldats aux sourires de chanvre » (p.15) imbus de haine tuent le peuple issu du Sud dans un tourbillon incessant de violence, de viol, de pillage. Et dans l’impunité totale. Enlisés dans la folie criminelle, dans les actes ignobles et ignominieux, ces soldats sous l’empire des chefs ont transformé la nation en carnage sans précédent. Avec des centaines de disparus dans le silence total et  des milliers de morts dans tous les recoins.   

Au fil des pages ces terribles images reviennent sans cesse au tréfonds du cœur de l’auteur habité par la tristesse et dans l’océan de son esprit emporté par le flux incontrôlé et discontinu des faits poignants, douloureux et inimaginables. Un comble de barbarie qui dénote toute la bêtise humaine au pinacle de la conscience sclérosée. Avec les yeux de l’âme, il retranscrit à l’aide de sa mémoire vive ces péripéties inhumaines tachetées des larmes et de sang dans une vision poétique mélodieuse. Aux sons, aux couleurs et rythmes affolants.   « Un pan du ciel a glissé du coté de Ouenzé,
Mon Ouenzé natal surpris par le réveil du Mal.
Nous avons passé la nuit le sommeil debout
Sur nos yeux, couleur de feu de brousse.
La nuit a chanté la fougue des Kalachnikovs
Qui dansent au rythme des tâ-tâ-tâ » (p.18).
       

Dans cette poésie non classique, le fragment d’une douleur rime avec le commencement de malheurs. Des mois s’écoulent dans l’horreur des jours pénibles, invivables où la souffrance d’un peuple et sa douleur profonde deviennent atroces, insoutenables : On assiste, soudain, impuissant au basculement du destin d’une nation unie et libre plongé inexorablement dans le noir aveuglant. 

« Nous sommes maintenant sur une terre malade
A la merci de la gangrène tribale
Ni beaux ni laids nous sommes tous Congolais
Dans ce vent couleur noire
Qui a remplacé le vert- jaune-rouge national,
Ce vent noirci par nos malheurs et deuils
Qui siffle en souffrant de froid fragile.
Le Djoué plonge sa honte dans le Congo.
La Bouenza charrie ses cadavres dans le Kouilou.
Le Congo plonge ses cadavres dans l’Atlantique» (p.40).  

Son cri strident intérieur vient réveiller les souvenirs néfastes et remémorer le peuple de ces pages sombres de l’histoire commune déchue. Un écho saillant d’appel aux dirigeants. Et aux affidés extrémistes perdus dans les méandres de la division, de la séparation.           

En passant du livre « les enfants de la guerre » au recueil de poèmes « fragment d’une douleur au cœur de Brazzaville », NKR retrouve ses anciennes amours. Ces racines nées dans le terreau poétique d’alors. En 1984 lorsqu’il publia de concert avec son ami Léopold Pindy Mamansono dans « Nouvelle génération des poètes Congolais » ses premiers poèmes. A l’époque déjà les thèmes abordés se répercutent comme les échos Loutardiens de « Poèmes de la mer et des normes du temps ». Cette passion d’enfance alimentée et ravivée par les écritures des ainés adulés.  Dévorée par elle, il suit allégrement les traces de son mentor. Ce faisant, il dit à l’hommage rendu à son père spirituel Tati Loutard: « j’ai fait aussi comme toi en passant de la poésie au roman avec les Enfants de la guerre»(2). Mais on retrouve aussi dans cet excellent ouvrage poétique, les relents d’autrefois du jeune auteur qu’il était déjà dans l’inspiration et l’imagination. Sur le chemin poétique ouvert par l’éminent Sedar Senghor. Cette imitation ou rapprochement littéraire que l’écrivain Tati Loutard lui avait fait remarquer d’emblée à la suite de la lecture de son premier ébauche poétique «Métamorphoses» dans les années 1970. La versification Ramataienne puise sa source dans cette poésie africaine d’essence ancestrale qui a donné ses eaux littéraires pures aux écrivains antillais d’avant temps dans sa pensée d’inspiration esclavagiste et sa conception libératrice des peuples.        

En somme, l’ouvrage de NKR qui s’inscrit dans le sens du commencement des douleurs est une voix d’alarme: « Plus jamais ça ». En exprimant ouvertement avec les mots du cœur, il amorce une nouvelle façon de relater les maux qui nous interpellent tous frères de chair et de sang. Quant à l’avenir et au devenir de la nation congolaise. Au regard de cette guerre effroyable.  

En nous faisant voyager dans son propre monde éploré, il vient d’écrire un recueil de référence et de qualité. Qui donnera aux lecteurs témoins de l’événement déplorable une résurgence du passé vécu et une ressouvenance de la guerre connue. Et aux autres un moyen de comprendre et d’appréhender le sombre page de l’histoire à expurger au profit de la paix. Que nous espérons profonde et éternelle.   Comme il le dit fort justement : « Que ces quelques vers sortis des entrailles d’un fils du pays qui a pataugé dans les vases marécageuses de la Bêtise humaine des hommes politiques nous ouvrent d’autres horizons. Des horizons de la Paix et de la Concorde» (p.46).   

« Maintenant, il faut créer ensemble
Pour recoudre l’étouffe de l’amour ensemble
Afin de ne plus guerroyer ensemble,
Pour ne pas que le Congo crevassé de douleurs
Ne se désassemble dans l’oubli du lendemain» (p.44).     
           

L’éducation clé de l’avenir

Classé dans : Non classé — 15 décembre, 2009 @ 6:15

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L’éducation est l’action de développer un ensemble de connaissances et de valeurs morales, physiques, intellectuelles, scientifiques considérées comme essentielles pour atteindre le niveau de culture souhaitée. Elle est une mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement de l’être humain.   

L’absolue nécessité de l’éducation s’avère incontournable pour un pays. Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple écrivait «Danton»(1). Ce besoin impérieux est aussi un outil pour développer la personnalité humaine et renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.  

Ainsi investir dans l’éducation, c’est bâtir la paix et le progrès des peuples. L’éducation pour tous, par tous, tout au long de la vie. Tel est le leitmotiv de l’UNESCO (2) pour faire comprendre aux Etats du monde entier la dimension et l’importance majeure de cette notion dans l’éclosion de la richesse et la croissance d’un continent.     L’Afrique longtemps emprisonnée dans l’antre du sous-développement n’a pas connu ses cinquante dernières années qui ont marqué son accession à l’indépendance le véritable essor qu’impulse l’investissement humain. Son économie en retard au reste des nations dominantes de l’occident a drainé endettement, crise et pauvreté effroyable. Cette trilogie engloutissant les nations a esseulé et exclue, le continent le plus âgé a joué dans le concert mondial orchestré par les nantis qui ont imposé le tempo du marché et le rythme affolant du système fondé sur la concurrence déloyale et le protectionnisme.    Que faire?  Pour adopter cette voie et sortir l’Afrique dans la machinerie des possédants et de leur carcan imposé, étouffant cette dernière à trouver une place de choix sur l’échiquier international défavorable à son actif. Peut-on envisager un modèle singulier pour une Afrique singulière? L’unité africaine demeure la sortie.Et encore, il faut que celle-ci trouve l’enracinement dans l’économie d’abord et politique ensuite pour tenir tête aux pays du nord et dire non à leur politique  asservissante, dominatrice perpétuant la dépendance.                                                        L’Afrique a oublié cette voie de développement qui a fait des nations émergentes d’Asie du sud est et des pays naissant à forte dose de croissance économique comme la Chine, l’inde et l’actuel Brésil, les meilleurs élèves du Fonds et de la Banque mondiale.  Ces champions de la croissance tirant le monde vers la réussite et le progrès, ont su privilégier l’investissement de la personne humaine. L’éducation physique, sportive et civique destinée à former des citoyens ont grandement été dans ces pays les domaines primordiaux. La création des écoles de métiers, des formations publiques, privées, des facultés, des sciences de l’éducation avec des méthodes didactiques ou pédagogiques, ont favorisé l’éducation intellectuelle et morale avec la religion dans ces pays à domination de valeurs ancestrales aujourd’hui subissant quelques liftings de modernité au profit du développement. Ce mariage a fait naitre une nouvelle façon de vivre à l’occidental mais tout en gardant précieux les acquis de la tradition ancrée dans les mœurs et coutumes existantes.  Un élève qu’on éduque donne une future élite pour la nation. Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne disait « Victor Hugo »(3). Il est le plus important patrimoine à sauvegarder. L’éducation de l’enfant repose sur la famille, l’école, la société, mais aussi sur les lectures personnelles et sur l’usage des medias comme la télévision ou l’internet. La meilleure école, c’est l’école de la maison. C’est cette école de la maison qu’il faut entretenir et amplifier dans nos familles africaines. Pour recevoir les germes d’une bonne éducation par l’instruction. C’est sur cette base éducative familiale-de politesse, savoir-vivre -que l’enfant né, croit, s’élève et se cultive pour devenir quelqu’un à l’image de ses parents. Ce responsable exemplaire façonné avec les valeurs reçues en partage. Passeurs des vertus, c’est les parents qu’il faut avant tout éduquer pour servir de modèle à leur propre progéniture engendré.  Il faut pour une Afrique à la recherche de ses repères à donner à ses enfants perdus, englués dans la violence et les guerres tribales de labourer ces chemins obstrués et de déblayer les feuilles mortes… pour construire les nouveaux pistes et élargir les horizons qui éclaireront les futurs bâtisseurs de demain. Ces héritiers du développement intégral, ce développement de l’homme et de tout son être…et de tous les autres en symbiose parfaite. Ces ardents zélateurs de la mondialisation à visage humain.    Le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement général est fort capital pour asseoir le développement durable et partant la croissance soutenue. La décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue de développement durable (2005-2014) est fort illustrative de l’intérêt considérable que revêt cet outil essentiel. L’Afrique est pauvre dans ce domaine. Les faibles moyens alloués récoltent les résultats négatifs et montrent à fortiori la situation alarmante d’aujourd’hui : absence de mains de d’œuvre qualifiées, pénurie des cadres et fuite des cerveaux.  L’intérieur, des états miné par des politiques non distributives et non ouvertes à l’élite qu’il faut à la place qu’il faut, est le foyer dominant d’une caste au pouvoir accaparant tout et dépensant tout à des fins improductives.   
Culture nécessaire au développement de la personnalité et à l’intégration sociale de l’individu, l’éducation est absente dans les campagnes et les villages reculés. Les paysans isolés et abandonnés dans ces contrées lointaines meurent incultes et pauvres en connaissances et pratiques utiles à l’essor du labeur quotidien demeuré rudimentaire. Un meilleur encadrement, assistance et conseil de nos villages entrainera l’Afrique à repenser le développement tiré par la base travailleuse. Le développement participatif  redonnera le rôle prépondérant au monde rural dans la croissance des économies. La liberté dans le choix des projets, des programmes et des stratégies de développement dans ces lieux dynamisera les cultures, la production et la commercialisation des produits de base par l’arrêt de l’exode rural. Le taux d’alphabétisation hier encore fort élevé diminuera et les campagnes de prévention, de sensibilisation orientées par l’éducation sexuelle éradiqueront certains maux et stoppera dans les coins enclavés la pullulation des maladies transmissibles et avec lui la pandémie du SIDA.    En négligeant l’investissement humain, l’Afrique déjà patraque de multiples maux de crises intérieures notoires sombre de plus en plus dans un marasme sans perspective. A l’instar des pays émergents, elle doit mettre l’accent sur la priorité de ces moyens et redéployer les efforts colossaux pour endiguer la crise qui cisaille son peuple et l’éloigne indubitablement du concert des nations développées. C’est par ce fait qu’elle pourra se détacher de l’emprise des possédants plus que jamais arc-boutés dans la politique outrancière d’asservissement et non de l’autonomie voire de l’émergence du géant  africain.                                        
Pourquoi l’Afrique n’a pas connu le véritable essor ?          

 C’est en raison des causes ou problèmes inhérents aux facteurs sociaux, politiques et économiques criards qui ont enlisés l’Afrique dans le bourbier du mal, creusant au fil des ans le fossé du sous développement. 

  - Sur le plan sociopolitique: on observe la dominance quasi-statique de crises multiformes  orchestrées par des guerres civiles, des coups d’état répétés.  De plus, on remarque la présence de l’état bureaucratique, l’absence des institutions solides, des enseignants, des professeurs…  
 -  Sur le plan économique: on note la pénurie des capitaux, le manque d’initiative privée…
 
Ces maux ont occasionné, par exemple, la fermeture des écoles, des universités, des ateliers…ces centres générateurs de formation et de développement de l’éducation. Ils ont sapé l’élan des gouvernements et des partenaires du développement faisant de leurs projets éducatifs des lettres mortes et par conséquent nuisant l’environnement permissif au déclenchement de la croissance économique impulsée par l’investissement du capital humain.   


Telles sont, en substance, les causes qui expliquent l’absence notable en Afrique d’un véritable essor impulsé par la dynamique de l’investissement humain. Qu’en est-il de cette voie de développement ou stratégie oubliée?

En effet, les stratégies de développement appliquées par l’Afrique au cours des cinquante dernières années n’ont pas privilégié l’investissement du capital humain. Les années 60 et 70, les politiques furent celles de substitution aux importations et aux exportations négligeant l’éducation au profit de l’industrie. Sans infrastructures adéquates, ni biens d’équipements et main d’œuvre qualifiée. Ces voies de sortie de crise en occultant l’investissement humain d’abord ont prêché dans le désert et connu des échecs cuisants. Ces stratégies d’extraversion croissante ont mis la charrue avant les bœufs. Elles n’ont guère construit au préalable les routes et installé l’électricité et pis encore donné la primauté à la richesse des cerveaux humains ou matières grises dans cette marche de la modernisation accélérée. Dans cette incurie des autorités locales, l’Afrique subsaharienne est demeurée inerte dans le processus de mécanisation souhaitée par la manifeste absence des experts, des inventeurs, des créateurs ou génies pouvant catalyser l’énergie propice au progrès et au changement attendu. A l’inverse, on vu apparaître l’émergence des états gendarmes, envahissants, contestataires et souvent sous le joug du communiste rampant. A l’aube des années 80 et fin 90, les programmes d’ajustement structurel pilotés par la Banque mondiale en filiation avec le Fonds monétaire international ont mis en avant les politiques d’austérité. Ouverture des économies et insertion de celles-ci sur le marché mondial. Ces PAS (programme d’ajustement structurel) ont généré des dettes colossales et entrainé des conséquences désastreuses sur les plans politiques et socio-économiques et culturels sans précédent. Le volet éducation a trouvé une place de choix durant ces périodes. Les stratégies et politiques éducatives ont été mises en avant. Les rapports sur le développement ont consacré des études et lancés de programmes sérieux sur ce pilier de la croissance économique. L’UNESCO, le PNUD et les bailleurs internationaux ont déployé des efforts et octroyés des fonds substantiels. Des avancés significatifs ont été enregistrés ça et là dans les zones reculées de l’Afrique subsaharienne et dans certaines localités ou métropoles. Mais ces investissements n’ont point donné les résultats escomptés. Le défi de l’illettrisme n’a pas été relevé et l’objectif visé d’ici à l’an 2000 a accouché le soleil noir de la désolation et de la tristesse. Chute du taux scolarisation.  

A ce propos, les chiffres étayent justement cette situation : Depuis les années 1970, l’éducation en Afrique se porte mal. De 1980 à aujourd’hui, le taux de scolarisation est passé de 69,2 à 71,7 %. Il faut être prudent avec ces chiffres, qui sont manipulés par les pouvoirs publics pour des raisons diverses et variées. Le taux de scolarisation a chuté du fait du déficit de financement du secteur par les gouvernements africains. Malgré tous les discours, dans les faits, l’éducation n’est pas considérée comme une priorité. Le phénomène de privatisation des écoles augmente et seuls ceux qui ont les moyens de payer les charges peuvent y accéde  (4).

Les années 2000 s’ouvrent sur le son de cloche d’une prise de conscience des échecs de politiques économiques antérieures. En décrétant solennellement le 21eme siècle l’âge du capital humain. Et en prônant les TIC (technologies de l’information et de la communication) pour pallier aux insuffisances d’hier et être dans l’ère de l’information via internet. Comme pour souligner l’importance du développement du capital humain et de ces ingrédients dans la réalisation de l’éducation pour tous. Dans l’augmentation de revenu et des avantages économiques et culturels. Fort propice à la plus grande intégration des populations isolées – rurales en particulier – dans la société et dans la mouvance de l’activité économique.

Mais, les insuccès de ces paradigmes illustrent à l’évidence que, le continent africain a oublié l’éducation, ce pilier de développement inéluctable. L’Afrique dans sa course vers le développement économique, politique et social a superbement ignoré cette voie de sortie en focalisant son attention sur d’autres secteurs de développement. En somme, le couple éducation et santé a été sacrifié sur l’autel de la priorité de l’agriculture toujours rudimentaire. Et de l’industrie aveuglée par le miroir opaque des marchés intérieurs demeurés étroits et embryonnaires.  

                                                                            
L’Afrique doit accepter l’expérience des autres et développer son propre modèle qui fera d’elle le continent singulier. Chacun s’enrichit des connaissances et du savoir de l’autre. L’autarcie n’est pas une panacée du développement. L’ouverture reste le chemin de conciliation des forces antagonistes et un levier pour atteindre le mieux issu des valeurs nationales et des talents venus d’ailleurs. Le continent oublié à un besoin essentiel de composer avec ce savoir faire des pays avancés pour construire sa propre industrie. Aujourd’hui doit être le temps de signature des accords de coopérations, commerciaux, d’échanges de main d’œuvre qualifiée et transferts de fonds pour édifier le futur avec la maitrise de la technologie, l’invention et l’innovation qui permettront de créer notre propre richesse. La dépendance préparant l’indépendance, l’Afrique libérée de l’étau d’assistanat, réussira tout seul comme jadis les nations émergentes du présent à se hisser et se développer sur le socle de son modèle authentique: l’exception africaine.    
Mais il faut une Union africaine à orientation doctrinale «solidaire» et assise sur une démocratie solide et apaisée. Cette démocratie de rassemblement où toutes les forces vives du continent œuvrent à l’unisson des états libres et fraternels qui prônent par-dessus l’intérêt général. A l’idée d’une monnaie unique doit s’ajouter celle d’union politique chère à nos ancêtres. L’Afrique doit marcher avec une seule politique et défendre une seule voix dans la défense des intérêts majeurs de son peuple uni et rassemblé. Ces dirigeants issus de nations unifiées deviendront les plaideurs d’un projet commun formulé par la base. Une approche ascendante où les unités de base s’imbriqueront dans le processus de développement redonnera à l’Afrique nouvelle, régénérée, une impulsion de progrès et de développement sans précédent. Chaque nation gardera sa culture et ses valeurs anciennes et son autonomie. L’union fait la force… le continent sortie de lacis sinistre et ségrégationniste fera fi des luttes intestines rampantes et gagnera en maturité la force galvanisatrice de cavalier seul sur le chemin des continents développés et majeurs. Doté d’une économie forte et d’un pouvoir politique prééminent.                                                                           
  

Que faire 

Il faut replacer l’Investissement humain au cœur du développement. Des portefeuilles économiques des gouvernements des états Africains. Cette place de choix où il doit jouer le rôle prépondérant dans la dynamique de la croissance. Il doit être la priorité des priorités. Pour que ce fer de lance. Ou mot d’ordre seriné dans les cerveaux des dirigeants et inculquer aux formateurs et  aux peuples puisse demeurer l’objectif premier à réaliser.  


Ce faisant, il importe de déployer des considérables efforts et allouer des moyens financiers nécessaires dans le domaine de l’éduction de base. Ces centres d’apprentissage. Ce terreau maternel doit être remué, labouré et partant être sensibilisé et vulgarisé et entretenu, soutenu par les fonds nécessaires. Cette base éduquée, mieux formée servira de tremplin pour asseoir solidement l’enseignement secondaire et supérieur. Avec les élèves et étudiants nantis en connaissances et savoirs essentiels. Ce réservoir enrichissant donnera des compétences et des talents certains pour une élite recherchée susceptibles de rivaliser avec l’extérieur. Ces cadres doteront l’Afrique en main d’œuvre recherchée capable de diriger et de manager les entreprises locales. Ces firmes taillées à la mesure internationale avec à la pointe une technologie, une créativité et une innovation, participeront librement à la concurrence et à la compétitivité du marché mondial.  
  

Bien sûr, il faut créer au niveau national et panafricain, une synergie motrice pour que cet outil indispensable qu’est l’éducation de qualité ne soit pas jeter aux oubliettes. Pour cela, il faut mettre en place une commission spéciale à l’échelle panafricaine. Cette chambre de résonnance communautaire. Ce bureau d’idées ou foyer de réflexion et de création de projets serviront de relais aux Etats membres de l’Union pour amplifier et faire passer par l’application effective au niveau local des plans ou projets adoptés au sein de la communauté. Cette forme de conglomérat des intérêts éducatifs convergents, réunissant les africains eux–mêmes et aidées par les organismes financiers internationaux et les ONG crédibles par l’élaboration de convention, donneront à l’investissement humain le pouvoir de création de personnels chevronnés. Et  de faire naitre des compétences utiles à l’éclosion de la richesse et du développement tant attendu.     C’est par ce biais, l’investissement humain non négligé fera que notre système éducatif prendra solidement corps dans sa spécificité africaine et dans l’ouverture vers le monde. Cette union qui donnera à l’école africaine de demain une osmose parfaite. En adéquation avec la formation professionnelle et les demandes sans cesse croissante du monde du travail.   

L’éducation est la clé du développement de l’Afrique. C’est par l’éducation que le peuple africain obtiendra son autonomie et développera son potentiel. Une nation éduquée est gage d’évolution, de réussite et de victoire. Le futur du continent noir s’assombrira plus avec l’obscurantisme de ses dirigeants claquemurés dans l’ignorance totale engendrant l’indolence et l’incurie généralisée. L’éducation politique couplée avec celle dite scientifique, morale, éthique, religieuse voire spirituelle redonnera à l’élite dirigeante africaine un une vision nouvelle et un idéal élevé. Cet homme nouveau et une âme nouvelle fera du gouvernant renaissant un défenseur de l’humanisme intégral africain. Celui qui œuvre à bâtir un village global africain sur les valeurs cardinales de nos éternels aïeux. Celles qui contribuent au développement.        

Demain

Classé dans : Non classé — 5 décembre, 2009 @ 7:24

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Demain, l’Afrique sera un continent majeur,
Ce proche futur cache l’arbre au fruit meilleur,
La marée de crise engloutira nos souffrances,
La joie affutera nos armes de compétences.  

Notre politique unira les ethnies divisées,
La paix comblera toutes âmes idéalisées,
L’économie trouvera les vertus du changement,
L’Afrique nouvelle atteindre le développement.  

 

La démocratie tuera le monopartisme,
Le peuple deviendra un vrai humaniste,
Les politiques laisseront leurs vieux lambeaux
Qui cachaient jadis tous nos desseins laborieux.   

 

Le clientélisme disparaitra de la scène nationale,
Et le népotisme fuira son carcan pourrissant.
La corruption tira sa révérence fatale,               
Ce délit qui rongeait notre univers palissant. 

 

Demain, l’Afrique sera un continent puissant,
Son modèle brillera dans un monde unissant,
Aujourd’hui, elle est seule dans ce monde,
Un continent perdu dans sa rivière profonde.
 

L’humanité

Classé dans : Non classé — 12 mai, 2009 @ 7:33

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L’humanité est notre seule patrie terrestre,

Elle est l’univers de toutes les races,

Ce paysage peint des couleurs de la peau

De tous les peuples des Etats du monde entier. 

Elle est le village des peuples du Monde,

Chacun donne son germe intérieur

Dans ce champ humain de l’amour fraternel. 

 

L’histoire commune rassemble les homme,

Un passé uni éclaire leurs valeurs millénaires,

Loin des préjugés et idées noires préconçues. 

Nous formons une grande famille de l’humanité,

Cette contrée des ethnies aux multiples différences,

Qui colorent, embellissent et enrichissent le monde.  

Elle est née de paix, de justice et de liberté,

Ces flambeaux immortels de la non-violence,

Que chacun allume fidèle dans la maison commune. 

La terre est la planète bleue des humanistes,

Ces ardents défenseurs du pluralisme des races,

Qui prônent de l’unité de tout et en toute chose.  

L’esprit solidaire est l’arme de tous leurs combats

Dans les sentiers arides de la guerre et de division,

Ces âmes libres et ouvertes exclues toute ségrégation.  

Ces êtres œuvrent à l’union des hommes et des femmes,

Cette égalité du genre humain gouverne leur dessein,

Un seul édifice est au cœur de leur noble action: l’humanité.  

 

L’Avocat

Classé dans : Non classé — 10 mai, 2009 @ 9:39

200pxadvokat2cfranskadvokatdrc3a4kt2cnordiskfamiljebokp345cf.png 

Je suis un éminent plaideur 

L’avocat qui prête le serment 

Dans un palais avec honneur, 

Dignité, probité, conscience, 

Humanité, indépendance.

 

J’exalte la déontologie 

Avec une idéologie  

De la profession libérale 

Dans une vision intégrale. 

 

Je prône la confraternité 

Cette valeur cardinale

Qui symbolise: la loyauté, 

La courtoisie, la paix totale. 

 

L’humanité est mon labeur 

Je défends veuve et orphelin, 

Tel est mon rôle prépondérant

Qui me guide vers le bonheur. 

 

L’avocat est un noble destin, 

Une mission de vie au barreau, 

Au cabinet avec le client, 

 

C’est un métier sublime et beau 

Le dossier est un expedient 

De respect du contradictoire. 

 

C’est une profession secrète 

L’échange des correspondances 

Dans le respect des confidences. 

 

Les rapports avec tous les autres 

Ces différents corps de justice, 

Doivent demeurer propices 

Tel est le vrai serment des maîtres. 

 

Le Muntuïsme

Classé dans : Non classé — 5 mai, 2009 @ 4:38

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  Le Muntuïsme est le chemin, l’unique voie sur cette terre,
Les insensés périront sous le feu du cratère,
Seule la noble cause de développement intégral
Africain saura permettre la transcendance de nos cœurs fervents.
 

    Les rois d’hier renaîtront avec les caducées   

   Dans nos villes fleuries et forêts jonchées
  Des feuilles ou herbes brûlants, scintillants   

    Vers d’autres cieux, vers ce paradis sidéral. 

Les peuples gagneront les batailles perdues
    Loin de toutes divisions et haines conçues

    Que nos tribus remuaient au fond des ruisseaux
 Les pays unis sortiront des vieux tombeaux.  

    Les royaumes reviendront les voix et liront les mots de l’éternité
Les sages entendront les voix et liront les mots de l’éternité 
   

    Tous les peuples prieront dans les chefferies
L’Afrique à coeur ouvert chantera sa gloire et l’hymne de l’unité.    

   
 

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